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Économique, le vélo ?

juin 18th, 2009 Soeur économe

J’en conviens, l’autobus que nous vantait Ebenezer pour se rendre au travail, c’est super. Mais pourquoi ne pas chercher encore mieux ?

Pas beaucoup plus long

Évidemment, ça dépend de la situation de chacun. Je calcule pour ma part que mon temps de déplacement en vélo vers le travail est entre 8 et 45% plus long que le temps requis en autobus — pour un trajet d’une quinzaine de kilomètres entre la banlieue et le centre-ville. Pourquoi cet écart ? Dans le premier cas (8%) je calcule en comparant avec un trajet d’autobus à l’heure de pointe avec travaux sur plusieurs artères; dans le second (45%), en dehors de l’heure de pointe et sans travaux. Remarquez que je compare ici les temps totaux, incluant dans le cas du vélo son stationnement et la mise en plis de la cycliste.

Il semble que plus les distances sont courtes, plus le temps de trajet du cycliste devient comparable ou même inférieur à celui de l’usager du transport en commun ou de l’automobiliste. C’est d’ailleurs le constat que fait l’organisme Accès transports viables qui organise chaque année à Québec le Défi Vél-Auto-Bus où les trois modes de transport sont comparés sur trois trajets avec différents points d’origine et distances à parcourir. 

Le vélo fait sauver du temps

On peut calculer que même avec un temps de trajet plus long en vélo qu’en autobus, on sauve finalement du temps. Pourquoi ? Parce qu’avec le vélo, pas besoin d’ensuite passer du temps à aller faire de l’exercice. On s’évite de surcroît de devoir payer pour pédaler sans aller nulle part ou courir sur place en regardant un mur (on comprendra sans peine que je ne suis pas une adepte des gyms).

Vous considérez que vous n’économiseriez pas de temps ou d’argent parce que présentement, vous ne passez pas de temps à faire de telles activités ? Pensez aux frais de soins de santé futurs dont vous pourriez nous faire l’économie… à condition bien sûr d’éviter de rouler à contresens sur René-Lévesque à l’heure de pointe en passant sur des lumières rouges. 

D’autres agréments

Vous déplaçant en vélo, vous pourriez devenir très au fait des périodes de floraison de la consoude, du mélilot ou de l’asclépiade. L’occasion vous serait également offerte d’amasser des données sur les taux de mortalité de la faune dans différents environnements, et de développer une fine connaissance des horaires de collecte des matières résiduelles. Des avantages non négligeables. Plus sérieusement, les endorphines secrétées durant le trajet de vélo contribuent certainement à rendre les journées de travail très agréables.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Ben Alford

  1. février 18th, 2010 at 17:21 | #1

    Bonjour soeur économe !

    Je trouve votre blogue vraiment intéressant. J’abonde dans votre sens dans tout ce que j’ai lu à présent. Je suis contente de trouver ce genre de sujets au Québec (et à Québec, même, si j’ai bien compris) tout près de chez moi.

    Bravo et continuez !
    Annie-Pierre

  2. Soeur économe
    février 20th, 2010 at 08:57 | #2

    Merci ! Bien contente que les sujets abordés vous rejoignent !

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