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L’après-crise: le désengagement du gouvernement

2169717849_34c40ede8e_mLes nouvelles économiques sont de moins en moins mauvaises (elles ne sont pas bonnes, loin s’en faut) et, déjà, certains crient victoire. Stephen Harper se réjouissait sur toutes les tribunes de l’efficacité de son plan et du fait que 80% des sommes promises sont engagées (à ne pas confondre avec dépensées). Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, qui avait par ailleurs été le dernier à déposer ses lunettes roses l’automne dernier, lance maintenant un appel au désengagement du gouvernement.

La crainte de l’inflation

C’est la crainte de l’inflation qui amène M. Carney à réclamer un rebalancement des investissements entre le public et le secteur privé. Il y a quelques mois, les gouvernements ont agi massivement pour lancer des programmes de stimulation de l’économie: investissement dans les infrastructures, amélioration des programmes d’assurance-chômage, etc. Ceci avait pour but de limiter l’effet de la réduction de l’activité économique par les compagnies privées qui ont réalisé des coupures de personnel ou bien qui ont simplement déclaré faillite.

Ces mesures avaient pour objectif d’amortir la chute et semblent avoir atteint leur objectif. Maintenant, pour se lancer dans une nouvelle phase de croissance, l’économie doit s’appuyer sur des investissement privés et non sur l’effort des gouvernement, selon M. Carney. Plus d’investissement de la part des gouvernements nous expose au risque d’une inflation galopante et non à une réelle croissance.

Prudence

Tout comme Raymond Giroux dans Le Soleil de samedi, je pense que la prudence s’impose. Même si tout va moins mal qu’avant, la reprise économique sera selon toute vraisemblance très lente. Il serait inapproprié de doper la croissance économique à coup de dépenses gouvernementales: la croissance économique doit être basée sur la véritable création de valeur et non sur de l’argent imprimé par le gouvernement pour satisfaire la population.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr aballahh
  1. Pierre
    15/06/2009 à 13:49 | #1

    Il était temps que cesse ces investissements publique et rétablir la balance sinon les risques de subir une hyperinflation d’ici 2-3 ans auraient été grand, subir une déflation est un bien moins grand mal, baisse de prix, baisse de salaire, etc.

  2. 18/06/2009 à 19:40 | #2

    Remarquez, ce n’est pas parce que le gouvernement de la banque du Canada le demande que les investissements publics vont cesser demain.

    Je suivrai également de près la situation américaine… ils ont des problèmes similaires, mais de bien plus grande ampleur!

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