Se désimperméabiliser (suite)

J’avais abordé les façons de diminuer le volume d’eau en provenance de votre toit qui se retrouve inutilement à l’égout. Autre source importante de ruissellement en temps de pluie: l’entrée d’auto.
Stationnements
L’asphalte est probablement la surface la plus imperméable qu’on peut avoir comme matériau d’entrée d’auto, mais le pavé de béton installé de façon conventionnelle lui fait forte concurrence car le sable polymère compacté pour combler les joints rend ceux-ci imperméables.
D’autres options s’offrent à vous (pour un comparatif des coûts, La vie en vert en propose un):
- Le gravier: s’avère plus perméable et évite le ruissellement de l’eau vers la rue, mais n’a évidemment pas le même fini «propre» et stable apprécié de l’asphalte ou du pavé.
- Les bandes de roulement: deux enlignements de pavés sur une surface engazonnée; a déjà été commun, mais plus rarement utilisé maintenant. Implique de stationner toujours au même endroit et augmente la surface à tondre, sans compter que l’auto doit être régulièrement absente en journée, autrement les végétaux en-dessous manqueront de lumière…
- Les pavés perméables: ils ont la même apparence générale que les pavés conventionnels, mais leur forme permet de les espacer davantage les uns des autres et leurs joints ne sont pas remplis de sable polymère mais plutôt de gravier fin, ce qui permet de faire infiltrer l’eau plutôt que de l’évacuer directement vers la rue. Certains sont en plus fabriqués de matériaux recyclés.
- Les pavés engazonnés: une structure trouée qu’on installe dans l’entrée (un exemple ici), dont on remplit de terre les trous et qu’on ensemence. Peut prendre une apparence très verte ou presque pavée selon le type de structure, mais comporte des inconvénients similaires aux bandes de roulement.
Disposant d’une entrée en gravier qui a pris de l’âge, je tergiverse présentement entre les pavés perméables et les pavés engazonnés. Il y a l’intérêt éducatif d’une solution peu commune (les pavés engazonnés), et la possibilité de tenter d’y faire pousser différentes espèces, mais l’aspect de la revente éventuelle de la résidence peut rendre moins intéressante une option trop unique — si l’acheteur ne pense qu’à faire refaire le travail, on n’est pas très gagnants. Par ailleurs, la faible différence de prix entre les pavés conventionnels et les pavés perméables que je constate devrait inciter quiconque souhaite en installer à considérer l’option perméable.
Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Nieve44/La Luz
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