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Jeff Rubin se penche sur les impacts du pétrole à 200$ le baril

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Rassurez-vous (enfin, momentanément), la prévision de 200$ le baril est pour 2012 seulement. En attendant, le pétrole se transige aux alentours de 65$ ces jours-ci. Toujours est-il que la semaine dernière, Jeff Rubin lançait son livre Why Your World is Getting a Whole Lot Smaller (Pourquoi votre monde deviendra beaucoup plus petit – traduction libre), et il était donc très présent dans les médias pour faire en faire la promotion:

  • Article de La Presse
  • Entrevue radiophonique à l’émission de CBC Radio The Current
  • Entrevue à la télévision, à l’émission The Hour.

Qui est Jeff Rubin?

C’est probablement la question que vous vous posez depuis la lecture du titre, à moins d’avoir entendu parler de lui la semaine dernière, justement. Jeff Rubin était, depuis 17 ans, l’économise en chef de la CIBC. J’avais entre autres retenu son nom parce que mon conseiller financier (qui n’est pas sous la bannière CIBC) me l’avait cité à plusieurs reprises en attachant beaucoup de poids à son opinion.

M. Rubin avait quitté la CIBC à la fin de mars dernier. Il semble que la banque ne voulait pas endosser le contenu de son livre à paraître… il a donc démissionné pour pouvoir le publier.

La fin du pétrole abordable

Dans son livre, M. Rubin affirme que l’ère du pétrole abordable tire à sa fin. On devrait voir le baril de pétrole atteindre 100$ douze mois après la fin de la récession, et 200$ pas plus tard que 2012. Dans son livre, il explore les impacts que cette montée rapide du prix du pétrole aura sur notre mode de vie. Il annonce ni plus ni moins la fin de la mondialisation. Non pas par conviction environnementale ou sociale, mais parce que le transport des biens sur de si grandes distances coûtera plus cher que de produire localement. Il annonce de plus le renversement de l’étalement urbain… encore une fois par nécessité économique.

Est-ce un hasard? Le Soleil publiait samedi dernier une entrevue avec la ministre des Affaires municipales sur le sujet du développement des villes, justement. On la cite disant «la banlieue est un modèle dépassé». À lire.

Je classe le tout dans la catégorie «tendance lourde». Et n’hésitez pas à commenter sur ce sujet passionnant!

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  1. Pierre
    juin 3rd, 2009 at 19:38 | #1

    Jeff Rubin est ce même individu qui prévoyait un baril à 300$ il y a 2 ans et qui n’a jamais prévu que le baril se vendrait 40$, la CIBC respire mieux depuis son départ car ce gars la est un assoiffé de spéculation et a oublié de mentionnéqu’en 2012 il se pourrait très bien que le $US ne vale plus que 40¢ dans la piaste, donc à 200$US le baril il reviendrait dans les 80$CAD

  2. Ebenezer
    juin 3rd, 2009 at 20:03 | #2

    Yé! De la divergence d’opinion. Je n’ai pas personnellement suivi de près les prévisions de Jeff Rubin… malgré mon intérêt général pour la chose financière, je ne lis pas assidument les commentaires des économistes des grandes institutions canadiennes.

    Par contre, si le dollar $US descend à 40¢ à cause de la dette du gouvernement américain, les prévisions mmentionnées s’appliqueront peu au Canada, en effet, mais elle frapperont avec encore plus de force aux États-Unis, et le changement de style de vie au sud de la frontière aura un impact économique significatif sur le monde.

    Par exemple, à 40¢, il y a plusieurs régions américaines qu’on pourra qualifier de cheap labor pas tellement plus cher que la Chine ou le Brésil.

    Bref, je n’avais pas pensé initialement à l’effet de la variation de la valeur du dollars quand j’ai écrit le texte, mais à l’échelle globale, ça ne devrait pas freiner significativement ce que je qualifie de tendance lourde: une réduction des distances parcourues par les humains et par les produits qu’on consomme.

  3. Loïc
    juillet 1st, 2009 at 08:29 | #3

    Bonjour, ce livre existe t’il en francais?

  4. Ebenezer
    juillet 1st, 2009 at 09:08 | #4

    À ma connaissance, il n’existe pas (encore?) en français.

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