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Archive for juin, 2009

Payant, le paillis

juin 30th, 2009 Soeur économe 3 comments

Beaucoup de gens s’échinent régulièrement sur les mauvaises herbes qui poussent et repoussent dans leurs plates-bandes ou leur potager. D’autres, pour éviter de les voir apparaître inopinément, bêchent de façon compulsive leur sol en prévention. Dans les deux cas, une corvée toujours à recommencer. Ma solution pour l’éviter ? Paillis.

Appliqué après une corvée d’arrachage ou en tout début de saison, le paillis empêchera ensuite les indésirables de s’implanter, en plus de réduire les besoins en arrosage. Pour cette dernière raison, j’en mets même dans mes boîtes à fleurs. Mais tant qu’à se donner la peine d’en appliquer, aussi bien le choisir soigneusement. Voici donc ma liste de chouchous, ainsi que ceux que j’évite.

Favoris

Tous les paillis qui suivent sont décomposables. Vous pensez que le fait qu’ils se décomposent constitue un inconvénient puisqu’il vous faudra en réappliquer annuellement ? C’est une activité annuelle obligée même avec un paillis stable, ne serait-ce que pour maintenir l’aspect visuel. Le paillis décomposé de l’année précédente enrichira néanmoins votre sol, ce qui n’est pas le cas de l’autre, et n’étouffera pas vos plants à la longue.

  1. Écales de cacao: ce n’est pas le moins cher des paillis, mais c’est mon préféré. Une fois étalé, il s’agit qu’il soit mouillé une fois pour devenir compact et être ainsi très efficace contre la repousse des mauvaises herbes. Fraîchement appliqué, son odeur vous donnera aussi le goût de manger un peu de chocolat.
  2. Feuilles mortes déchiquetées: ne se vend pas, à fabriquer vous-même ! On s’en prépare en passant la tondeuse sur des feuilles bien sèches tombées au sol à l’automne et en redistribuant aussitôt le produit dans les plates-bandes, ou en l’entreposant pour le printemps suivant. (Évidemment, avec une tondeuse manuelle c’est un peu difficile, mais on peut semble-t-il arriver au même résultat en faisant aller un coupe-bordure dans une poubelle de plastique pleine de feuilles pas trop compactées)
  3. Compost: À la fois engrais et paillis, donc fort bénéfique pour les plantes autour desquelles vous l’étalez. Toutefois moins «imperméable» à l’implantation de mauvaises herbes et, à moins d’en acheter, le produit de votre composteur domestique sera certainement insuffisant pour vos espaces à combler.
  4. Paille: si vous êtes du genre à décorer pour l’Halloween avec des ballots de paille, vous pouvez ensuite les défaire et en utiliser comme paillis. Peut-être moins sobre que mes autres choix, mais tout à fait adéquat pour des endroits moins visibles comme le fond de la cour ou le dessous d’une haie.

Il existe aussi d’autre paillis décomposables que je n’ai encore jamais essayés mais auxquels je trouve le potentiel d’offrir les mêmes bénéfices que ma sélection ci-dessus, notamment: écales de sarrasin, bois raméal fragmenté et paillis forestier.

À éviter

Plusieurs de ceux qui suivent sont des paillis très populaires. Mais je ne les trouve pas aussi efficaces que les précédents pour remplir leur mission première (s’éviter de l’arrachage), et ils comportent des inconvénients majeurs.

  1. Les cailloux: ils sont souvent utilisés par-dessus une toile géotextile. Horreur. Oui, ça peut sembler joli, mais ça ne durera pas. Des feuilles et toutes sortes de matières s’y déposeront, des plantes indésirables y pousseront, les plants qui devaient être protégés seront étouffés, et vous vous imaginez vraiment devoir ramasser les cailloux pour nettoyer et tout recommencer ? Tant qu’à vous donner cette peine, asphaltez vos plates-bandes.
  2. Le paillis de cèdre (orange, noir et autres couleurs généralement pas naturelles): il doit s’en vendre des tonnes et des tonnes au Québec. Le «cèdre» (thuya) est un bois très résistant, donc ce sont des copeaux qui prendront très longtemps avant de se décomposer. Relativement efficace contre l’arrivée des mauvaises herbes au début mais n’enrichit pas le sol et réduirait même la croissances des plantes à proximité lors de sa première année.
  3. Les gros morceaux d’écorce: en gros le même principe que les cailloux, mais tout de même un air un peu plus naturel. Si vous en avez et ne savez pas quoi en faire, ça pourrait servir par exemple au pied de conifères où il ne pousse de toute façon rien.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr crincklecrankle.com

La situation catastrophique de la Californie

juin 28th, 2009 Ebenezer Comments off
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Le corollaire de l’énorme plan de relance mis en place par l’administration Obama, c’est que le gouvernement fédéral s’endette à un rythme effrayant. Si l’anglais ne vous fait pas peur et que ça vous intéresse, je vous recommande chaudement le vidéo I.O.U.S.A. qui vous donnera une idée de l’ampleur du problème. Par contre, les États américains font également face à des problèmes budgétaires graves: leurs revenus sont en baisse et les dépenses augmentent… et plusieurs ont une loi antidéficit (comme le Québec, d’ailleurs).

Californie: les chèques vont rebondir

L’État américain qui est dans la pire situation de tous, c’est la Californie. Le trésorier de l’État a averti le gouverneur que, le 29 juillet prochain, l’État manquera d’argent: il ne sera pas en mesure de payer tous ses employés et d’effectuer les paiements sur sa dette tel que prévu. En avril prochain, il lui manquera plus de 25 milliards de dollars pour fonctionner, si rien n’est changé.

Des coupures partout

Comme le gouvernement fédéral a refusé d’aider la Californie, la seule solution qui s’offre à cet État est de couper sauvagement dans ses programmes. Le Los Angeles Times parle de:

  • Abolition d’un programme d’aide pour 500 000 familles pauvres
  • Abolition de l’assurance médicale pour 928 000 enfants et adolescents
  • Des coupures dans l’aide financière aux États-Unis
  • Fermeture de 220 parcs d’État (il n’en restera que 59 ouverts!) – Source TreeHugger
  • 4 milliards de coupures dans le budget du ministère de l’Éducation – Source California Department of Education

Toutes ces coupures se traduiront par des pertes d’emplois pour des employés de l’État, qui iront grossir les rangs des chômeurs… dans un État où le taux de chômage s’élève déjà à 11,5%. Rien pour aider à augmenter les revenus de l’État!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Bengt E Nyman

Le paiement par cellulaire au Canada!

juin 26th, 2009 Ebenezer 4 comments
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J’ai déjà parlé à quelques reprises du paiement par téléphone cellulaire: premièrement pour introduire le concept, déjà très populaire en Afrique et en Inde, puis dans une montée de lait contre les chèques. Luc P. Pelletier se souvenait de mon intérêt pour le sujet et m’a alerté dès qu’il est tombé sur Zoompass: un service de paiement par cellulaire au Canada!

Moins révolutionnaire qu’espéré

Le service, tel qu’expliqué sur leur site Web, semble relativement simple. Vous créez un compte, qui sera lié avec votre numéro de téléphone cellulaire. Un SMS sera envoyé à celui-ci pour vous permettre de confirmer que vous en êtes bien le propriétaire. Ensuite, vous installez l’application Zoompass sur votre téléphone pour pouvoir effectuer des transactions.

Inquiétude #1: Le site Web, dans sa version anglaise, mentionne «if your phone supports the Zoompass mobile application» mais je n’ai trouvé nulle part une liste de téléphones supportés. La démo sur le site utilise un Blackberry… Je me demande vraiment ce que ça peut donner sur un cellulaire «traditionnel» avec un écran plus petit.

Une fois votre compte créé et activé, l’application installée sur votre téléphone, vous pouvez lier votre compte Zoompass à votre compte de banque, afin de remplir le compte Zoompass ou bien de transférer de l’argent qui vous a été envoyé via Zoompass vers votre compte de banque.

Inquiétude #2: Le délai de 2-3 jours dans les transferts avec le compte de banque est probablement imposés par les banques et non par Zoompass, mais je trouve ça plutôt long comme délai, pour ce genre d’application.

Une fois qu’il y a de l’argent disponible dans votre compte Zoompass, vous pouvez envoyer de l’argent à vos contacts. S’ils n’ont pas encore de compte et que vous leur envoyez de l’argent, ils recevront un SMS les informant qu’ils ont reçu l’argent et qu’ils doivent se créer un compte Zoompass pour le récupérer.

Inquiétude #3: Il semble y avoir des frais de transaction de 0,50$ pour les transferts d’argent. Un retrait au guichet automatique coûte 0,60$… et ça c’est si vous n’avez aucun forfait ou autre entente avec la banque pour éliminer les frais bancaires (comme un solde minimum). Je trouve que le coût par transaction de Zoompass est très élevé.

Une opportunité manquée?

En consultant le site au départ, je trouvais un peu lourde l’utilisation d’une application installée sur le téléphone, qui transfère des données via le forfait données de votre plan cellulaire. Néanmoins, ça m’apparaissait compréhensible car je me disais que c’était le seul moyen d’offrir ce genre de service sans une intégration avec les fournisseurs de service… jusqu’à ce que je lise ici qu’EnStream, la compagnie derrière Zoompass, est en fait une co-entreprise de Bell, Rogers et Télus.

La question qui demeure en suspens est donc: pourquoi créer un compte séparé pour l’argent de Zoompass? Pourquoi ne pas s’intégrer directement avec le compte du téléphone cellulaire… en ajoutant des charges pour les dépenses Zoompass et des crédits pour l’argent qu’on reçoit. Ou, pour ceux qui payent à la carte (comme moi!), en pigeant tout simplement dans le solde?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Phu Son

Une reprise «sans emploi»

juin 24th, 2009 Ebenezer 1 comment

Depuis quelques mois déjà, on parle de stabilisation de l’économie (j’ai même récemment abordé le désengagement du gouvernement dans le cadre de l’après-crise). Les nouvelles ne sont pas bonnes, mais elles sont clairement moins unanimement mauvaises que cet automne. Le plus récent lauréat du prix Nobel d’économie, Paul Krugman, suggère même que la fin officielle de la récession se produira probablement cet été.

Par contre, même si les marchés boursiers ont monté considérablement depuis le mois de mars dernier, le marché de l’emploi demeure malmené, et tout indique que la situation ne s’améliorera pas de sitôt. Le toujours excellent blogue américain CalculatedRisk nous présente quelques graphiques très révélateurs mettant en relation la croissance du PIB et le marché de l’emploi.

Grapthique de CalculatedRiskblog.com

On peut voir sur ces graphiques que lors des deux récessions précédentes, le marché de l’emploi a commencé à s’améliorer entre 15 et 19 mois après la fin officielle de la récession.

Ce sont des chiffres américains et le marché de l’emploi au Canada et surtout au Québec est en bien meilleure posture, mais nous exportons beaucoup vers les États-Unis et plusieurs entreprises d’ici dépendent d’une consommation vigoureuse de la population de nos voisins du Sud!

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L’économie d’essence sociale

juin 22nd, 2009 Ebenezer 1 comment

Ce n’était pas prémédité, mais après un article sur l’autobus et le vélo, je suis tombé cette semaine sur un site Web dont l’objectif est de nous aider à réduire notre consommation d’essence.

Depuis novembre dernier, j’étais déjà un utilisateur de TankBuch sur mon iPod Touch pour faire le suivi de la consommation du véhicule familial. C’est par ailleurs une excellente application gratuite qui fait très bien ce travail. Là où Fuelly se démarque, c’est qu’il permet de se comparer aux autres conducteurs!

L’utilisation du site est très simple: à chaque fois que vous faites le plein, vous spécifiez la quantité, le prix et le kilométrage de l’auto. Fuelly garde automatiquement tout l’historique et vous permet de consulter un graphique de la consommation de votre véhicule. Jusque là, rien de révolutionnaire, plusieurs solutions vous permettent d’arriver à ce résultat.

Là où ça devient intéressant, c’est que vous pouvez ensuite comparer l’historique de consommation de tous les autres utilisateurs du site, ce qui vous permet de savoir si votre véhicule (et votre style de conduite) se compare avec la moyenne.

Utile pour les futurs acheteurs?

Comme la fonction de comparaison vous permet de consulter et comparer l’historique pour d’autres modèles de voitures, un futur acheteur peut aussi vérifier si les données de consommation affichées par le fabricant correspondent à ce que les utilisateurs observent dans la réalité.

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Projet de loi 60: une meilleure protection du consommateur

juin 20th, 2009 Ebenezer 3 comments
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Merci à l’Union des consommateurs, qui a attiré mon attention sur un projet de loi déposé par la ministre québécoise de la Justice en début de semaine. Je suis d’ailleurs assez étonné de ne pas en avoir entendu parler dans les médias traditionnels, les changements apportés étant clairement en faveur du consommateur… et ça, c’est nous!

L’Union des consommateurs ne tarit d’ailleurs pas d’éloges au sujet de ce projet de loi:

Les changements proposés correspondent très largement aux attentes des associations de consommateurs et placeront le Québec à l’avant-garde en matière de protection du consommateur au Canada.

Les garanties prolongées

Après tous les reportages peu flatteurs au sujet des garanties prolongées, le gouvernement a décidé d’agir pour mieux protéger le consommateur:

  • Les commerçants devront désormais nous informer oralement et par écrit de la garantie légale offerte par la Loi de la protection du consommateur ainsi que de toute garantie du fabricant déjà incluse dans le prix.
  • Le commerçant (ou le fabricant) ne pourra plus exiger du consommateur qu’il fasse la preuve que les propriétaires précédents ont respecté les conditions de la garantie (je présume que le plus grand impact sera du côté des véhicules)

Les cartes-cadeaux, contrats conclus à distance

  • Il sera interdit d’inscrire une date d’expiration sur les cartes prépayées (ce qui inclut les chèques et cartes-cadeaux). Quelqu’un sait si ça aura un impact sur le temps de cellulaire prépayé?
  • Il sera désormais interdit, pour les contrats d’une durée supérieure à 60 jours, d’inclure une clause prévoyant le renouvellement automatique de l’entente
  • Il sera interdit au commerçant de modifier unilatéralement les conditions d’un contrat (on vise surtout les cellulaires)
  • Les pénalités de résiliation sont maintenant encadrées sévèrement – voir l’article 214.7

Projet de loi

Il est toutefois important d’insister sur le fait qu’il s’agit d’un projet de loi qui sera étudié par l’Assemblée Nationale et, on peut le souhaiter, qui sera approuvé dans quelques mois. Ces mesures ne prennent pas effet aujourd’hui!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Andrew Currie
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Régimes de retraite: Types pourcentage-salaire — version longue

juin 19th, 2009 Sourire Comments off
3662749440_9c6ee7a528_mNote d’Ebenezer: Cet article a été publié en septembre 2009, mais avec une date de publication bien antérieure. Il s’agit avant tout d’un article de référence.

Il y a divers types de régimes pourcentage-salaire. En effet, ce ne sont pas nécessairement tous les salaires qui entrent dans le calcul de la rente. Autrement dit, ce qui les distingue, c’est la façon dont le salaire de référence est défini aux fins du calcul de la rente.

Salaires de carrière

Dans le cadre d’un régime salaires de carrière, comme le laisse entendre le nom, tous les salaires gagnés durant la carrière sont tenus en compte dans le calcul de la rente. Ainsi, si un tel régime offre une rente annuelle de 2 % du total des salaires, le participant aura droit chaque année, une fois qu’il sera à la retraite, à 2 % de tous les salaires qu’il a gagnés en travaillant pour l’employeur qui offre le régime.

Le service est indirectement tenu en compte puisque, plus le service est élevé, plus il y a de salaires à inclure dans le calcul de la rente. De fait, une autre façon de définir la même rente serait de dire qu’elle est égale à 2 % du salaire moyen pour chaque année de service. Ainsi donc, le salaire de référence pour un régimes salaires de carrière est le salaire moyen gagné durant toute la carrière active.

Quel est le degré de popularité des régimes salaires de carrière? En 2005, 13,3 % des régimes enregistrés au Québec en étaient, mais seulement 6,9 % des participants aux régimes sous la surveillance de la Régie des rentes du Québec accumulaient des droits dans un régime salaires de carrière. Pour quelqu’un dont la carrière connaît une croissance modeste, un tel régime peut satisfaire un objectif de remplacement de revenu à la retraite. Par contre, pour quelqu’un dont la carrière connaît une certaine croissance, voire une croissance certaine, les premiers salaires ont un effet important (à la baisse) sur le salaire moyen qui entre dans le calcul de la rente…

Fin de carrière

De façon générale, les derniers salaires gagnés avant la retraite sont les plus élevés. Aussi, un régime fin de carrière définit la rente comme un certain pourcentage du salaire final moyen, multiplié par le nombre d’années de service. Le salaire final moyen est calculé en prenant la moyenne des n derniers salaires, où n est un petit nombre entier (3 ou 5, par exemple). C’est ce salaire final moyen qui sert de salaire de référence. Dans un tel calcul, peu importe le salaire gagné en tout début de carrière; tout ce qui compte, c’est l’année de service contribuant au calcul!

Au Québec, en 2005, 2,3 % des régimes étaient fin de carrière et ces régimes comptaient 8,8 % des participants. Pour ceux qui se rappellent que 50,8 % des régimes enregistrés au Québec sont à prestations déterminées, on se rend bien compte que le compte n’y est pas encore…

Le plus généreux: salaire meilleures années

Eh bien! 29,3 % des régimes, couvrant 30,5 % des participants, sont des régimes salaire meilleures années. Pour quelqu’un qui se trouve toujours sur une courbe ascendante tout au long de sa carrière, il n’y a pas de différence entre un régime fin de carrière et un régime salaire meilleures années. Par contre, pour quelqu’un qui ralentit en fin de carrière, la différence peut être énorme!

Un régime salaire meilleures années prévoit une rente qui est un pourcentage de la moyenne des m meilleurs salaires, multiplié par le service reconnu. Il est possible que les m meilleurs salaires doivent être consécutifs. Il est également possible qu’ils doivent être parmi les n dernières années. Par exemple, la rente pourrait être 1,5 % de la moyenne des trois meilleurs salaires des dix dernières années, par année de service.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Alex E. Proimos
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Économique, le vélo ?

juin 18th, 2009 Soeur économe 2 comments

J’en conviens, l’autobus que nous vantait Ebenezer pour se rendre au travail, c’est super. Mais pourquoi ne pas chercher encore mieux ?

Pas beaucoup plus long

Évidemment, ça dépend de la situation de chacun. Je calcule pour ma part que mon temps de déplacement en vélo vers le travail est entre 8 et 45% plus long que le temps requis en autobus — pour un trajet d’une quinzaine de kilomètres entre la banlieue et le centre-ville. Pourquoi cet écart ? Dans le premier cas (8%) je calcule en comparant avec un trajet d’autobus à l’heure de pointe avec travaux sur plusieurs artères; dans le second (45%), en dehors de l’heure de pointe et sans travaux. Remarquez que je compare ici les temps totaux, incluant dans le cas du vélo son stationnement et la mise en plis de la cycliste.

Il semble que plus les distances sont courtes, plus le temps de trajet du cycliste devient comparable ou même inférieur à celui de l’usager du transport en commun ou de l’automobiliste. C’est d’ailleurs le constat que fait l’organisme Accès transports viables qui organise chaque année à Québec le Défi Vél-Auto-Bus où les trois modes de transport sont comparés sur trois trajets avec différents points d’origine et distances à parcourir. 

Le vélo fait sauver du temps

On peut calculer que même avec un temps de trajet plus long en vélo qu’en autobus, on sauve finalement du temps. Pourquoi ? Parce qu’avec le vélo, pas besoin d’ensuite passer du temps à aller faire de l’exercice. On s’évite de surcroît de devoir payer pour pédaler sans aller nulle part ou courir sur place en regardant un mur (on comprendra sans peine que je ne suis pas une adepte des gyms).

Vous considérez que vous n’économiseriez pas de temps ou d’argent parce que présentement, vous ne passez pas de temps à faire de telles activités ? Pensez aux frais de soins de santé futurs dont vous pourriez nous faire l’économie… à condition bien sûr d’éviter de rouler à contresens sur René-Lévesque à l’heure de pointe en passant sur des lumières rouges. 

D’autres agréments

Vous déplaçant en vélo, vous pourriez devenir très au fait des périodes de floraison de la consoude, du mélilot ou de l’asclépiade. L’occasion vous serait également offerte d’amasser des données sur les taux de mortalité de la faune dans différents environnements, et de développer une fine connaissance des horaires de collecte des matières résiduelles. Des avantages non négligeables. Plus sérieusement, les endorphines secrétées durant le trajet de vélo contribuent certainement à rendre les journées de travail très agréables.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Ben Alford

L’après-crise: le désengagement du gouvernement

juin 14th, 2009 Ebenezer 2 comments

2169717849_34c40ede8e_mLes nouvelles économiques sont de moins en moins mauvaises (elles ne sont pas bonnes, loin s’en faut) et, déjà, certains crient victoire. Stephen Harper se réjouissait sur toutes les tribunes de l’efficacité de son plan et du fait que 80% des sommes promises sont engagées (à ne pas confondre avec dépensées). Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, qui avait par ailleurs été le dernier à déposer ses lunettes roses l’automne dernier, lance maintenant un appel au désengagement du gouvernement.

La crainte de l’inflation

C’est la crainte de l’inflation qui amène M. Carney à réclamer un rebalancement des investissements entre le public et le secteur privé. Il y a quelques mois, les gouvernements ont agi massivement pour lancer des programmes de stimulation de l’économie: investissement dans les infrastructures, amélioration des programmes d’assurance-chômage, etc. Ceci avait pour but de limiter l’effet de la réduction de l’activité économique par les compagnies privées qui ont réalisé des coupures de personnel ou bien qui ont simplement déclaré faillite.

Ces mesures avaient pour objectif d’amortir la chute et semblent avoir atteint leur objectif. Maintenant, pour se lancer dans une nouvelle phase de croissance, l’économie doit s’appuyer sur des investissement privés et non sur l’effort des gouvernement, selon M. Carney. Plus d’investissement de la part des gouvernements nous expose au risque d’une inflation galopante et non à une réelle croissance.

Prudence

Tout comme Raymond Giroux dans Le Soleil de samedi, je pense que la prudence s’impose. Même si tout va moins mal qu’avant, la reprise économique sera selon toute vraisemblance très lente. Il serait inapproprié de doper la croissance économique à coup de dépenses gouvernementales: la croissance économique doit être basée sur la véritable création de valeur et non sur de l’argent imprimé par le gouvernement pour satisfaire la population.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr aballahh

Rebalancement du portfolio: augmenter le rendement et réduire le risque

juin 12th, 2009 Ebenezer Comments off
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Il est généralement accepté (avec raison!) qu’une bonne façon de réduire le risque est de diversifier son portfolio. Par exemple, si vous avez 10 000$ à investir, vous avez le choix d’acheter uniquement des actions d’Apple ou bien d’acheter un fonds indiciel canadien et un fonds d’obligations.

Dans la première situation, vous avez l’opportunité de gagner beaucoup d’argent! Mais le risque de perdre est également grand. Avec des fonds, les gains seront moins spectaculaires, mais les pertes, s’il y en a, seront modérées.

Rebalancer périodiquement

Le concept du rebalancement, c’est que vous décidez d’avance de la proportion de chacun des fonds à tous les deux ans. Vous vendez les fonds qui ont bien fait pendant l’année et vous achetez ceux qui ont moins bien fait.

Quoi?

Je vends les titres qui vont bien et j’achète ce qui ne va pas bien??

Oui oui.

Le raisonnement est le suivant: si vous avez sélectionné certaines proportions au départ, c’était pour une bonne raison, cela reflétait votre profil d’investisseur. Assez de rendement pour atteindre vos objectifs, mais pas trop de risque pour vous inquiéter. Il est important de se tenir à ses objectifs.

De plus, si vous vendez ce qui a bien fait dans le passé, il y a des chances raisonnables pour que ça n’augmente plus, ou moins rapidement, dans l’avenir. De la même façon, en achetant plus de ce qui a baissé durant toute l’année, il y a de bonnes chances pour que la tendance s’inverse dans le futur.

Cet article est largement inspiré d’un article (en anglais) du blogue Get Rich Slowly qui contient, en plus, des exemples chiffrés démontrant l’intérêt de cette stratégie.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr rightee
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