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Archive for mai, 2009

Se désimperméabiliser

mai 29th, 2009 Soeur économe 2 comments
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Les surfaces imperméables pullulent en milieu urbain: routes, stationnements et toits de bâtiments notamment. Les eaux de pluie y ruissellent et ont tôt fait de se retrouver à l’égout.

Or, bien des quartiers résidentiels ne comptent qu’un seul réseau d’égout (dit combiné, ou unitaire), dans lequel les eaux de ruissellement se mélangent aux eaux usées, créant un grand volume d’eaux usées difficilement traitable. Dans ces situations, ou bien l’égout refoule dans les résidences, ou bien on déverse le surplus dans l’environnement, ou encore on construit à grands frais des bassins de rétention en attendant de pouvoir passer ces eaux à la station d’épuration, ou finalement on augmente fortement la capacité de traitement de la station. Sans compter qu’on utilisera de l’eau potable pour arroser une végétation qui aurait très bien pu bénéficier de cette eau. Dans tous les cas, individuellement ou collectivement, on peut calculer que ça revient cher (la construction d’un seul bassin de rétention des eaux pluviales à Verdun coûtera quelque trois millions de dollars). Comment réduire son impact personnel ? Ci-dessous le cas des gouttières, à venir dans un prochain article celui du stationnement.

Toits des résidences

L’eau tombant sur les toits chemine évidemment vers les gouttières. Et pour éviter des infiltrations, on tente d’éloigner de nos fondations l’eau qui en sort  — pas toujours de la meilleure façon. Sur beaucoup de résidences (dont bien des constructions récentes, malheureusement), on peut remarquer que l’eau des gouttières semble être dirigée vers le drain de fondation, ou qu’elle est acheminée jusqu’à la rue par un tuyau enfoui. Il s’agit de deux pratiques illégales dans bon nombre de municipalités (Thetford MinesMagog et Sherbrooke sont des exemples)  car elles contribuent inutilement à augmenter le volume d’eau à l’égout. Ailleurs, la gouttière s’écoule dans l’entrée d’auto, avec le même résultat.

D’autres méthodes plus écologiques (et légales) peuvent être utilisées:

  • Un déflecteur au bas de la gouttière: éloigne l’eau de la fondation tout en la faisant infiltrer dans le sol; une solution simple si le bas de la gouttière arrive à proximité d’une plate-bande ou à proximité du gazon.
  • Un baril pour recueillir l’eau de pluie: on peut s’en procurer ou s’en fabriquer, et l’eau recueillie peut être utilisée subséquemment par exemple pour l’arrosage. Certaines municipalités en encouragent financièrement l’utilisation — la Ville de Québec a récemment indiqué envisager cette option.
  • Un puits percolant: un endroit du terrain où l’on dirige les gouttières, comportant du gravier pour faciliter l’infiltration et une toile géotextile pour éviter l’érosion. Recouvert de gazon donc non apparent. Sans intervention, mais pas de flexibilité sur l’utilisation de l’eau qui s’y écoule.

Un toit vert serait probablement la solution théorique ultime pour la réduction à la source du ruissellement des eaux de pluie qui y tombent. Avec une panoplie d’autres bénéfices potentiels. Mais pour les toits en pente, le concept est difficilement applicable. Et pour les toits plats, la différence de coût reste substantielle, comme l’indique ce document du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire:

En 2005, à Montréal, la réfection d’une toiture traditionnelle de bitume coûtait de 54 $/m2 à 97 $/m2 alors que l’installation d’un toit vert extensif, selon les modifications nécessaires, coûtait entre 162 $/m2 et 194 $/m2. Quant au coût d’un toit vert intensif, il variait, selon le type de végétaux (plantes, arbres) de 535 $/m2 à 3 323 $/m2. On comprend alors qu’il soit utilisé surtout pour des bâtiments publics. 

    Image disponible sous licence CC de l’usager flickr blhphotography

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    Les Canadiens moins responsables que les Américains?

    mai 27th, 2009 Ebenezer 1 comment
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    Une étude de l’Association des comptables généraux agréés du Canada publiée aujourd’hui a été reprise un peu partout. Je vous pointe vers Les Affaires, mais le texte était identique sur le site de Radio-Canada. Ça tombe bien qu’on en parle, parce que j’ai déjà traité à plusieurs reprises, en me basant sur des chiffres américains, du taux d’épargne qui est en hausse. Or, il semble que les Canadiens n’ont pas eu jusqu’à maintenant le réflexe d’économiser plus pour parer à toute éventualité.

    Un ton alarmiste?

    L’Association des CGA et son président, Anthony Ariganello, souhaitent clairement passer un message lorsque ce dernier déclare:

    L’endettement des ménages canadiens a nettement augmenté ces dernières années, ce qui met en péril leur sécurité financière.

    Par contre, le texte de l’article me laisse très perplexe. On y lance un tas de chiffres qui ne sont pas nécessairement reliés. On y dit que la dette totale des ménages canadiens atteint 1300 milliards. Comparée à quoi? C’est un gros chiffre mais, sans référent, il ne veut pas dire grand chose. Apparemment, c’est une augmentation, mais de quel ordre? Plus loin dans l’article, on traite de la dette de consommation des ménages. Est-ce cette dette qui donne 1300 milliards ou bien la dette totale (incluant les hypothèques et prêts autos, par exemple)? On y mentionne également que la dette des familles augmente… Or, c’est un phénomène social normal que le taux d’épargne soit faible chez les jeunes familles et qu’il augmente considérablement une fois que les enfants sont partis.

    La morale de l’histoire est quand même bonne

    Même si je trouve le ton de la nouvelle un peu trop sensationnaliste et le contenu de celle-ci pas vraiment convaincant, il n’en reste pas moins que le message de fond est bon: s’endetter quand vos dépenses sont plus élevées que vos revenus, c’est retarder (et, surtout, amplifier) le problème. Les revenus des Canadiens diminuent… La mesure prudente à prendre est de diminuer les dépenses autant que faire se peut. Les Américains ont eu la gentillesse de nous démontrer à leurs frais que ce n’est pas une bonne idée de générer une croissance économique par l’endettement des consommateurs.

    Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Nieve44/La Luz
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    La ristourne: une dividende pour les clients

    mai 25th, 2009 Ebenezer 1 comment
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    Plus tôt cette semaine, j’ai parlé de l’offre de Desjardins de verser la ristourne annuelle sous forme de parts dans l’organisation plutôt que par un dépôt directement dans notre compte. Par contre, je n’avais pas pris le temps d’expliquer ce qu’est une ristourne. Je présume que plusieurs d’entre vous savent déjà c’est quoi… vous êtes donc dispensés de lecture pour aujourd’hui.

    La ristourne, c’est comme une dividende

    «Mais qu’est-ce qu’une dividende?», vous exclamerez-vous. Une dividende, c’est tout simplement la redistribution de l’argent qu’une compagnie a en banque à ses actionnaires.

    Quand une compagnie réalise des profits, elle place cet argent à la banque. Après un certain temps, si la compagnie demeure profitable, ce montant d’argent devient considérable. Elle a alors le choix entre utiliser cet argent pour construire une nouvelle usine ou bien acheter une autre compagnie ou, tout simplement, remettre cet argent aux actionnaires. Lorsqu’elle le redonne aux actionnaires, elle verse un montant en dividende par action détenue. Par exemple, la compagnie Philip Morris verse un dividende de 0,54$ par action à tous les trimestres. Si vous détenez 100 actions de la compagnie, vous recevez 54$ tous les trois mois. Si vous êtes multimilionnaire et que vous possédez 100 000 actions, vous recevez 54 000$ par trois mois.

    Un membre, un vote

    Dans le cas de Desjardins, puisque c’est une coopérative et non une compagnie standard, lorsqu’elle redistribue ses profits, on appelle cela une ristourne. Et, contrairement à une compagnie qui détermine le montant versé à chaque actionnaire en fonction de la proportion de la compagnie qu’il possède (le nombre d’actions), la ristourne est versée en fonction de l’utilisation des services que les membres font.

    Ainsi, le montant de la ristourne est calculé à partir des intérêts que vous avez payés sur vos prêts détenus par la Caisse et des intérêts que vous avez reçus de vos placements réalisés avec le mouvement Desjardins. Plus vous avez fait affaire avec Desjardins, plus votre ristourne sera élevée.

    Image disponible sous licence CC de l’usager flickr abbynormy

    Le plan vert d’Obama

    mai 23rd, 2009 Ebenezer Comments off
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    Comme jesuispauvre.com n’existait pas encore lors de la dernière campagne électorale fédérale, je n’ai pas eu l’occasion de parler de mon support du plan vert proposé par le parti libéral. Je trouvais que c’était un excellent moyen d’utiliser les forces économiques pour assurer un développement qui minimise son impact sur l’environnement.

    La bonne nouvelle, c’est que le gouvernement américain souhaite maintenant mettre en place un plan similaire.

    Mécanisme de plafond et d’échange de crédits de carbone

    Le plan américain, c’est un système de «cap and trade». Qu’est-ce que c’est? Pour commencer, si vous êtes à l’aise en anglais, je vous recommande le vidéo ci-bas, qui l’explique très bien en deux minutes. Pour les autres, consultez mon résumé juste après le vidéo.

    Comment fonctionne le mécanisme?

    • En premier lieu, le gouvernement détermine la quantité maximale de carbone qui peut être émise par les industries
    • Ensuite, il distribue ce total à travers toutes les industries
    • Si une compagnie produit plus de carbone que son maximum attitré, elle doit acheter des droits de pollution supplémentaires d’une autre compagnie qui, elle, pollue moins que son maximum.
    • Les avantages: on encourage les compagnies à réduire la pollution émise et on pénalise celles qui polluent. De plus, on permet aux compagnies de mesurer beaucoup plus exactement l’argent économisé par des améliorations environnementales ou énergétiques.
    • Les désavantages: le prix des produits qui proviennent de compagnies polluantes (essence, électricité).

    Bref, vive le plan Obama. Et espérons que le Canada suivra l’exemple américain!

    Image disponible sous licence CC de l’usager flickr phault

    La ristourne en parts

    mai 21st, 2009 Ebenezer 2 comments
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    Je suis un client de Desjardins pour un ensemble de raisons, la plus importante étant probablement la paresse. Notre hypothèque est également chez Desjardins, et ça nous donne droit à des ristournes annuelles. Le montant de cette année est un peu moins de la moitié de celui des deux années précédentes. J’en conclus donc que ce ne sont pas que les banques américaines qui ont vu leurs profits diminuer.

    Une offre nouvelle?

    Cette semaine, nous avons reçu une lettre de Desjardins nous offrant, pour l’année prochaine, de recevoir notre ristourne non pas via un dépôt dans notre compte, mais en «parts». Naturellement, la publicité présente ça de façon alléchante: notre ristourne sera majorée de 30% si nous choisissons cette option.

    Ça m’a étonné (en fait, ça m’étonne encore!), puisque les parts qu’on nous offre sont équivalentes à des actions privilégiées et que le mouvement coopératif fonctionne sous le principe de un membre, un vote… Alors un individu ou une entreprise qui détiendrait une grande quantité de parts pourrait éventuellement avoir une influence contraire au principe sur les dirigeants des caisses. Je suis intrigué.

    Les petits caractères

    Naturellement, il y a des petits caractères. Et suffisamment pour me convaincre de mettre la lettre au recyclage sans y donner suite.

    • On ne peut pas retirer nos parts avant notre retraite. À condition qu’on les détienne depuis au moins sept ans.
    • Les parts ne sont pas assurées par le programme de l’Assurance-dépôts du Canada
    • Le rendement versé sur ces parts «pourrait atteindre celui de l’épargne à terme d’un an majoré de 1,3%». Aucune garantie de rendement, donc, et le taux de l’épargne à terme un an chez Desjardins est présentement 1,1% plus faible que celui offert chez ING Direct.

    En gros, on vous donne 30% de prime à l’acquisition de risque pour un tas d’incertitudes. Ça ressemble beaucoup au programme du Fonds de Solidarité de la FTQ. Et je ne suis pas tellement plus un fan…

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    Le taux d’épargne continue d’augmenter

    mai 20th, 2009 Ebenezer Comments off

    En début d’année, nous avions prédit que 2009 serait l’année de l’épargne, alors que les ménages à travers le monde (mais surtout aux États-Unis) diminuent leurs dépenses en raison de craintes pour leur emploi. La tendance se confirme: en mars, le taux d’épargne a atteint 4,1%, un taux qu’on n’avait pas observé depuis dix ans.

    Plus d’épargne, c’est sain

    Après quelques années avec un taux d’épargne pratiquement nul, on ne peut que saluer une attitude plus prudente de la part des ménages américains. Les contributeurs de jesuispauvre.com sont des grands fans de l’épargne — avoir un coussin de sécurité et un endettement sous contrôle permettent une plus grande liberté et, je le crois, une utilisation plus efficace de notre argent!

    Certains ont d’ailleurs pointé l’endettement excessif des ménages américains comme une cause de la récession qui nous touche présentement. David Beim, professeur à la Columbia Business School, racontait au blogue PlanetMoney (voir la section Twin Peaks) que le ratio de la dette des ménages sur le PIB était de 100% en 2008, et que la dernière fois qu’il avait atteint ce niveau, c’était en 1929.

    L’effet pervers de l’augmentation de l’épargne

    Naturellement, tout cela n’a pas de que du bon: l’augmentation de l’épargne, ça veut dire que les consommateurs dépensent moins… et que les manufacturiers et détaillants vendent moins de téléviseurs HD, de portables et d’automobiles. Ces compagnies engagent moins d’employés, ce qui n’est pas très bon pour l’économie.

    Il n’en reste pas moins que mon opinion, c’est que le niveau d’activité économique dont nous avons profité durant les dernières années n’était pas soutenable à long terme et que la correction actuelle était donc malheureusement nécessaire.

    Le graphique qui suit provient de l’excellent blogue (en anglais) CalculatedRISK: il s’agit de l’évolution du taux d’épargne des ménages américains depuis 1959. Les colonnes bleues sont des périodes de récession.

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    Pertes de temps extérieures

    mai 18th, 2009 Soeur économe Comments off
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    Depuis quelques fins de semaine, mes voisins s’activent à entretenir leur terrain. Comme je suis généralement en accord avec les principes véhiculés par le Jardinier paresseux, d’une part, et que je privilégie d’autre part, comme le devraient la plupart des gens, d’éviter le gaspillage (de temps, d’argent et de matières premières), je ne peux m’empêcher de déplorer plusieurs des comportements que j’observe.

    Zélé

    - Le déchaumage: un peu tard pour le mentionner, puisque plusieurs s’y sont activés depuis la fonte de la neige déjà, mais inutile. Le gazon poussera quand même si des brins morts restent au sol, et une fois poussé, rien n’y paraîtra plus.

    - L’annihilation de toute matière organique en décomposition: la balayeuse dans les plates-bandes, enlevez-moi ces feuilles mortes et ces petites tiges restantes jusqu’à la dernière ! Et pourquoi ? Pour mieux devoir ajouter des sacs de compost cet été et de l’engrais parce que le sol s’est appauvri et que la végétation peine à pousser ?

    - Le pissenlit maudit: si vous ressentez encore une réprobation de vos voisins face à de joyeux pissenlits sur votre terrain et que vous vous astreignez à leur enlèvement, prenez au moins le soin de semer quelques graines de gazon après chaque arrachage. Autrement, ces sites seront aussitôt recolonisés par une autre espèce opportuniste, voire la même, et le travail sera à recommencer.

    - Ramasser les résidus de tonte: herbicyclez, plutôt. Moins de travail, moins de déchets, les mêmes résultats. Et si vous persistez, ne vous payez pas en plus des épandages d’engrais, votre argent se retrouvera presque directement dans vos sacs.

    De bonnes intentions

    - Le paillis de «cèdre» orange: oui, du paillis permet de réduire la fréquence d’arrosage et la pousse des mauvaises herbes dans les plates-bandes, mais vaut mieux qu’il soit décomposable pour, à la longue, s’intégrer au sol et l’enrichir plutôt que de rester intact (puisque de toute façon on en ajoute à chaque année). En plus d’être franchement non naturel comme couleur.

    - Le tuteur étrangleur: les tuteurs sont généralement très peu utiles, même pour de nouvelles acquisitions végétales, mais si cela vous sécurise de le faire, enlevez-les après un an. Après quatre ou cinq ans, c’est généralement l’arbre qui retient le tuteur, quand ce dernier n’est pas carrément en voie de l’étrangler. Triste.

    Au secours

    - Le nettoyage de l’entrée d’auto au boyau d’arrosage: balais. Balais !

    - Enlever tout le gazon existant pour mieux faire poser du gazon en plaques: que de travail et d’argent pour strictement rien. Un peu de terre et un semis par-dessus le gazon existant auraient amplement fait le travail de le regarnir au goût du proprio.

    - L’art topiaire intensif: il n’y a guère d’arbustes qui supportent bien ces coupes à répétition dans notre climat. Une haie de forme carrée ou une épinette en cône parfait, c’est sensé être joli ? Ménagez le sécateur.

    Image disponible sous licence CC de l’usager flickr G & A Sattler

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    Le fédéral veut mieux encadrer les cartes de crédit

    mai 17th, 2009 Ebenezer Comments off
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    Nous avons déjà parlé à plusieurs reprises des cartes de crédit ici sur jesuispauvre.com. Principalement pour discuter de comment bien les utiliser (je ne le répéterai jamais assez: payez votre compte au complet à tous les mois) pour en tirer le maximum de bénéfices au moindre coût.

    Le ministre des Finances à la défense des consommateurs?

    La semaine dernière, le ministre des Finances au fédéral, Jim Flaherty, a fait une sortie publique à propos des conditions imposées par les émetteurs de cartes de crédit. Il en a contre les taux d’intérêt qui ne baissent pas en même temps que le taux directeur de la Banque du Canada (comme le font les taux hypothécaires ou les taux d’intérêt d’épargne) ainsi que le délai accordé pour payer sans intérêts.

    Il faut placer cette intention ministérielle dans le contexte de la détérioration du marché pour les émetteurs de cartes de crédit. Aux États-Unis entre autres, le taux de défaut sur les cartes de crédit augmente et cause des pertes considérables aux émetteurs. Ceux-ci réagissent en augmentant les taux et en fermant les comptes les plus à risque.

    C’est donc vraisemblablement pour éviter la répétition de ce scénario ici que le ministre a décidé d’agir.

    Peu d’impact au Québec

    En fait, comme le mentionnait André Pratte sur son blogue, la plupart des changements proposés auront peu d’impact au Québec, puisque la Loi sur la protection du consommateur applique déjà au Québec la plupart des condititons proposées par le ministre fédéral.

    Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Andres Rueda

    Visite de Rénoclimat: beaucoup de lecture

    mai 15th, 2009 Ebenezer Comments off
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    Dans mon dernier article, je vous parlais de la visite de l’inspecteur Rénoclimat et j’indiquais que celui-ci nous avait laissé une pochette pleine de documents sur l’amélioration de l’efficacité de notre maison. Comme la plupart sont disponibles sur Internet, je vous énumère ici ceux qui me semblent les plus intéressants (non, je n’ai pas encore tout lu).

    Les documents pour améliorer l’efficacité énergétique de votre maison

    • La réduction des fuites d’air: Le document vous présente les effets néfastes des fuites d’air et, surtout, il indique comment les trouver et les éliminer.
    • Amélioration du rendement énergétique des fenêtres: même concept que précédemment: pourquoi et ensuite comment le faire (souvent, on peut le faire nous-mêmes).
    • Tableau des subventions écoÉNERGIE Rénovation – Maisons: Un guide essentiel si vous planifiez d’effectuer des rénovations qui visent l’économie d’énergie. On y présente tous les montants disponibles pour chacune des améliorations qui se qualifient pour une subvention. Il est important de noter que cette subvention s’additionne aux crédits d’impôt récemment annoncés.
    • Emprisonnons la chaleur: Ce document est de loin le plus volumineux (il fait 136 pages). On y explique en détails et avec des dessins l’ensemble des rénovations et réparations possibles pour réduire les pertes de chaleur. Malheureusement, le pdf ne semble pas disponible sur le site Web… on peut peut-être le commander via ce lien (c’est le document M144-41/2007F)

    Bricoleurs, à vos marteaux! Vous pouvez économiser beaucoup en chauffage et en confort avec un quelques efforts.

    Image disponible sous licence CC de l’usager flickr MNgilen

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    Rénover pour économiser argent et énergie

    mai 13th, 2009 Ebenezer Comments off
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    J’ai déjà parlé il y a quelques mois de nos projets de rénovation. J’en avais profité pour vous présenter plus de détails sur les crédits d’impôt à la rénovation annoncés par les gouvernements provincial et fédéral. Si vous n’êtes pas au courant, courez lire l’article: je découvre que la majorité des gens savent que les crédits existent, mais peu en connaissent les détails.

    La visite de Réno-climat

    Nous avons donc pris rendez-vous auprès de l’Agence de l’efficacité énergétique, dans le cadre du programme Réno-climat, pour qu’ils viennent faire un test d’infiltrométrie. Essentiellement, l’objectif est de déterminer si notre maison est une passoire ou si elle est plutôt étanche. Comme c’est madame Ebenezer qui était présente lors de la visite, on joue au téléphone arabe et je vous raconte ce qu’elle m’a raconté!

    La visite, d’un membre de l’organisme Vivre en ville (je me demande que conclure d’un organisme québécois qui affiche la photo d’un tramway léger sur sa page d’accueil… visionnaire ou utopiste?), nous a coûté 150$ (plus les taxes, je crois). L’inspecteur réalise un premier tour de la maison pour se donner une idée de la situation, et il installe un gros et très puissant ventilateur dans la porte d’entrée. Le ventilateur prend l’air dans la maison et l’envoie dehors, ce qui amène l’air de l’extérieur à s’infiltrer par toutes les interstices possibles et imaginables.

    Pas trop de courants d’air

    Apparemment, notre maison n’est pas une complète passoire. La cheminée et la trappe du grenier étaient les pires sources d’infiltration identifiées, suivies par les différentes prises électriques sur les murs extérieurs.

    Par contre, pour le détail, nous aurons un rapport complet d’ici deux ou trois semaines. En attendant, l’inspecteur nous a donné plein de documents sur les subventions (comment elles sont calculées) et sur les moyens d’améliorer l’efficacité énergétique de notre maison.

    Image disponible sous licence CC de l’usager flickr stebulus

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