Archive

Archive for avril, 2009

Écolo pour son auto

avril 16th, 2009 Soeur économe No comments

Avec une auto, on pollue bien sûr lorsqu’on roule, mais on peut aussi générer des déchets inutiles et de la pollution lorsqu’on l’entretient, et même lorsqu’elle ne roule plus et qu’on s’en débarrasse. Sans parler de ce que ça nous coûte. Quelques options à considérer.

Entretien 

Dans le choix d’un garage pour réaliser entretiens et réparations en tout genre, la Clé verte est une certification qui vise à indiquer aux automobilistes les garages réalisant une gestion environnementale adéquate de leurs déchets, dangereux ou non, de leurs procédés et de leurs équipements. Cette certification a été développée récemment par l’organisme Nature-Action Québec. Sa popularité devrait aller grandissant puisqu’elle deviendra d’ici deux ans un critère obligatoire pour un garage qui veut se joindre au bien connu réseau des «garages recommandés CAA-Québec».

Déchets d’entretien

Les garages doivent récupérer et disposer adéquatement des huiles usées issues par exemple du dernier changement d’huile que vous y avez fait effectuer. Mais pour les automobilistes qui effectuent eux-mêmes certains entretiens, il faut aussi trouver l’endroit adéquat pour prendre charge des déchets générés — huile usée, contenant d’huile, filtre à huile, etc. Même chose pour des batteries. La Société de gestion des huiles usagées offre  ici un outil à consulter pour trouver un endroit où aller porter le tout. À noter que plusieurs municipalités offrent aussi des points permanents ou des journées de collecte de tels résidus.

S’en débarrasser

Pour un véhicule qui a fait son temps, il y a quelques options autres que les «entreprises de démantèlement de véhicules hors d’usage» (plus long mais plus officiel que «cours à scrap»). Surtout si vous vous préoccupez de l’aspect «vert» du sujet et, qui sait, aimeriez obtenir un modeste montant plutôt que d’avoir à payer pour faire remorquer votre épave.

Voici quelques possibilités:

  • Faites de l’air !: sous la responsabilité de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), c’est un programme de mise à la ferraille pour les véhicules construits en 1995 ou avant. Composante québécoise du programme canadien longtemps espéré et récemment annoncé Adieu bazou, Faites de l’air ! permettrait d’obtenir, en échange d’une bagnole admissible, un chèque de 300$ et un reçu pour fins d’impôt d’au moins 50$. L’Association s’assure que les ferrailleurs prenant charge des véhicules emploient les meilleures pratiques environnementales en matière de récupération et recyclage, et ne revendent pas certaines pièces qui représentent des sources importantes de pollution. 
  • Auto-Rein: un programme de la Fondation canadienne du rein qui lui permet apparemment d’amasser des fonds. Le programme ne semble pas avoir de critère sur l’âge du véhicule et accepte même les véhicules qui ne sont plus en état de marche (on vient alors le chercher). En échange de votre bazou, on vous remet un reçu d’impôt dont le montant varie selon ce que vous leur offrez.
  • Autos-o-ciel: programme qui existe depuis 2000 et offre le remorquage gratuit et un reçu d’impôt contre une minoune. Par contre, comme il provient de la Fondation air pur, la même qui est chargée du nouveau programme fédéral Adieu bazou, j’imagine qu’Autos-o-ciel est appelé à disparaître.

Non, ce n’est pas le Pérou, et ces programmes visent essentiellement les épaves, puisqu’on peut probablement obtenir davantage en revendant la plupart de celles qui peuvent encore rouler. Aux États-Unis, il est proposé de mettre en place des programmes similaires mais qui offriraient jusqu’à 5000$ en échange d’un véhicule. Voilà qui ferait sûrement plaisir aux constructeurs.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Richard Gifford

Categories: Analyse Tags: , ,

Les risques des obligations corporatives

avril 15th, 2009 Ebenezer No comments
obligations

Hier, j’abordais la notion des obligations, qui sont une façon parfois efficace de placer de l’argent sécuritairement avec un rendement prévisible. J’avais oublié un petit détail important, par contre: les obligations viennent généralement par tranches de 5000$ ou même de 10 000$. On ne peut pas y placer que 200$ ou 300$. Pour ça, adressez-vous à votre compte d’épargne à intérêts élevés le plus proche!

Corporatives et gouvernementales

Il y a deux grands types d’émetteurs d’obligations: les entreprises et les différents paliers de gouvernements (municipal, scolaire, provincial, fédéral). Dans le premier cas, il s’agit d’une compagnie qui veut financier une nouvelle usine, l’acquisition d’une nouvelle compagnie ou bien, tout simplement, avoir assez d’argent pour survivre pendant une période déficitaire (on peut penser à AbitibiBowater, par exemple). Pour les gouvernements, c’est un peu la même chose. Quand on parle de la dette du Québec, par exemple, une grande portion est sous forme d’obligations. En fait, les fameuses annonces d’Épargne Placements Québec vous demandent de prêter de l’argent au gouvernement du Québec.

Qu’est-ce que je risque?

La réponse est simple: quand on achète une obligation, on risque de ne pas se faire rembourser. Dans le cas d’un gouvernement, surtout en Amérique du Nord, le risque est très faible. Dans le cas d’une entreprise, il y a plusieurs scénarios dans lesquels un détenteur d’obligation peut perdre de l’argent, ou obtenir un rendement inférieur à celui promis initialement. Le cas le plus évident est une faillite pure et simple. Comme Air Canada en 2003. Les détenteurs d’obligations d’Air Canada ont probablement perdu plus de 50% de la somme qu’ils avaient prêtée à la compagnie (je n’arrive pas à trouver l’information exacte).

L’autre option est tout simplement un arrangement avec les détenteurs d’obligations. La compagnie s’adresse alors à eux en disant à peu près ceci: «ça va mal, nous sommes déficitaires, les intérêts que nous payons sur notre dette nous tiennent à la gorge et nous devrons déclarer faillite… SAUF si vous êtes gentils et que vous acceptez de renégocier les termes du prêt en faveur de l’emprunteur». Souvent, la compagnie offrira de convertir les obligations en actions de la compagnie. Bombardier Produits Récréatifs et Ford viennent de compléter des opérations du genre.

Naturellement, le prêteur (l’épargnant, l’acheteur d’obligations) perd de l’argent par rapport à ce qui était prévu initialement, mais il va accepter les modifications en se disant que c’est mieux qu’une faillite.

Categories: Épargne Tags: ,

Les obligations 101

avril 14th, 2009 Ebenezer No comments
standard_poors_ratings_feb202009

Lorsque vient le temps de discuter de la portion «revenu fixe, capital garanti, risque minimum» de mes épargnes, mon conseiller financier préfère se tenir loin des obligations corporatives. Mais avant d’aborder les raisons motivant son conseil, à venir dans un prochain article, attardons-nous un peu sur ce qu’est une obligation.

Qu’est-ce qu’une obligation?

Une obligation est tout simplement un emprunt qu’une organisation fait. Pourquoi ne va-t-elle pas à la banque? Parce qu’avec une obligation, elle s’adresse directement aux épargnants et contourne ainsi un intermédiaire, diminuant les coûts d’emprunt (et augmentant le taux d’intérêt que l’investisseur peut espérer obtenir comparativement à un placement garanti à la banque).

En temps normal, il y a peu (ou pas) de garantie envers l’épargnant en cas de faillite de l’emprunteur; par contre, l’épargnant sera remboursé avant l’actionnaire. Lorsqu’on achète une obligation émise par une compagnie, il faut avoir confiance que celle-ci est financièrement solide et aura les moyens de rembourser la dette qu’elle vient de contracter envers nous.

Une obligation AAA, comme le bœuf?

Puisqu’on ne peut pas s’attendre à ce que chaque investisseur soit en mesure d’évaluer de façon efficace chaque émetteur d’obligations, des agences de cotation du crédit (Moody’s, Standard and Poor’s et DBRS) émettent un jugement sur la qualité de la dette émise. Au moment d’émettre des obligations, une organisation contactera donc une ou plusieurs de ces agences pour qu’elles émettent une opinion sur la qualité de sa dette. Cette opinion prend la forme d’une cote: de AAA pour la meilleure qualité à D, quand l’emprunteur n’effectue plus ses paiements à temps.

Dans le prochain article, on explorera deux grandes classes d’obligations: gouvernementales et corporatives.

Categories: Épargne Tags: , ,

Retenues à la source

avril 12th, 2009 Ebenezer No comments
2273635564_840c696667_m

Madame Ebenezer et Luc P. Pelletier me signalent la parution sur le site de Workopolis de deux chroniques (partie 1 et partie 2) de Jean-François Carignan vous expliquant à quoi correspondent les retenues à la source sur votre chèque de paye. Si vous êtes du type à ne regarder que le montant net sur votre talon de paye sans vous préoccuper de la différence entre le brut et le net, je vous en recommande la lecture.

Les retenues gouvernementales

En vrac… (chacun de ces éléments mériterait un article dédié):

Autres retenues

Malheureusement, Workopolis passe sous silence le fait que la plupart des employeurs ajoutent également des retenues à la source pour différents programmes qui leur sont spécifiques, par exemple (j’en ai sûrement oublié, n’hésitez pas à me corriger dans les commentaires):

  • Assurances collectives (médicaments, invalidité, etc.)
  • Régime de retraite ou cotisation à un RÉER
  • Pensions alimentaires (?? — aidez-moi quelqu’un…)
  • Don à un organisme de bienfaisance

Bien souvent, la meilleure ressource pour répondre aux questions relatives à votre propre talon de paye, c’est le département des ressources humaines de votre employeur.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Neubie
Categories: Références Tags: , ,

Le CÉLI: mal connu?

avril 11th, 2009 Ebenezer No comments
picture-1

Depuis le 1er janvier dernier, le gouvernement fédéral a introduit le compte d’épargne libre d’impôt (CÉLI). Nous en avions d’ailleurs parlé en octobre dernier, déjà. Dans sa chronique sur les finances personnelles à l’excellente émission radiophonique L’heure des comptes, à la Première chaîne de Radio-Canada, Yannick Clérouin nous révélait jeudi soir les résultats d’un sondage de Léger Marketing à l’effet que 78% des répondants n’avaient pas encore ouvert de CÉLI.

Une formule complémentaire au RÉER

La majorité des personnes qui n’avaient pas encore ouvert de CÉLI citaient le manque d’épargne disponible. Ou bien je me berce d’illusions sur la situation financière des ménages canadiens en général, ou bien trop de gens confondent le CÉLI avec un RÉER. En effet, contrairement au RÉER, vous pouvez retirer en tout temps et sans pénalité l’argent que vous avez versé dans votre CÉLI. Ça en fait donc une excellente solution pour un fonds d’urgence, ou pour mettre de l’argent de côté en prévision d’un voyage ou d’autre projet qui n’attendra pas votre retraite.

Personnellement, je suis un grand partisan d’ouvrir un CÉLI sous la forme d’un compte d’épargne à intérêts élevés. Par contre, si vous avez le cœur solide, vous pouvez utiliser l’argent placé dans votre CÉLI pour n’importe quelle forme de placement, incluant des actions.

Ne laissez pas un manque d’information sur le sujet vous faire rater des économies d’impôt que vous méritez: n’hésitez pas à poser des questions à votre institution financière, ou même ici dans les commentaires, et nous ferons notre possible pour démystifier le tout!

Categories: Épargne Tags: ,

Quelles catégories utilisez-vous pour votre budget?

avril 9th, 2009 Ebenezer 3 comments
41713155_a6b7dcc6b3_m

Il arrive régulièrement que, dans l’analyse des visites de jesuispauvre.com, je constate que des gens viennent visiter le site dans l’espoir d’y trouver un gabarit de chiffrier Excel pour effectuer le suivi de leurs dépenses. Malheureusement, nous n’avons rien actuellement pour répondre à leur besoin.

Appel à tous

Je me propose donc de préparer un gabarit de budget offrant les différentes catégories de revenus et dépenses les plus fréquentes. Comme je sais que nos lecteurs ont sûrement plusieurs idées sur le sujet, je fais donc un appel à tous: quelles sont les catégories de revenus et dépenses que vous utilisez dans votre budget personnel?

Pour vous aider à vous dégêner, j’ai pris les catégories que j’utilise dans Quicken et j’en ai ajouté quelques unes en m’inspirant du fichier suggéré par l’ACEF, qui est cependant trop compliqué pour la majorité des cas, selon moi. Voici le résultat:

Revenus

  • Salaire (en fait, je le sépare même en salaire brut et différentes retenues à la source. Comme ça, je sais d’où les variations viennent, d’une augmentation de salaire ou d’une baisse des impôts… bien quoi, il faut être optimiste)
  • Intérêts et dividendes

Dépenses

(par ordre alphabétique et non pas selon l’importance relative)

  • Amusement (DVDs, cinéma… il semble que j’y place même mon abonnement à World of Warcraft)
  • Animaux (on a deux pinsons et six poissons…)
  • Assurances
  • Auto (séparée en trois sous-catégories: entretien, essence et paiement mensuel)
  • Câble télé
  • Cadeaux
  • Électricité
  • Épicerie
  • Équipement (euh… c’est pour quand on se rend au Home Depot ou bien au Canadian Tire)
  • Finance (essentiellement pour les frais annuels de mon RÉER autogéré — pourrait aussi servir pour des frais bancaires… mais, dans la majorité des cas, vous ne devriez pas en payer)
  • Garderie
  • Intérêts (pour la maison)
  • Frais médicaux
  • Ordinateur (pour les dépenses que madame Ebenezer juge inutiles…)
  • Restaurant
  • Taxes municipales et scolaires
  • Télécommunications (séparé en deux: téléphone et Internet — je présume que j’aurais aussi pu séparer entre téléphone standard, cellulaire et Internet)
  • Vacances
  • Vêtements

Alors? Qu’ai-je oublié? Qu’est-ce qui n’est pas pertinent?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr keela84
Categories: Logiciels Tags: , ,

Sans frais, les cartes de crédit ? Ça dépend pour qui

avril 8th, 2009 Soeur économe 1 comment

On peut identifier plusieurs avantages à tirer d’une utilisation « optimale » de sa carte de crédit: un délai de paiement et pas de frais si on paie le solde entier à chaque mois, un retour sous forme de points, milles ou autres, et même, pour les plus maniaques, une facilité accrue de suivi de ses dépenses dans leur logiciel de finances personnelles. Je ne m’étais jamais vraiment informée de la contrepartie: les frais. Néanmoins, ayant lu récemment que ces frais représentaient plusieurs milliards de dollars au Canada seulement, j’ai cherché à en savoir un peu plus.

Au Canada, les compagnies de cartes chargeraient aux commerçants environ 2% du coût de la transaction en frais de crédit, aussi appelés frais « d’interchange ». Ce pourcentage serait plus élevé lorsqu’un consommateur utilise une carte de crédit à prime ou une carte de crédit en devises étrangères qu’une carte standard. Les commerçants ne peuvent guère décider de filtrer les catégories de cartes qu’ils acceptent, ou cesser d’accepter les paiements par carte de crédit: ceux-ci représentent une proportion grandissante des achats et, pour bien des consommateurs, il s’agit d’un incontournable. Les commerçants de détail se sentent pris à la gorge et se sont donc regroupés au sein de la coalition « Cessez de nous coller des frais à payer ! » pour faire valoir leurs revendications.

Les frais d’interchange diffèrent de façon substantielle selon les pays: le National Post en présente ici quelques uns et, parmi ceux présentés, c’est le Canada qui remporte la palme. Tandis que les compagnies de cartes de crédit indiquent que les frais chargés ne sont même pas une source de profit, on peut avoir peine à les croire: à peu près toutes les transactions sont maintenant réalisées de façon électronique et une transaction de 100$ génère-t-elle vraiment des frais plus élevés qu’une autre de 20$? Lorsqu’on compare avec Interac, qui ne charge pour chaque transaction par carte de débit que des frais fixes d’une dizaine de cents, on se demande comment celui-ci pourrait alors continuer d’opérer.

D’une façon ou d’une autre, on risque de réentendre parler prochainement de ce sujet dans l’actualité: Interac aurait déposé une demande au Bureau de la concurrence pour se transformer en une entreprise à but lucratif; ce même Bureau de la concurrence investiguerait des allégations selon lesquelles les compagnies de cartes de crédit violeraient la Loi sur la concurrence en chargeant des frais trop élevés; et le Sénat et la Chambre des communes tiennent ou tiendront des enquêtes sur les systèmes de cartes de crédit et de débit au Canada, et examineront notamment la possibilité de resserrer la législation.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr The Consumerist

Categories: Analyse Tags: , ,

Effet secondaire de la crise: moins de paradis fiscaux?

avril 7th, 2009 Ebenezer No comments
2374720501_0a88a13cc6_m

J’ai lu plusieurs nouvelles dans les derniers mois à l’effet que certains paradis fiscaux (la Suisse et le Liechtenstein, entre autres) affichaient une ouverture à coopérer avec les autres pays pour combattre l’évasion fiscale. Si vous ne croyez pas aux coïncidences, on peut se demander quel est le lien entre la crise financière et cette récente (et surprenante?) ouverture.

Ce ne sont pas que les banques américaines qui posent problème

Plusieurs banques suisses, attirées par les rendements supérieurs offerts par les nouveaux produits financiers «inventés» aux États-Unis, dont le papier commercial adossé à des actifs (PCAA) mais aussi les swap sur défaillance (credit default swap, en anglais) ont acheté une quantité considérable de ces produits.

Comme nous le savons désormais, les rendements offerts par ces produits sont clairement négatifs: si vous y avez mis 1$ il y a deux ans, il vaut au plus 0,50$ aujourd’hui. Dans le cas de la géante suisse UBS (Union Bank of Switzerland), on parle de près de 40 milliards de dollars perdus en 2007 et 2008.

Secret bancaire ou survie?

Plusieurs banques suisses se sont donc retrouvées dans des situations fort inconfortables où la valeur de leurs actifs risquait d’être plus faible que celle de leur passif. Ce que je présume, c’est que le gouvernement américain a fait pression sur les gouvernements des paradis fiscaux afin qu’ils soient plus coopératifs aux enquêtes sur l’évasion fiscale, en retour de quoi l’argent versé pour sauver les banques américains pourrait se rendre jusqu’aux banques en Suisse et dans d’autres paradis fiscaux. Par exemple: la compagnie d’assurance AIG, qui a reçu 170 milliards d’aide du gouvernement fédéral, a ensuite versé entre 1 et 3 milliards à UBS dans le cadre de swap de défaillance que cette dernière avait pris chez AIG.

Conclusion

Je n’ai pas réussi à trouver nulle part d’affirmation allant dans le même sens que mon hypothèse (si vous en trouvez, n’hésitez pas à me faire signe dans les commentaires!) mais ça me semble logique, et comme je suis un contribuable honnête qui paie ses impôts, je ne suis pas contre le concept de combattre les paradis fiscaux.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Tjeerd

Nouveau site sur les droits des investisseurs

avril 5th, 2009 Ebenezer No comments
top_right6

La semaine dernière, Les Affaires nous signalait le lancement d’un nouveau site Web: Le guide des droits des investisseurs, réalisé par l’Autorité des marchés financiers et l’Observatoire du droit québécois des valeurs mobilières. Je suis étonné que le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires n’ait pas participé!

De l’information assez pointue

En naviguant sur le site droitsdesinvestisseurs.com, on réalise que l’information disponible est très complète et souvent assez pointue. On y explique entre autres quelles sont les obligations des différentes parties dans le cas des transactions d’initiés. On peut présumer que cette information s’avérera peu utile pour un lecteur régulier de jesuispauvre.com. Par contre, quand on se pose une question bien spécifique, les chances sont grandes pour que la réponse se trouve sur le site. Les sujets sont bien segmentés, mais la terminologie utilisée n’est pas nécessairement à la portée de tous.

La section FAQ, disponible dans la portion de droite de chacune des pages, contient parfois des réponses intéressantes. Par exemple:

On retrouve également un lexique des différents termes du monde financier. Il est bien caché dans le bas de la colonne de gauche, mais il est très pertinent!

Détails techniques

D’un point de vue purement fonctionnel, il aurait été intéressant de disposer d’un outil de recherche propre au site. Comme je l’ai mentionné plus haut, il s’agit avant tout d’un site de référence et non un site de consultation générale. De plus, je ne suis pas sûr d’apprécier la mise en page avec des points d’information au centre et les FAQ à droite. Finalement, comme une grande quantité de jargon financier se retrouve dans les articles, les renseignements du lexique y sont intégrés. Il suffit de placer votre souris sur un terme souligné et vous pourrez lire sa définition, et ce, sans changer de page.

Conclusion

À ajouter à vos signets pour référence ultérieure lorsque vous aurez des questions spécifiques, mais pas nécessairement à lire en entier dès aujourd’hui. Merci à l’Autorité des marchés financiers et à l’Observatoire du droit québécois des valeurs mobilières.

Categories: Épargne Tags: , ,

plandaction.gc.ca: une risée

avril 4th, 2009 Ebenezer No comments
2190903226_1be8b3766b_m

Le monsieur est fâché

Quand le gouvernement fédéral a lancé le site plandaction.gc.ca, j’ai salué l’initiative mais j’avais également souligné le fait que c’était loin de la perfection. Pas tout à fait un mois plus tard, je lance un cri d’alarme: il n’y a pas eu d’amélioration et il y a même un bogue idiot avec leur fil RSS (au moins en français).

Fil RSS brisé

Chers amis administrateurs de plandaction.gc.ca, je souhaite porter à votre attention un problème que je qualifierais de majeur avec votre fil RSS en français. Il manque un / entre le .gc.ca et le fra dans l’URL du titre de chacun des articles… ce qui fait qu’il est impossible d’aller lire l’article complet à partir du fil RSS. Mise à jour: mon courriel envoyé au webmestre du site à ce sujet est resté lettre morte, mais le bug est désormais corrigé.

Contenu déficient

Dans mon article, j’accusais l’initiative d’être un exercice de communication avant d’en être un de transparence. Rien n’a changé. Pourtant, l’inspiration est simple: le site américain recovery.gov et la page dédiée au plan de relance sur chacun des sites des ministères américains nous donnent toute l’information détaillée requise pour savoir qu’est-ce qui est dépensé et où. Prenez par exemple le département de la Défense ou bien le département de l’Agriculture.

Provincial

Oh. Et pourquoi le provincial ne reprendrait pas cette bonne idée?

Mise à jour: depuis la parution initiale de cet article, les données disponibles ont été améliorées. Vous pouvez lire mon article au sujet de la carte interactive des investissements du plan d’action.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr _gee_
Categories: Opinion Tags: , ,
-->