Les banques américaines
J’ai parlé à quelques reprises des problèmes que vivent les banques américaines présentement (ici et ici, entre autres). Aujourd’hui, la FDIC fermait d’ailleurs une 26e banque depuis le début de 2009 (comparativement à un total de 25 banques fermées en 2008).
Trop gros pour échouer
Si vous écoutez le moindrement les nouvelles économiques en anglais, vous aurez sûrement entendu l’expression «too big to fail», utilisée d’abord à l’endroit de GM et Chrysler et ensuite à propos des 20 plus grosses banques américaines. L’administration américaine juge que ces banques sont trop grosses pour pouvoir être fermées par la FDIC et a donc dû se résoudre à leur prêter plusieurs centaines de milliards sous forme d’actions privilégiées (c’est le programme TARP – Troubled Asset Relief Program).
Pendant ce temps, le ministère des Finances américain étudie la santé financière des banques afin d’évaluer leur capacité à survivre aux mauvaises conditions économiques que nous connaissons (c’est le Stress test). Cette étude est presque terminée et les résultats devraient être rendus publics sous peu.
Un hasard?
On peut donc se demander si c’est un hasard que le gouvernement américain fasse justement preuve de créativité cette semaine: il a converti ses actions privilégiées (pour lesquelles il recevait des intérêts) en actions ordinaires. Ça lui permet d’aider encore plus certaines banques qui sont potentiellement plus en difficulté sans demander d’autres fonds au Congrès — qui est très hostile à l’idée de donner encore plus d’argent aux banques.
Le résultat? Le gouvernement américain prend un plus grand risque, mais s’approche de plus en plus d’un scénario de nationalisation des banques. Et l’équipe de Planet Money m’a convaincu que c’était la meilleure solution…
Image disponible sous licence CC de l’usager flickr The ConsumeristAutres articles qui peuvent vous intéresser

Commentaires récents