Écolo pour son auto

Avec une auto, on pollue bien sûr lorsqu’on roule, mais on peut aussi générer des déchets inutiles et de la pollution lorsqu’on l’entretient, et même lorsqu’elle ne roule plus et qu’on s’en débarrasse. Sans parler de ce que ça nous coûte. Quelques options à considérer.

Entretien 

Dans le choix d’un garage pour réaliser entretiens et réparations en tout genre, la Clé verte est une certification qui vise à indiquer aux automobilistes les garages réalisant une gestion environnementale adéquate de leurs déchets, dangereux ou non, de leurs procédés et de leurs équipements. Cette certification a été développée récemment par l’organisme Nature-Action Québec. Sa popularité devrait aller grandissant puisqu’elle deviendra d’ici deux ans un critère obligatoire pour un garage qui veut se joindre au bien connu réseau des «garages recommandés CAA-Québec».

Déchets d’entretien

Les garages doivent récupérer et disposer adéquatement des huiles usées issues par exemple du dernier changement d’huile que vous y avez fait effectuer. Mais pour les automobilistes qui effectuent eux-mêmes certains entretiens, il faut aussi trouver l’endroit adéquat pour prendre charge des déchets générés — huile usée, contenant d’huile, filtre à huile, etc. Même chose pour des batteries. La Société de gestion des huiles usagées offre  ici un outil à consulter pour trouver un endroit où aller porter le tout. À noter que plusieurs municipalités offrent aussi des points permanents ou des journées de collecte de tels résidus.

S’en débarrasser

Pour un véhicule qui a fait son temps, il y a quelques options autres que les «entreprises de démantèlement de véhicules hors d’usage» (plus long mais plus officiel que «cours à scrap»). Surtout si vous vous préoccupez de l’aspect «vert» du sujet et, qui sait, aimeriez obtenir un modeste montant plutôt que d’avoir à payer pour faire remorquer votre épave.

Voici quelques possibilités:

  • Faites de l’air !: sous la responsabilité de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), c’est un programme de mise à la ferraille pour les véhicules construits en 1995 ou avant. Composante québécoise du programme canadien longtemps espéré et récemment annoncé Adieu bazou, Faites de l’air ! permettrait d’obtenir, en échange d’une bagnole admissible, un chèque de 300$ et un reçu pour fins d’impôt d’au moins 50$. L’Association s’assure que les ferrailleurs prenant charge des véhicules emploient les meilleures pratiques environnementales en matière de récupération et recyclage, et ne revendent pas certaines pièces qui représentent des sources importantes de pollution. 
  • Auto-Rein: un programme de la Fondation canadienne du rein qui lui permet apparemment d’amasser des fonds. Le programme ne semble pas avoir de critère sur l’âge du véhicule et accepte même les véhicules qui ne sont plus en état de marche (on vient alors le chercher). En échange de votre bazou, on vous remet un reçu d’impôt dont le montant varie selon ce que vous leur offrez.
  • Autos-o-ciel: programme qui existe depuis 2000 et offre le remorquage gratuit et un reçu d’impôt contre une minoune. Par contre, comme il provient de la Fondation air pur, la même qui est chargée du nouveau programme fédéral Adieu bazou, j’imagine qu’Autos-o-ciel est appelé à disparaître.

Non, ce n’est pas le Pérou, et ces programmes visent essentiellement les épaves, puisqu’on peut probablement obtenir davantage en revendant la plupart de celles qui peuvent encore rouler. Aux États-Unis, il est proposé de mettre en place des programmes similaires mais qui offriraient jusqu’à 5000$ en échange d’un véhicule. Voilà qui ferait sûrement plaisir aux constructeurs.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Richard Gifford