Les obligations 101

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Lorsque vient le temps de discuter de la portion «revenu fixe, capital garanti, risque minimum» de mes épargnes, mon conseiller financier préfère se tenir loin des obligations corporatives. Mais avant d’aborder les raisons motivant son conseil, à venir dans un prochain article, attardons-nous un peu sur ce qu’est une obligation.

Qu’est-ce qu’une obligation?

Une obligation est tout simplement un emprunt qu’une organisation fait. Pourquoi ne va-t-elle pas à la banque? Parce qu’avec une obligation, elle s’adresse directement aux épargnants et contourne ainsi un intermédiaire, diminuant les coûts d’emprunt (et augmentant le taux d’intérêt que l’investisseur peut espérer obtenir comparativement à un placement garanti à la banque).

En temps normal, il y a peu (ou pas) de garantie envers l’épargnant en cas de faillite de l’emprunteur; par contre, l’épargnant sera remboursé avant l’actionnaire. Lorsqu’on achète une obligation émise par une compagnie, il faut avoir confiance que celle-ci est financièrement solide et aura les moyens de rembourser la dette qu’elle vient de contracter envers nous.

Une obligation AAA, comme le bœuf?

Puisqu’on ne peut pas s’attendre à ce que chaque investisseur soit en mesure d’évaluer de façon efficace chaque émetteur d’obligations, des agences de cotation du crédit (Moody’s, Standard and Poor’s et DBRS) émettent un jugement sur la qualité de la dette émise. Au moment d’émettre des obligations, une organisation contactera donc une ou plusieurs de ces agences pour qu’elles émettent une opinion sur la qualité de sa dette. Cette opinion prend la forme d’une cote: de AAA pour la meilleure qualité à D, quand l’emprunteur n’effectue plus ses paiements à temps.

Dans le prochain article, on explorera deux grandes classes d’obligations: gouvernementales et corporatives.