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Archive for avril, 2009

Augmentation des dépenses de consommation aux États-Unis

avril 30th, 2009 Ebenezer Comments off

Cette semaine, plusieurs données économiques ont été présentées. La bonne nouvelle, c’est que les chiffres ne sont pas tous négatifs. On parle ici de l’indice de confiance des consommateurs et du PIB des États-Unis.

Baisse significative du PIB américain

Le PIB américain s’est contracté de 6,1% sur une base annuelle au premier trimestre de 2009, alors que les analystes s’attendaient à une baisse de seulement 5%. La moins mauvaise nouvelle? La baisse est un peu plus faible qu’au quatrième trimestre de 2008. C’est une baisse importante, mais la banque centrale américaine voit cela comme un point positif: l’économie s’effondre moins rapidement qu’avant!

Les consommateurs sauvent la mise

L’autre point positif, c’est que les dépenses des consommateurs sont en augmentation, de 2,2%. Et ça, c’est extrêmement positif parce que, comme le blogue CalculatedRisk l’a énoncé à plusieurs reprises, la fin d’une récession s’annonce toujours par les dépenses de consommation. On peut donc espérer que ces données annoncent le début de la fin de la récession pour l’économie américaine. Par contre, il faudra attendre quelques mois de plus avant de s’assurer que la tendance est bien à la hausse.

Autre bonne nouvelle: l’indice de confiance des consommateurs est passé de 26,9 à 39,2 points. Ce qui est une augmentation significative, même si un chiffre inférieur à 50 indique que les consommateurs s’attendent à une détérioration de la situation.

Le chiffrier de jesuispauvre.com pour votre budget personnel

avril 28th, 2009 Ebenezer Comments off
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Au début du mois, je vous demandais quelles étaient les catégories que vous utilisiez dans le suivi de vos dépenses, afin de préparer un «fichier officiel, approuvé par jesuispauvre.com». Merci de vos commentaires! Aujourd’hui, je vous présente le résultat.

C’est rien de compliqué, et c’est le but. N’hésitez surtout pas à le modifier comme bon vous semble afin de l’adapter à vos besoins particuliers. Vous n’avez qu’à cliquer ici pour accéder au chiffrier de budget personnel jesuispauvre.com.

Notez par contre que je vois ce fichier comme un point de départ, mais mon opinion personnelle est qu’un logiciel de finances personnelles (Quicken, Microsoft Money ou BudgetExpress) devient plus simple à utiliser avec le temps et permet aussi de réaliser des rapports plus rapidement.

Les conseils du lecteur

J’en profite pour vous pointer les commentaires de BeachBoy sur mon article initial, qui méritent d’être repris ici parce qu’ils résument si bien ma pensée générale sur le sujet du suivi des dépenses et du budget personnel:

Au début tu sépares tout en bien trop de catégories, pour finalement préférer moins de catégories où il est plus facile de faire un budget

La clé du succès, c’est de persévérer et de ne pas avoir peur de changer d’idée sur les catégories qu’on met en place.

Une expérience

La curiosité me gagne et je vous propose quelque chose. J’avoue qu’étant donné le nombre relativement restreint de lecteurs, je serais étonné que ça fonctionne, mais si je ne lance pas l’idée, c’est sûr que ça n’ira pas plus loin. Il serait intéressant de fournir un guide sur le pourcentage «approprié» à chacune des catégories de dépenses. Pour y arriver je vous propose de m’envoyer par courriel le fichier Excel avec, à côté du nom de la catégorie, le pourcentage de vos dépenses (pas de vos revenus) que chacune représente. Si j’ai un minimum de 30 réponses, j’ajouterai une colonne dans le chiffrier de budget personnel avec la moyenne des lecteurs de jesuispauvre.com, afin d’avoir une base de comparaison.

Même si je n’ai pas du tout l’intention d’utiliser ces informations pour autre chose que ce qui est mentionné ici, je ne suis pas en mesure de vous garantir que ces informations seront parfaitement encryptées et sécurisées lors du transport ou de l’archivage et à l’abri de toute intention malveillante extérieure à jesuispauvre.com. C’est pourquoi je ne m’intéresse qu’au pourcentage relatif de chacune des catégories par rapport à vos dépenses et pas à votre revenu. En tout état de cause, si vous êtes inconfortable avec la publication de ces informations, s’il-vous-plaît, n’envoyez rien!

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr caterina
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avril 27th, 2009 Soeur économe Comments off

Pour l’été, joignez l’utile au délicieux et au décoratif et pensez à faire pousser quelques plantes comestibles. Probablement moins compliqué et plus amusant que vous l’imaginez.

Si potager réfère uniquement pour vous à la grande étendue rectangulaire que vous aperceviez à l’arrière du terrain de votre grand-mère, sachez que cela peut aussi prendre une tout autre forme. On peut d’abord planter des légumes, des fruits ou des fines herbes à même une plate-bande décorative existante; certaines espèces (bette à carde, plusieurs fines herbes) n’auront même rien à envier esthétiquement aux espèces non comestibles qui s’y trouvent. Vous pouvez aussi cultiver bon nombre d’espèces dans de simples contenants (pots, tonneaux, jardinières ou boîtes à fleurs).

Économique, tout ça ? Si vous ne tentez pas l’impossible avec des espèces trop exigeantes et que vous leur donnez des conditions de croissance convenables, la récolte peut être très bonne pour le prix modique d’un sachets de graines ou d’un petit plant, assorti d’un peu d’entretien. Bien sûr, durant l’été les légumes se retrouvent souvent à très bas prix à l’épicerie ou au marché, mais pour des fines herbes fraîches par exemple, la culture à domicile donne plus de flexibilité. 

Le manque d’eau est probablement la difficulté principale dont il faut se prémunir; les espèces potagères ne sont généralement pas du genre à survivre longtemps dans un sol sec. Pour la culture en pleine terre, utilisez du paillis — de ceux qui sont dégradables, pas l’affreux paillis de cèdre orange — autour des plantations afin de conserver plus longtemps l’humidité du sol. Pour la culture en contenants, le paillis est également pertinent, mais il faut surtout prévoir des volumes suffisants de terre, autrement vous vous retrouverez à devoir arroser matin et soir et à voir à chaque fois vos plants sur le point de s’affaisser. Ou alors utilisez des contenants offrant une réserve d’eau (le concept des urbainculteurs m’apparaît intéressant à cet égard). Côté sol, il faut prévoir un substrat qui absorbera l’eau et distribuera généreusement les nutriments. Un apport de compost est toujours bienvenu (et «terre noire» n’égale pas compost, comme certains le pensent).

Il reste finalement à choisir les espèces que vous souhaitez cultiver. Plusieurs légumes-racines se sèment dès maintenant (je n’ai pas encore essayé d’en semer en pots, mais il paraît que cela peut fonctionner si le volume est suffisant), tandis que pour d’autres espèces (comme tomates, poivrons, fraises et fines herbes) si vous ne les avez pas débutés à l’intérieur au printemps, le plus simple est de se procurer de petits plants — pas tout de suite mais dans quelques semaines. Dans le choix des variétés, recherchez la résistance aux maladies et faites attention au délai avant la maturité (le plus faible nombre de jours étant le mieux). Le Jardin botanique de Montréal recense une panoplie d’espèces cultivables ici, ici et ici. Pour faire un premier essai, je suggère un plant de tomates cerises en pot et quelques contenants de fines herbes. Bonne récolte !

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Sbocaj

Qu’est-ce que la titrisation?

avril 26th, 2009 Ebenezer Comments off
http://www.flickr.com/photos/jinthai/3204335424/

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La titrisation (securitization, en anglais) est le processus utilisé par les génies (hum) de la finance pour transformer un actif financier en titres de placement (securities) qui peuvent ensuite être transigés sur les marchés boursiers.

C’est simple, non?

Pas vraiment, en effet. Prenons un exemple concret, ça devrait nous aider: vous êtes convaincu que le prix du baril de pétrole augmentera significativement dans les cinq prochaines années. Vous voulez donc en acheter maintenant et le revendre dans cinq ans avec un profit intéressant. Par contre, votre douce moitié n’est pas vraiment intéressée à stocker 3-4 barils de pétrole dans votre sous-sol. Que faire pour néanmoins profiter de cette opportunité de placement?

La solution? Une entreprise (généralement une institution financière) fait l’acquisition de plusieurs millions de barils de pétrole, au coût de quelques centaines de millions de dollars. Admettons 200 millions, pour faire un chiffre rond. Elle vous offre ensuite de contribuer à une portion du coût d’achat, qui vous donnera accès à la même proportion du prix de vente du pétrole. Vous ne possédez pas le pétrole, vous possédez des parts dans un fonds qui lui a un stock de barils de pétrole. Et celui-ci vous charge des frais d’administration pour le stockage et la gestion financière de l’ensemble.

Le processus de création d’un fonds pour acheter du pétrole et en vendre des parts, c’est la titrisation. Le monde financier a un peu abusé du procédé ces dernières années. Le papier commercial adossé à des actifs est l’exemple le plus connu.

L’autre aspect intéressant de la titrisation, c’est que si, après un an, vous changez d’avis, vous pouvez vendre vos parts du fonds sur le marché financier, comme une action normale. Ceux qui s’y connaissent vraiment diront que je simplifie un peu trop… mais ça devrait vous donner une idée.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr jin.thai
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Les banques américaines

avril 25th, 2009 Ebenezer Comments off
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J’ai parlé à quelques reprises des problèmes que vivent les banques américaines présentement (ici et ici, entre autres). Aujourd’hui, la FDIC fermait d’ailleurs une 26e banque depuis le début de 2009 (comparativement à un total de 25 banques fermées en 2008).

Trop gros pour échouer

Si vous écoutez le moindrement les nouvelles économiques en anglais, vous aurez sûrement entendu l’expression «too big to fail», utilisée d’abord à l’endroit de GM et Chrysler et ensuite à propos des 20 plus grosses banques américaines. L’administration américaine juge que ces banques sont trop grosses pour pouvoir être fermées par la FDIC et a donc dû se résoudre à leur prêter plusieurs centaines de milliards sous forme d’actions privilégiées (c’est le programme TARP – Troubled Asset Relief Program).

Pendant ce temps, le ministère des Finances américain étudie la santé financière des banques afin d’évaluer leur capacité à survivre aux mauvaises conditions économiques que nous connaissons (c’est le Stress test). Cette étude est presque terminée et les résultats devraient être rendus publics sous peu.

Un hasard?

On peut donc se demander si c’est un hasard que le gouvernement américain fasse justement preuve de créativité cette semaine: il a converti ses actions privilégiées (pour lesquelles il recevait des intérêts) en actions ordinaires. Ça lui permet d’aider encore plus certaines banques qui sont potentiellement plus en difficulté sans demander d’autres fonds au Congrès — qui est très hostile à l’idée de donner encore plus d’argent aux banques.

Le résultat? Le gouvernement américain prend un plus grand risque, mais s’approche de plus en plus d’un scénario de nationalisation des banques. Et l’équipe de Planet Money m’a convaincu que c’était la meilleure solution…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr The Consumerist
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Six mois de pauvreté

avril 24th, 2009 Ebenezer 2 comments

Hier, c’était la fin du sixième mois d’existence de jesuispauvre.com. Bien que nous l’espérions tous secrètement, je ne pense pas qu’aucun des instigateurs aurait été prêt à parier qu’on serait encore là, six mois plus tard. Ni que nous aurions le plaisir de se targuer d’avoir attiré plus de 1500 visiteurs uniques et de compter 57 abonnés à notre fil RSS. Et, plutôt que de vous ennuyer avec davantage d’autocongratulations, nous vous offrons les dix meilleurs articles de jesuispauvre.com!

Si vous pensez que j’en ai oublié ou que vous n’êtes pas d’accord avec le classement que j’ai unilatéralement préparé, n’hésitez pas à vous exprimer dans les commentaires. Les articles sont en ordre chronologique, pas nécessairement en ordre d’importance.

Les 10 meilleurs articles de jesuispauvre.com

  1. Première étape vers la santé financière (Roger Tremblay) – Roger nous parle de sa découverte du compte d’épargne à intérêts élevés. Rappelez-lui donc qu’on attend toujours la deuxième étape!
  2. Fonds négociés en bourse (Ebenezer) – Une introduction (plus ou moins claire, selon madame Ebenezer) aux fonds négociés en bourse et pourquoi je les préfère aux fonds communs d’actions standards.
  3. Types de conseillers financier (Picsou) – Picsou nous parle des différents types de conseillers financiers. C’est une véritable jungle et je suis sûr que nous aurons l’occasion d’en parler de nouveau.
  4. Tabler sur les petites entreprises pour la création d’emplois (Ebenezer) – Les résultats d’une étude sur la création d’emplois aux États-Unis qui révèle que la majorité des emplois sont créés dans des PME… de l’information pertinente quand les gouvernements cherchent à créer des emplois!
  5. Le dossier de crédit (Ebenezer) – Un court récit de ma déception à la lecture de mon dossier de crédit… Pas parce qu’il est mauvais, mais parce qu’il contenait bien peu de choses!
  6. Rénovation: subventions et aide gouvernementale (Ebenezer) – Un résumé des programmes de crédits d’impôt mis en place par les gouvernement fédéral et provincial pour encourager la rénovation cette année.
  7. Visite à l’assemblée générale des actionnaires Partie 1 et Partie 2 (Ebenezer) – J’ai eu l’occasion d’assister à l’assemblée des actionnaires de la Banque Nationale à la fin de février. J’ai relaté mes observations et impressions dans deux articles.
  8. Je suis responsable de la crise financière (Ebenezer) – Un article par lequel j’essaie d’expliquer l’un des éléments qui a entraîné le gonflement de la bulle immobilière qui a mené à la crise actuelle.
  9. Garderie, gardera Partie 1 et Partie 2 (Soeur Économe) – Dans ces deux articles, Soeur Économe démystifie le système de garderies au Québec. Et ce n’est pas juste joli. Il y a également d’excellents compléments d’information fournis par une lectrice (Sabrina) dans les commentaires du deuxième article.
  10. Nomination à la Caisse de dépôt (Ebenezer) – Personne ne semble avoir apprécié mon poisson d’avril, alors je vous le réimpose. Pfft. Ça vous apprendra!

Si vous êtes un lecteur de la première heure (merci du support!), vous pourrez redécouvrir ces articles… Si vous êtes nouveau, ça raccourcira votre liste de lecture! (Je me vois dans l’obligation d’admettre que certains articles sont clairement en-dessous du niveau d’intérêt que des lecteurs sophistiqués comme vous êtes en droit d’attendre)

Oh. Et pour ceux que ça inquiète, on n’est pas vraiment pauvres, on s’intéresse simplement aux finances personnelles.

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Le danger des multinationales

avril 22nd, 2009 Ebenezer Comments off

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Bon, je me lance sur un terrain glissant, mais le titre est plus épeurant que le contenu de cet article. Dans le grand débat de la gauche et de la droite, du capitalisme et du socialisme, nous n’avons jamais pris position directement et rarement indirectement. Cet article ne fera pas exception à l’habitude. L’objectif est plutôt d’alimenter votre réflexion et même de susciter la discussion via les commentaires.

Il y a peu de choses plus agréables pour un blogue que de générer des commentaires et, cette semaine, on est servis!

Le grand débat sur la vente d’entreprises locales

Pendant plusieurs années, un sujet récurrent des nouvelles économiques était le rachat par une firme étrangère d’un fleuron québécois ou canadien. On n’a qu’à penser à Alcan (Rio Tinto), la Bourse de Montréal (le Groupe TSX), Abitibi-Consol (Bowater), ATI Technologies (AMD), la chaîne hôtelière Fairmont (un prince saoudien), La compagnie de la Baie d’Hudson (Jerry Zucker) et Domtar (Weyerhaeuser) qui ont fait les nouvelles dernièrement.

On n’en entend plus parler maintenant parce que, souvent, ces acquisitions sont financées par du crédit et, depuis le début de la crise économique, celui-ci est très difficile à obtenir (voir pour cela ma série d’articles sur les obligations). Et quand ce n’est pas financé avec du crédit, c’est une transaction en actions… et tous ceux qui possèdent des investissements liés de près ou de loin à la bourse savent que ça ne vaut pas autant qu’avant.

En dehors des arguments émotifs sur la fierté que ces grandes compagnies soient considérées comme québécoises ou canadiennes, les récents déboires d’AbitibiBowater illustrent bien l’un des arguments de ceux qui s’opposaient à ces transactions.

Une région durement touchée

AbitibiBowater est présentement le deuxième joueur économique au Saguenay-Lac-Saint-Jean et sa faillite — causée en grande partie par la dette colossale amassée par la maison-mère et pas nécessairement pas l’inefficacité des usines — aura un effet dévastateur sur cette région. De la même façon que nous diversifions nos placements pour limiter les risques, je me demande s’il était sage de permettre une telle dépendance économique envers une seule compagnie.

D’un autre côté, je suis généralement pour la liberté des propriétaires privés d’entreprises d’agir selon leur bon jugement. De plus, si on les empêchait de procéder à une vente qui est financièrement avantageuse pour eux pour protéger la société en général (ou une région du Québec), devraient-ils être dédommagés?

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Rapport d’impôt: faites ce que je dis, pas ce que je fais

avril 21st, 2009 Ebenezer 1 comment
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La date limite pour soumettre votre déclaration d’impôt aux gouvernements arrive à grands pas. Par contre, si vous êtes comme moi, et que vous avez droit à un remboursement (malgré ce que laisse entendre le nom de domaine, j’ai la marge de manœuvre nécessaire pour cotiser à des RÉER), vous avez tout intérêt à soumettre votre déclaration le plus tôt possible.

Un prêt sans intérêts au gouvernement

Comme le laisse entendre le titre de l’article, je n’ai pas suivi mon propre conseil cette année. Ce qui fait que le gouvernement va m’envoyer mon retour d’impôt vers la fin d’avril plutôt que la mi-mars si j’avais été très rapide. En réalité, je prête donc sans intérêts au gouvernement… C’est généreux de ma part, non?

On me répondra qu’en fait, le prêt sans intérêts a débuté dès janvier 2008, quand le gouvernement a reçu des retenues à la source trop élevées sur chacune de mes payes de l’année 2008. Mais je n’ai pas beaucoup de contrôle sur ça. (Enfin, je pense… Pourrais-je faire ajuster les retenues à la source sachant que je vais cotiser à mon RÉER et ainsi avoir droit à un remboursement?)

Si vous voyez un 2$ par terre, le ramassez-vous?

Tenons pour acquis, pour simplifier les calculs, que mon retour d’impôts est de 1000$. Si je l’avais déposé chez ING Direct dès sa réception à la mi-mars, j’aurais accumulé environ 2$ d’intérêts. Si votre retour est plus élevé, faites la multiplication qui s’impose.

On en arrive donc à une question rhétorique que mon ancien patron aimait bien: si vous voyez 2$ par terre sur la rue, le ramassez-vous? La réponse est: oui, bien sûr. (Si c’est dans un portefeuille avec quelques billets de 20$ et l’adresse du propriétaire, soyez gentils et rapportez-le, par contre)

Alors pourquoi faisons-nous un don au gouvernement de ce 2$? Nos impôts sont déjà payés…

Non, je n’écrirai pas noir sur blanc la réponse à cette question rhétorique là.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr John-Morgan

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L’argent comptant dans le suivi des dépenses

avril 20th, 2009 Ebenezer 4 comments

201999076_c3380eb06c_mComme vous le savez probablement, nous sommes des grands partisans du suivi des dépenses personnelles, soit avec un logiciel dédié à cela (Quicken, BudgetExpress, Microsoft Money et bien d’autres), soit dans Excel ou même sur papier. C’est un outil inestimable quand vient le temps de planifier des dépenses importantes ou des changements de vie (retraite, déménagement, nouvel emploi, etc.). Vous n’avez pas nécessairement besoin de vous fixer des objectifs à respecter pour chacune des catégories de dépenses, mais en réaliser un suivi s’avère très utile.

Les dépenses en argent comptant: un casse-tête

La plupart des dépenses que j’effectue sont faciles à retracer: j’utilise ma carte de crédit dans la plupart des cas et ma carte de débit pour le reste; je peux donc suivre mon budget une fois par mois à partir des relevés mensuels fournis par les émetteurs de ces cartes. Il ne m’est donc pas nécessaire de garder tous les reçus de mes dépenses, je ne peux en oublier!

Il reste un trou: l’argent comptant. Si je paie quelque chose avec de l’argent comptant, je risque d’oublier le reçu (ou bien il n’y en aura tout simplement pas). J’ai essayé cette méthode pendant un temps et c’était tellement emmerdant que ça rendait tout le processus de suivi beaucoup plus pénible, au risque de laisser tout tomber!

Une solution de paresseux

Hélas oui. Parfois, il faut laisser tomber l’exactitude pour éviter de se compliquer la vie. La solution que j’ai choisie, c’est tout simplement de considérer mon argent comme dépensé dès le moment où il quitte le guichet automatique pour rejoindre mon portefeuille. J’ai donc une catégorie de dépenses dans Quicken qui s’intitule tout simplement «Cash».

C’est simple — et mon Quicken balance toujours exactement avec le montant d’argent dans mon compte courant chez Desjardins. Dans mon cas, les dépenses de ce type se réduisent au minimum, ça ne fait donc pas une grande différence sur l’ensemble du budget.

Et vous, quelle solution avez-vous adoptée pour réaliser le suivi de vos dépenses en argent comptant?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr annia316

Les obligations: suite et fin

avril 18th, 2009 Ebenezer Comments off
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Après une introduction aux obligations et un article plus spécifiquement axé sur les risques associés aux obligations corporatives, je vous propose un dernier article sur le sujet avant de revenir à notre programmation habituelle. Si vous n’avez pas apprécié cette série d’articles sur un même sujet dans la même semaine, n’hésitez pas à le faire savoir dans les commentaires.

Le taux d’intérêt en fonction de la cote de crédit

Comme je l’ai expliqué dans mon précédent article, les obligations émises par les compagnies se voient attribuer des cotes (en fait, les obligations émises par les gouvernements aussi) en fonction de la stabilité financière de l’organisation. La meilleure note étant un AAA. Vous me demanderez donc: pourquoi est-ce que je prêterais de l’argent à une compagnie qui n’est pas cotée AAA?

La réponse est simple: pour compenser le risque supplémentaire, elle vous offrira un taux d’intérêt plus élevé! La conclusion est donc que, comme pour les particuliers, moins une compagnie a besoin d’argent, plus c’est simple et peu dispendieux pour elle d’en emprunter. Les compagnies souhaitent donc obtenir le meilleure cote de crédit possible, afin de payer le moins d’intérêts possible.

Un exemple concret

Quelle est la surprime qu’on peut s’attendre à obtenir pour une obligation qui n’est pas cotée AAA? La réponse, bien évidemment, c’est: ça dépend. La différence augmentera en période d’incertitude économique et diminuera lorsque l’économie va bien. Je suis tombé par hasard sur une émission d’obligations qui n’était pas cotée AAA. L’Industrielle Alliance a réalisé une émission d’obligations à la fin de mars et la cote qui leur a été attribuée est A, c’est-à-dire deux niveaux sous la meilleure cote. Le résultat? Ils ont décidé d’offrir un taux d’intérêt de 8,25%, comparativement au taux d’intérêt offert par ING Direct: 1,70% — c’est une différence énorme!

On peut en conclure que ce n’est vraiment pas un bon moment pour avoir besoin d’argent neuf dans le cas des organisations qui ne sont pas en parfaite condition financière (même la compagnie de Warren Buffett n’a plus une cote de crédit parfaite)… C’est ce qu’on appelle la crise du crédit.

Image disponible sous licence CC de Wikimedia Commons
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