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Archive for mars, 2009

L’effet de levier

mars 20th, 2009 Ebenezer No comments
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Depuis quelques semaines, je lis beaucoup au sujet de la crise bancaire américaine et je constate qu’un concept qui revient régulièrement est l’utilisation abusive de l’effet de levier par les banques. Le concept ne s’applique pas qu’aux banques, il explique en fait toute l’importance du crédit dans le fonctionnement de notre économie.

Comme un véritable levier physique, l’effet de levier en finance permet, avec une petite somme d’argent, de multiplier le profit qu’on en retire. Par contre, il ajoute un élément important: plus on utilise l’effet de levier en finance, plus gros est le risque qu’on prend.

Le bon côté de la médaille

Le concept est relativement simple. Prenons un exemple de base: vous êtes un vendeur de souliers dans une ville très populeuse où il y a plus d’acheteurs de souliers que de vendeurs. Vous avez 1000$ dans votre compte de banque pour acheter une nouvelle cargaison de souliers, et ils vous coûtent 20$ chacun. Vous en achetez donc 50 paires que vous revendez 30$… et, comme le marché est bon, vous les vendez tous en une semaine. Au bout de la semaine, vous réalisez donc un profit de 500$, ce qui est très bien.

Maintenant, admettons qu’en plus des 1000$ que vous avez dans vos poches, vous allez à la banque et vous empruntez 9000$ en promettant de rembourser 11 000$ à la fin de la semaine. Avec les 10 000$ accumulés ainsi, vous achetez 500 paires de souliers… et, comme le marché est bon, vous les vendez tous, à 30$ la paire. Vous remboursez la banque et, malgré le taux d’intérêt usuraire fictif, vous empochez quand même un profit de 3000$! Ce qui est six fois mieux que si vous n’aviez pas emprunté.

Quand ça va mal

Prenons les deux même scénarios, mais ajoutons maintenant un élément: l’arrivée en ville d’un compétiteur qui vend des souliers chinois de qualité identique à 15$ la paire. Naturellement, vous n’apprenez son arrivée qu’après avoir reçu votre commande!

Dans le premier cas, vous vendez vos 50 paires de souliers à 15$ la paire. À la fin de la semaine, il vous reste donc 750$. Vous avez perdu 250$, mais il vous reste encore 750$ à vous pour tenter de vous relancer.

Dans le deuxième cas, vous vendez les 500 paires à 15$ la paire. Vous empochez 7500$, sauf que… vous devez 11 000$ à la banque! Vous faites faillite et votre commerce est saisi par la banque. Pouf. Disparu.

La mesure de l’effet de levier

On mesure l’utilisation de l’effet de levier par une compagnie par le ratio entre son argent à elle et l’argent qu’elle a emprunté. Dans notre exemple, le ratio était de 9 pour 1. D’après cet article de Newsweek, les banques canadiennes présentent actuellement un ratio de 18 pour 1, ce qui est considéré comme prudent… Les banques américaines? 26 pour 1. Finalement, les banques européennes (pas étonnant que ça aille mal là-bas aussi) présentent un ratio de 61 pour 1.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Elsie esq.
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Quand ça va mal, on change les règles?

mars 19th, 2009 Ebenezer No comments
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Désolé pour les âmes sensibles, mais je ne peux m’empêcher d’aborder un sujet qui s’éloigne passablement des finances personnelles et qui, j’en ai bien peur, mériterait une introduction plus détaillée. L’ordre des comptables américains (le Financial Accounting Standards Board) envisage, à la suite de pressions des élus, de changer les règles utilisées pour déterminer la valeurs des actifs des compagnies (on vise principalement les banques).

Banques américaines en faillite?

Une banque est considérée en faillite si la somme de l’argent qui a été déposée chez elle est plus grande que la somme des actifs (prêts, hypothèques, actions, etc.) qu’elle possède. Présentement, une portion des actifs détenus par les banques est sous forme de papier commercial adossé à des actifs (PCAA)… et la valeur de ces PCAA est présentement incertaine, puisque plus personne ne veut en acheter!

La règle actuelle oblige les banques à présenter tous leurs actifs à la valeur du marché. Dans le cas des PCAA, ça viendrait réduire considérablement l’actif total des banques… En fait, cela pourrait en pousser certaines à la faillite, ce qui serait très embêtant pour tout le monde.

La poussière sous le tapis

La réponse souhaitée par plusieurs politiciens américains est donc de changer la règle (lire: envoyer la poussière sous le tapis) et permettre aux banques de sélectionner d’autres méthodes pour établir la valeur de ces actifs. L’alternative pour le gouvernement américain est soit d’acheter ces actifs à perte ou de nationaliser les banques… des options respectivement très coûteuse et contre la philosophie américaine.

Quelqu’un se porte volontaire pour téléphoner à Washington et leur dire d’attaquer le problème au lieu de l’envoyer sous le tapis? (C’est probablement pour ça que les gens s’enfargent dans les fleurs dudit tapis… il y a tellement de poussière dessous qu’il n’est plus au niveau.)

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Evil Erin
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Assurance hypothécaire

mars 18th, 2009 Ebenezer No comments
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Merci à Benjamin qui nous pointe ce court reportage (en anglais) de l’émission The National à CBC sur les assurances qui nous sont vendues au moment de contracter une hypothèque.

Le principe de base est relativement simple: vous augmentez votre paiement mensuel de quelques dizaines de dollars (dans le vidéo, on parle de 24$ pour une hypothèque de 150 000$) et, en contrepartie, votre hypothèque sera payée en entier si vous décédez. L’objectif est naturellement de permettre à la personne survivante du couple de rester dans la maison, avec seulement la moitié des revenus prévus initialement.

Il faut magasiner

Dans le reportage, on recommande de magasiner un peu… Il leur a été possible de trouver une assurance-vie au montant de 150 000$ pour le même paiement mensuel. Sans être un expert, ça me semble un bien petit paiement pour une si grosse assurance… mais c’est un autre débat. Il est important de réaliser que pour un prix similaire, une assurance-vie classique de 150 000$ est bien plus intéressante qu’une assurance pour votre prêt hypothécaire.

En effet, la valeur assurée par l’assurance hypothécaire diminue constamment, au fur et à mesure que vous remboursez l’hypothèque. Mais le coût mensuel, lui, ne change pas. Dans le cas d’une assurance vie classique, le montant de l’assurance demeure inchangé.

Bref, si vous arrivez à trouver une assurance vie standard pour les même primes mensuelles que celles proposées au moment de signer votre hypothèque, la première est à privilégier.

Définition de l’OLF

La définition du terme assurance hypothécaire, telle que trouvée sur le site du Grand Dictionnaire se lit comme suit (j’ai ajouté le caractère gras pour attirer votre attention):

Assurance de type temporaire dégressif qu’un chef de famille souscrit sur sa tête en vue de la liquidation, en cas de décès prématuré, du solde de l’hypothèque grevant sa propriété.

Quelqu’un aurait-il l’obligeance de leur écrire pour les informer qu’on n’est plus en 1970?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Editor B
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Démystifier les régimes enregistrés d’épargne-études

mars 17th, 2009 Ebenezer No comments
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L’Union des consommateurs lance cette semaine un site de référence dédié aux régimes enregistrés d’épargne-études (REÉÉ). Nous saluons cet effort parce qu’il s’agit d’un sujet fort intéressant pour les familles: il y a là une possibilité d’économiser beaucoup d’argent… ou de se compliquer la vie inutilement.

Qu’est-ce qu’un REÉÉ?

Un REÉÉ est une entité spéciale que vous établissez soit au nom d’un enfant spécifiquement, ou au nom d’une famille. L’argent qui y est versé est réservé exclusivement à l’usage du bénéficiaire (l’enfant) pour des études supérieures. L’avantage de mettre l’argent dans un REÉÉ est que le rendement (intérêts, gain en capital, etc.) des fonds dans le régime est exempt d’impôt jusqu’au retrait. Il est à noter que les cotisations ne donnent toutefois pas droit à un crédit d’impôt, comme dans le cas des RÉER.

Subventions

Lorsque vous contribuez à un REÉÉ, les gouvernements fédéral et provincial ajoutent une subvention qui peut aller jusqu’à 40% de votre contribution si votre revenu est faible. L’avantage d’utiliser un REÉÉ est donc double: pas d’imposition sur le rendement, et des subventions pour augmenter le montant.

Lisez les petits caractères

Ce qui fait tout l’intérêt du site Web lancé par l’Union des consommateurs, c’est qu’il y a une pléthore de régimes différents offerts par une jungle de fournisseurs. Alors, avant de vous embarquer dans un programme de ce type, assurez-vous de a) lire le contenu du site Web de l’Union des consommateurs et b) de lire (et comprendre!) tous les petits caractères de l’offre qui vous est faite.

Quelques questions qui méritent d’être posées:

  • Qu’arrive-t-il si mon enfant ne s’inscrit pas à un programme admissible?
  • Quelles sont les pénalités pour retirer l’argent plus tôt?
  • Quels types de placements sont utilisés pour faire fructifier l’argent? (le capital est-il garanti? quel en est le rendement?)

Malheureusement, au moment d’écrire ces lignes, la section «Foire aux questions» du site est vide.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Baston

Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires

mars 15th, 2009 Ebenezer No comments
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Le (plus ou moins) récent passage d’Yves Michaud à l’émission Tout le monde en parle, ainsi que ma (à peine plus) récente visite à l’assemblée générale des actionnaires de la Banque Nationale, me servent de prétexte pour parler du MÉDAC, le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires.

Robin des banques

Yves Michaud, le fondateur du MÉDAC, est surnommé le «Robin des banques» à cause de la mission qu’il s’était donné de défendre les petits actionnaires (les pauvres) contre les dirigeants des grandes banques canadiennes, qui sont généralement beaucoup plus riches que les susmentionnés actionnaires. Comme je le disais dans le compte rendu de ma visite à l’assemblée générale des actionnaires, les intérêts des petits actionnaires sont généralement mal représentés dans ce genre d’événements. Le MÉDAC l’a compris bien avant moi et travaille depuis des années (1995) à éduquer les actionnaires sur leurs droits et à tenter de faire bouger l’establishment de vestons-cravates  qui règne dans ces assemblées en proposant, par exemple, de soumettre la rémunération des dirigeants de la banque à un vote des actionnaires (une proposition qui a d’ailleurs reçu une majorité de votes à l’assemblée de la Banque Nationale le 27 février dernier).

La meilleure défense, c’est la prudence

La mission d’information et d’éducation du MÉDAC est complémentaire à ce que nous faisons ici sur jesuispauvre.com: nous croyons fortement qu’on peut être un peu mieux informé sur le monde financier et ainsi réaliser une gestion beaucoup plus sereine de notre argent. Non seulement je salue, mais j’applaudis!

Là où j’ai des réserves, c’est qu’en voulant défendre les droits des petits actionnaires, cet organisme «cautionne» l’achat d’actions de compagnies comme étant un véhicule de placement approprié pour ceux-ci. Or, mon opinion est qu’on est mieux de s’en tenir à des fonds indiciels, quand on n’a pas quelques centaines de milliers de dollars à investir. Et ici, on s’appelle jesuispauvre.com.

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Garderie, gardera – 1/2

mars 14th, 2009 Soeur économe No comments

 Pour qui n’a pas eu d’enfant récemment, le monde québécois des garderies peut sembler simple: on choisit une garderie, on paie 7$ par jour. Le gouvernement y a injecté tellement d’argent ! Mais la réalité est tout autre. Au point où la phrase à la mode pour prendre des nouvelles d’un bébé n’est plus «et puis, fait-il ses nuits?» mais bien «et puis, lui avez-vous trouvé une garderie ?». Je me propose de démêler dans un premier temps le jargon et la question des coûts. 

Parmi les endroits pour faire garder un enfant au Québec, il y a d’abord les garderies et les centres de la petite enfance (CPE), dont les activités se déroulent dans des locaux qui leur sont dédiés. La garderie est à but lucratif alors que le CPE ne l’est pas. Il y a ensuite les services de garde en milieu familial qui sont situés, vous l’aurez compris, dans la résidence de la personne qui en est responsable. 

Garderies et CPE doivent détenir un permis qui fixe le nombre maximal d’enfants pouvant les fréquenter (en fait, un maximum pour les enfants de moins de 18 mois et un second pour les autres). Les services de garde en milieu familial n’ont pas à détenir de permis mais peuvent être accrédités par le gouvernement. Accrédité ou pas, le nombre d’enfants est limité à six sauf si le service est accrédité et que deux personnes y travaillent — jusqu’à neuf enfants peuvent alors le fréquenter.

Pour que le parent n’ait à verser que 7$ par jour pour faire garder son enfant dans l’un de ces établissements, il faut que celui-ci soit accrédité. Alors que tous les CPE le sont, bon nombre de services de garde en milieu familial et certaines garderies ne le sont pas. Pour chaque enfant inscrit dans un établissement accrédité, le gouvernement verse un montant quotidien venant compléter le 7$ fourni par le parent. Ce montant s’établirait à environ 40$ dans le cas des CPE, à 33$ pour les garderies, et à 18$ pour les services de garde en milieu familial. Ces montants font l’objet d’augmentations périodiques. Les garderies et services en milieu familial non accrédités chargent pour leur part aux parents un tarif quotidien qu’ils fixent à leur guise.

Le parent qui paie plus de 7$ par jour pour un service de garde peut obtenir un crédit d’impôt remboursable au provincial. Le ministère des Finances offre d’ailleurs un calculateur pour comparer le coût final d’un service de garde à 7$ et à 25$ par jour en fonction de notre revenu. Comme les déboursés peuvent être importants (les tarifs des services de garde non accrédités varient entre 25 et 40$ par jour en général) et que le retour d’impôt ne se fait qu’une fois par année, le gouvernement a mis en place une mesure de versements anticipés qui permet aux parents d’obtenir, à chaque trimestre, la fraction correspondante du retour d’impôt.   

À suivre: la fameuse rareté et ce qu’elle entraîne.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Jimmcclarty

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Le gouvernement fédéral accède à la demande de jesuispauvre.com

mars 13th, 2009 Ebenezer No comments
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À la fin de janvier, à la suite du dépôt du budget fédéral, j’avais appelé le gouvernement fédéral à suivre l’exemple du gouvernement américain qui avait créé un site Web pour permettre à la population de suivre les dépenses effectuées dans le cadre de son programme de stimulation de l’économie.

De la transparence pour éviter les abus

J’avançais l’argument que, dans un contexte où il y a beaucoup d’argent et que tout le monde veut aller vite pour stimuler l’économie le plus rapidement possible, c’était un appel aux abus, une situation que le Vérificateur général allait détailler dans son rapport annuel dans un an ou deux. J’avais cru lire quelque part que la version américaine du site permettrait même aux Internautes de signaler des abus et des dépenses inutiles. Ça ne semble pas être le cas pour l’instant.

www.plandaction.gc.ca

Bref, comme le titre de l’article l’indique, le gouvernement fédéral a répondu à la demande de jesuispauvre.com! Un nouveau site Web, www.plandaction.gc.ca, est maintenant en ligne. Sur le site, on trouve de l’information sur le plan d’action économique du gouvernement. Malheureusement, ça semble être plus un exercice de communication qu’un exercice de transparence. L’essentiel du site est clairement très partisan, la section «Mise en application» allant jusqu’à interpeller directement le Sénat, les partis d’opposition et les provinces pour leur dire comment coopérer.

Finalement, la portion la plus intéressante du site Web semble son fil de nouvelles (RSS) qui permet de suivre les annonces d’investissements en lien avec le plan d’action du gouvernement. Si quelqu’un se lançait dans le projet d’en faire le sommaire, pour calculer combien est dépensé, par qui et combien d’emplois ça crée, ça deviendrait une excellente source d’information.

Conclusion

Tout comme la consultation prébudgétaire en ligne du gouvernement provincial, il s’agit d’un exercice que je préfère saluer et encourager, tout en reconnaissant que c’est loin de la perfection. Bien loin, hélas.

L’assurance prêt hypothécaire

mars 12th, 2009 Ebenezer No comments
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Bon, il semble que ce soit la semaine thématique des assurances sur jesuispauvre.com. Ce n’était pas prémédité, je vous l’assure. Après avoir parlé de l’assurance-dépôts, il est maintenant temps de parler de l’assurance prêt hypothécaire, offerte par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

Assurer les banques contre les mauvais emprunteurs

L’objectif de l’assurance prêt hypothécaire est de protéger ceux qui prêtent l’argent (les banques) contre les emprunteurs qui ne feraient plus leurs paiements réguliers sur leur prêt hypothécaire. Au moment de l’achat de votre maison, si vous versez une mise de fonds inférieure à 25% du capital, les institutions financières vous obligent généralement à souscrire à l’assurance prêt hypothécaire de la SCHL. Cela se traduit par un montant supplémentaire, variant entre 1 et 2,75% du montant de l’hypothèque, à payer au moment de l’achat.

Si vous cessez de payer votre hypothèque, l’institution financière se tournera vers la SCHL pour obtenir une compensation. Je n’ai malheureusement pas trouvé d’information spécifiant quelle était cette compensation, par contre.

Je paye pour assurer l’argent de la banque?

En gros, oui. Pour une maison valant 200 000$ et pour laquelle on verse une mise de fonds de 5%, on payera 5362,50$ en assurance pour protéger la banque si vous cessez de payer. Quels sont les avantages pour vous?

  • La banque acceptera de vous prêter pour acheter une maison avec une mise de fonds de 5% alors que, sans assurance, elle aurait peut-être exigé plus, retardant votre projet d’achat de maison.
  • Étant donné que votre prêt est garanti, le risque pour la banque est bien plus faible, ce qui lui permet de vous offrir un taux d’intérêt plus faible.
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Assurance-dépôts américaine

mars 11th, 2009 Ebenezer 1 comment

Plus tôt cette semaine, j’ai parlé de la Société d’assurance-dépôts du Canada et comment elle nous permettait d’être confiants qu’on ne perdrait pas l’argent de notre compte d’épargne, même si notre banque faisait faillite. Cet organisme est calqué sur la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), fondée aux États-Unis en 1933, à la suite de nombreuses faillites bancaires.

Un peu plus occupée que la SADC

Dans mon article, j’indiquais que la dernière fois que la SADC avait dû intervenir dans la faillite d’une banque, c’était en 1996… Or, l’excellent blogue CreditLoan (en anglais) nous apprend que la FDIC est intervenue 25 fois en 2008 et depuis le début de 2009 — ce sont 16 banques qui ont fait faillite. Il faut toutefois savoir que le système bancaire américain est plus fragmenté que le marché canadien: plusieurs de ces banques avaient moins de cinq succursales. Dans son article, CreditLoan nous apprend aussi que la FDIC s’attend à manquer d’argent d’ici la fin de 2009 et a imposé une prime spéciale aux institutions membres.

L’ABC d’une faillite de banque

L’émission américaine 60 Minutes a présenté un reportage sur le processus de reprise d’une banque en faillite par la FDIC. On y constate entre autres que le processus semble demander au moins 15-20 personnes par succursale. On comprend donc pourquoi personne n’est pressé d’appliquer le même processus à des géants comme Citigroup ou bien Bank of America…

Watch CBS Videos Online

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Profiter d’un ralentissement

mars 9th, 2009 Soeur économe No comments

Difficile de faire rimer voiture et écologie. Même chose pour voiture et économies. Si la meilleure option pour vraiment économiser est certainement de ne pas avoir de véhicule ou, à défaut, de l’utiliser le moins possible, lorsqu’il le faut, certaines habitudes de conduite peuvent permettre d’éviter de gaspiller le carburant.

Relaxez

En ville, la conduite saccadée ou agressive (une succession d’accélérations rapides et de freinages de dernière minute) est synonyme de consommation accrue de carburant, pour très peu de temps gagné au bout du compte. Une telle conduite n’amènerait qu’une réduction de 4% du temps de trajet, pour 37% de plus de carburant dépensé (du moins selon une étude citée par de nombreux sites comme l’Office de l’efficacité énergétique, mais dont j’ai pas réussi à retracer le document original). Tant qu’à sauver moins de trois minutes sur un déplacement d’une heure, mieux vaut donc relaxer.

Levez le pied

Sur l’autoroute, chaque kilomètre/heure ajouté au compteur de vitesse accroîtrait le niveau de consommation de la voiture. Il semble en effet qu’au-dessus de 90 km/h, l’efficacité énergétique de la voiture devient beaucoup moindre et entraîne plus de gaspillage. On nous propose de passer de 120 à 110 ou 100 km/h comme vitesse de croisière, pour sauver ainsi respectivement 10 et 20% sur notre consommation. Selon la distance que vous parcourez annuellement, cela peut aisément représenter plusieurs centaines de dollars.

Calculez

Calculer votre consommation de carburant réelle peut vous permettre de vous comparer aux cotes de consommation de carburant officielles pour votre voiture. Même si ces cotes sont établies sans tenir compte de tous les facteurs, cet exercice pourrait vous permettre de voir à quel point vous vous en éloignez ou rapprochez de ces valeurs, et de voir également si une modification de certaines habitudes de conduite pourra l’influencer sensiblement. Ressources naturelles Canada juge bon de présenter une méthode détaillée pour effectuer le calcul… de même qu’un sympathique « Formulaire de rondin de consommation de carburant » (!) que vous pouvez imprimer…

Tant qu’à y être, vous voulez avoir un aperçu assez complet des coûts annuels impliqués pour posséder et utiliser un véhicule ? Peut-être préférerez-vous après coup ne pas avoir fait le calcul, mais le CAA offre un outil et quelques exemples. Parmi les cas présentés, posséder une Chevrolet Cobalt 2008 et rouler 18 000 km dans l’année coûterait environ 9400$ au total, soit l’équivalent de 0,52$ par kilomètre parcouru.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr NathanFromDeVryEET

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