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Assurance-dépôts américaine

Plus tôt cette semaine, j’ai parlé de la Société d’assurance-dépôts du Canada et comment elle nous permettait d’être confiants qu’on ne perdrait pas l’argent de notre compte d’épargne, même si notre banque faisait faillite. Cet organisme est calqué sur la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), fondée aux États-Unis en 1933, à la suite de nombreuses faillites bancaires.

Un peu plus occupée que la SADC

Dans mon article, j’indiquais que la dernière fois que la SADC avait dû intervenir dans la faillite d’une banque, c’était en 1996… Or, l’excellent blogue CreditLoan (en anglais) nous apprend que la FDIC est intervenue 25 fois en 2008 et depuis le début de 2009 — ce sont 16 banques qui ont fait faillite. Il faut toutefois savoir que le système bancaire américain est plus fragmenté que le marché canadien: plusieurs de ces banques avaient moins de cinq succursales. Dans son article, CreditLoan nous apprend aussi que la FDIC s’attend à manquer d’argent d’ici la fin de 2009 et a imposé une prime spéciale aux institutions membres.

L’ABC d’une faillite de banque

L’émission américaine 60 Minutes a présenté un reportage sur le processus de reprise d’une banque en faillite par la FDIC. On y constate entre autres que le processus semble demander au moins 15-20 personnes par succursale. On comprend donc pourquoi personne n’est pressé d’appliquer le même processus à des géants comme Citigroup ou bien Bank of America…

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  1. 11/03/2009 à 21:39 | #1

    J’ai croisé cet article du Boston Globe justement sur les difficultés de la FDIC:
    http://www.boston.com/news/nation/washington/articles/2009/03/11/now_needy_fdic_collected_little_in_premiums/?page=full?ref=fp1

    « [...] The fund ran short of money during the savings and loan crisis of the 1980s, prompting the agency to increase fees to make up for the shortfall.

    Then, a booming economy left banks flush with cash, and by 1996 the insurance fund was considered so large that it could grow through interest payments and fees charged only to banks with high credit risk. Congress agreed that premiums didn’t need to be collected if the fund was sustained at a level that was considered safe. Thus, about 95 percent of banks paid no premiums from 1996 to 2006, including some new ones that did not have to pay a premium, the FDIC said. »

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