La Caisse de dépôt n’est pas seule au fond…

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La semaine dernière, j’écrivais que je ne voulais pas écrire au sujet des résultats de la Caisse de dépôt parce que le sujet était trop politisé. L’annonce faite par le gouvernement qu’il n’y aurait pas de commission parlementaire sur le sujet n’aide pas à rationaliser le débat. Snif.

Mon opinion (pas nécessairement pleinement informée) est qu’un débat public s’impose, ne serait-ce que pour l’effet pédagogique sur la population. Par contre, comme tout bon plan de retraite, il ne faut pas se mettre à changer l’orientation de la Caisse à toutes les modifications de contexte économique. Voilà.

Les fonds de pension aux États-Unis

Un blogue que j’ai commencé à suivre récemment, Calculated Risk (en anglais), a attiré mon attention sur cet article de Bloomberg qui nous avertit qu’au sud de la frontière, les fonds de pension publics sont en bien mauvaise posture. Pas seulement parce que le plus gros d’entre eux (le fonds de pension des employés de la Californie) a perdu 27% de sa valeur en 2008… comparativement à 25% de perte pour la Caisse de dépôt. (Naturellement, il faut faire attention avec ces comparaisons, le fonds américain ayant été plus influencé par la crise, essentiellement américaine, que la Caisse.)

Des lunettes roses, pour ne pas effrayer les contribuables

Il semble que la majorité des fonds de pension publics se fixent des objectifs de rendement non réalistes. Et ici, je note le besoin de préparer un ou des articles sur le fonctionnement d’un fonds de pension. Ça viendra. Bref, le résultat est que la plupart des fonds américains étaient en difficulté avant la crise financière.

La situation actuelle? L’ensemble des fonds de pension publics américains ont des obligations (des paiements de pension prévus pour les employés à la retraite) qui sont supérieures à leurs actifs (l’argent à la banque) de 1000 milliards de dollars.

Il y a deux façons de résorber ce déficit: augmenter les cotisations (des employés et des employeurs, soit le gouvernement) ou bien espérer une augmentation du capital actuel (via l’augmentation de la valeur des actions détenues et les revenus d’intérêts sur les placements garantis). Le consensus semble être que l’option 2 ne sera pas suffisante.

Le chiffre qui nous intéresse vraiment

Ce qui m’amène à la vraie question que j’ai pour la Caisse de dépôt et placement du Québec: quelle est la différence entre les obligations de la caisse et son actif actuel? Quelqu’un a vu cette information quelque part?

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr rileyroxx

3 réponses pour “La Caisse de dépôt n’est pas seule au fond…”

  1. Et maintenant, avec ce qui passe depuis hier, tu as plus le goût d’écrire sur la Caisse? J’ai un peu commencé à te piquer le sujet mais n’ai pas l’intention d’aller plus loin… 😉

  2. En fait, le sujet de la Caisse est à la fois intéressant et important. L’ennui, je crois, c’est que pour en parler de façon non émotive, il faut la connaître beaucoup mieux que moi, je la connais. Si on veut parler de l’expérience précédente de Sabia, je retiens plus son passage chez Bell, ce qui n’est malheureusement pas à son avantage.

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