Fonds mutuels, d’actions, répartition d’actifs
Nous avons écrit, il y a de ça plusieurs semaines déjà, des articles sur les fonds indiciels (ou négociés en bourse) et les fonds éthiques. Madame Ebenezer m’a avoué avoir trouvé les articles plutôt cryptiques et pas aussi informatifs qu’elle les aurait souhaités. Au cours de la discussion, il est apparu qu’il lui manquait une pièce d’information assez importante: c’est quoi un fonds?
Fonds mutuel?
Premièrement, il faut savoir que l’expression fonds mutuel est inappropriée en français. Voici ce qu’a à dire le Grand Dictionnaire de l’OLF:
L’expression fonds mutuel est souvent utilisée au Canada en ce sens mais elle est inappropriée, car le mot mutuel a, en français, le sens de « réciproque » et non de « détenu en commun » comme l’adjectif anglais mutual. Mutuel se dit d’associations à but non lucratif dont les membres s’entraident en s’assurant mutuellement contre certains risques moyennant le versement d’une cotisation (société d’aide mutuelle, société mutuelle d’assurance, etc.).
Une mesure de contrôle du risque
Un fonds, c’est une entité (j’avoue ne pas trop savoir comment la qualifier autrement) qui récolte l’argent d’un grand nombre d’investisseurs et qui va placer cet argent dans une variété de compagnies, sélectionnées selon des critères établis à la création de ce fonds. L’objectif principal est de permettre aux petits investisseurs de profiter des rendements supérieurs offerts par la bourse tout en contrôlant le risque associé à ce marché volatil.
L’une des meilleures méthodes pour réduire le risque, c’est d’équilibrer nos investissements, soit acheter différents types de compagnies. Par exemple, on peut acheter des compagnies dans le domaine financier, dans le domaine manufacturier, dans les matières premières, dans les technologies, etc. De cette façon, si un secteur se porte mal, cette situation n’aura un impact que sur une fraction de nos investissements et non sur la totalité. Inversement, si un secteur va très bien, notre gain sera plus faible que si on avait investi tout notre argent dans ce secteur.
Or, pour nous, petits investisseurs, il n’est pas pratique ni rentable de réaliser cet équilibre nous-mêmes. Le coût de la commission et la recherche nécessaire pour bien balancer notre portefeuille selon nos objectifs de placements rendent cette solution impraticable. Les fonds nous évitent ces difficultés en nous permettant d’investir un petit montant individuellement, qui devient grand collectivement et qui nous permet de diversifier nos placements.
Quand on parle de fonds éthiques ou de fonds indiciels (ou de fonds d’actions, fonds à revenu fixe ou autre), le qualificatif vient donner une indication sur les critères de sélection des actions qui seront achetées. Les puristes me feront remarquer qu’il ne s’agit pas nécessairement d’actions et que ça pourrait être des obligations. Ils auront raison.
Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Tanya RynoAutres articles qui peuvent vous intéresser

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