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Archive for février, 2009

REER FTQ – Pourquoi est-ce si populaire?

février 18th, 2009 Ebenezer 6 comments
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Un lecteur (bonjour LeCritique!) me demandait récemment si, considérant les avantages fiscaux qu’il présente, un placement RÉER dans le Fonds de solidarité FTQ était intéressant malgré les nombreuses restrictions qui y sont attachées. Il souhaitait de plus que j’explore la question spécifiquement pour quelqu’un qui est à cinq ans de sa retraite… Mais j’ai 200 mots, je ne peux pas faire de magie!

Qu’est-ce que le Fonds de solidarité FTQ?

Le Fonds de solidarité FTQ est un fonds qui récolte de l’argent d’un grand nombre d’investisseurs (vous et moi… et leurs syndiqués!) et qui, avec cet argent, va investir dans des compagnies québécoises. Leur objectif, comme tous les fonds de placement, est de réaliser des investissements judicieux dans des compagnies dont la valeur des actions augmentera, pour donner du rendement aux actionnaires (c’est nous, ça!). Comme ils sont affiliés à une centrale syndicale, ils ont aussi pour objectif de conserver des emplois au Québec. Ils supporteront donc des PME qui éprouvent des difficultés pour les aider à passer à travers des périodes difficiles. Disons que le niveau de risque des investissements réalisés par le le Fonds de solidarité FTQ est plus élevé qu’un fonds indiciel standard.

Avantage fiscal d’un placement REER FTQ

Comme le niveau de risque associé à un placement dans le Fonds de solidarité FTQ est relativement élevé, les gouvernements accordent des crédits d’impôt supplémentaires pour les actionnaires qui y investissent. Vous avez donc droit à votre crédit d’impôt habituel sur les REER (qui dépend de votre taux marginal d’imposition) mais, en plus, le fédéral et le provincial vous accordent 15% de crédit d’impôt supplémentaire chacun. Ceci réduit considérablement le coût d’achat des actions du fonds et le rend très intéressant!

Les bémols

Naturellement, comme dans tout, rien n’est complètement blanc ou complètement noir. Voici quelques points à garder en tête avant d’investir vos cotisations REER dans le Fonds de solidarité FTQ:

  • Vous ne pouvez pas retirer vos fonds avant votre retraite (par exemple, si vous n’êtes pas satisfait du rendement du fonds et voudriez investir dans un autre fonds)
  • Le niveau de risque est plus élevé qu’un fonds d’action équilibré plus «standard»
  • Le fonds a deux objectifs: donner du rendement aux actionnaires (c’est bon pour votre retraite) et protéger les emplois québécois (si ce n’est pas le vôtre qui est protégé, ça risque de nuire au rendement brut du fonds)
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La moyenne mobile

février 17th, 2009 Picsou No comments

Je lisais Ebenezer récemment qui disait ne pas aimer l’analyse technique, préférant l’analyse fondamentale. Il ne sera pas surpris d’apprendre que, pour moi, c’est le contraire.

L’analyse technique étudie l’état général de l’ensemble du marché. En essayant de prévoir des tendances haussières et baissières, elle agit à court terme avec de simples calculs de l’évolution des titres. L’analyse fondamentale étudie généralement en profondeur une entreprise , elle analyse ses statistiques et états comptables face au reste du marché, bref elle agit à moyen et long terme avec des calculs compatibles plus poussés. Néanmoins, mon objectif aujourd’hui n’est pas de définir ces analyses, mais de vous initier à un indicateur de l’analyse technique: la moyenne mobile.

La moyenne mobile semble magique, à chaque fois que je la regarde elle est infaillible. Je sais tès bien que ce n’est pas le cas, mais puisque « je suis pauvre », je n’ai jamais pu la tester, je ne fais que la regarder de loin. En fait, la moyenne mobile est la moyenne du cours sur un nombre fixe de jours. Par exemple pour une moyenne de 20 jours, la valeur d’aujourd’hui est la somme de la valeur des 20 derniers jours divisée par 20. C’est simple, non? Regardez le graphique suivant, qui correspond à la moyenne mobile de 20 jours sur le titre de bombardier (BBD.TO).

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On distingue deux courbes: la bleue est le cours et la rouge, la moyenne mobile.

L’analyste va prévoir les tendances selon les croisements de ces deux courbes. Pour bien l’illustrer, regardez le croisement du 26 décembre: la courbe bleue croise en montant la courbe rouge, ce qui indique une tendance haussière. L’analyste doit acheter à ce moment-là. Il doit vendre quand le contraire se produit, par exemple quand la courbe bleue croise la rouge en descendant vers le 20 janvier. L’analyste aura alors fait un gain d’environ 0.5. 

Là où c’est moins évident, c’est quand les deux courbes se croisent à des intervalles rapprochés ou dans le haut d’un sommet, comme vers le 6 décembre ou encore le 25 janvier. Un analyste courageux aurait pu ne pas vendre le 25 puisqu’il venait tout juste d’acheter, mais il s’en serait mordu les doigts par la suite.

Bref, le jour ou j’aurai assez d’argent pour me partir le blogue jesuisriche.com, je testerai avec mes propres moyens la moyenne mobile et vous dirai si elle est vraiment magique.

Est-ce que la bourse va toujours augmenter?

février 16th, 2009 Ebenezer No comments
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Désolé pour le titre peut-être un peu trop accrocheur et un peu hors sujet dans le contexte actuel, mais c’est la question que madame Ebenezer m’a posée lorsque je lui ai parlé pour la première fois de placer une portion de son argent dans des fonds d’action plutôt que de se limiter à des certificats de placement garantis à la Caisse (ou, mieux encore, d’ING Direct).

Je me sers donc de la question pour essayer de répondre au commentaire de CFD à la suite de mon article de la semaine dernière qui posait la question: devrions nous dépenser ou économiser?

«Suffit de travailler mieux, de mieux utiliser la technologie, pour augmenter la productivité, faire plus d’argent pour dépenser plus ET économiser plus.»

Parce que présenté comme ça, je dois admettre que ça ressemble à de la pensée magique, et ce n’est pas mon fort. J’étais donc un peu bloqué jusqu’à ce que j’entende un économiste (désolé, j’ai oublié son nom) à la radio de Radio-Canada qui faisait remarquer que ce qui nous permet de nous enrichir constamment, et je crois que c’est ce que CFD voulait dire, c’est qu’on produit toujours plus de valeur MAIS (et c’est le point) avec de moins en moins de matière physique. La valeur créée de nos jours est souvent complètement virtuelle… surtout dans un contexte d’économie de l’information!

J’en profite pour vous pointer un excellent texte de Douglas Adams (malheureusement en anglais) sur le monde de la publication et ce qu’il voyait étant comme son avenir (en 1998!) qui se termine comme suit:

«The thing we leave out of the model is, essentially, just a lot of dead wood.»

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Joe Shlabotnik
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Donnez votre opinion sur le prochain budget provincial

février 15th, 2009 Ebenezer 2 comments
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Même si, à proprement parler, ça s’approche plus de la politique que des finances personnelles, j’ai déjà émis mon opinion à plusieurs reprises sur des décisions budgétaires des gouvernements provincial et fédéral (ici, ici et ici). Il serait donc incohérent de ma part de passer sous silence cette initiative du gouvernement provincial, prise dans le cadre des pompeusement nommées «consultations prébudgétaires 2009-2010».

En fait, je ne me force pas tant que ça pour en parler, j’aime beaucoup l’idée! Dans ma tête, les consultations prébudgétaires sont des rencontres que le ministère des Finances tient avec différents intervenants de la société québécoise afin d’obtenir leur opinion et leur avis sur ce que devrait être le prochain budget.

Via le site Web consultations.finances.gouv.qc.ca, lancé le vendredi 13 février dernier, on vous demande votre avis sur le prochain budget provincial, sous la forme de six questions. Je lance donc un appel à tous les lecteurs de jesuispauvre.com à aller donner votre opinion; cela pourra aussi lancer le signal au gouvernement que, comme l’ont déjà indiqué certains sages, le Québec est prêt pour l’ère numérique.

Naturellement, on ne peut pas s’attendre à ce que cet exercice soit parfait. Voici donc quelques unes de mes réserves face au processus:

  • Les choix de réponses aux questions sont clairement orientés. Par exemple, lorsqu’on nous demande quelles sont les initiatives qui sont le plus susceptibles d’être visionnaire et porteuses d’avenir, on nous cite uniquement des propositions des libéraux. Où sont les énergies vertes? Le TGV? Les efforts de modernisation de l’économie via la recherche et le développement?
  • Comme je l’ai déjà évoqué lors d’un récent article, certains des choix qui devront être faits nécessitent un fin jugement… Si, par exemple, on se pointait dans les rues entourant le Centre Bell après une (étonnante) victoire du Canadien, on pourrait se demander s’il est sage de poser ces questions au plus grand nombre. C’est pourquoi les lecteurs de jesuispauvre.com doivent aller donner leur opinion. Vous êtes, de toute évidence, bien plus intelligents que la moyenne québécoise!
  • Finalement, on pourrait s’inquiéter du fait que demander l’opinion de la population en général est l’équivalent de gérer par sondage, ce qui limite la possibilité d’être visionnaire et innovateur en accordant trop d’importance aux besoins immédiats de monsieur et madame Tout-le-monde.
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C’est le temps de prendre rendez-vous

février 14th, 2009 Soeur économe No comments
    

Pour vos RÉER ? Non. C’est le temps de penser à prendre un rendez-vous avec votre fermier de famille pour l’été qui arrive.

Devenir «partenaire» d’un fermier de votre région pour recevoir chaque semaine des aliments biologiques (fruits, légumes et viandes, notamment), c’est le concept dont l’organisme Équiterre fait la promotion au Québec depuis maintenant plusieurs années. Et avec un certain succès, même si cela peut sembler modeste à première vue: en 2008, une centaine fermiers québécois fournissaient un peu plus de 10 000 partenaires.

Étant donné le titre de la présente tribune, la première question de plusieurs d’entre vous sur ce concept est possiblement: est-ce économique? À comparer strictement le coût du contenu d’un panier hebdomadaire de votre fermier et le coût de produits similaires mais non biologiques, non locaux et annoncés en spécial à l’épicerie, pas nécessairement. Et à l’épicerie, vous n’achèteriez pas nécessairement tout ce que votre fermier vous proposera.

Mais il y a d’une part la valeur que l’on peut ou non attribuer à la fraîcheur des produits que l’on mange, à leur mode de production et à leur provenance, justement. Il y a également le fait qu’en s’engageant pour un prix fixe avec un fermier avant le début de la saison, comme celui-ci ne peut prévoir exactement le rendement de ses semis, tous les partenaires bénéficient des surplus lorsque les conditions sont favorables (l’inverse est aussi vrai). Il y a la possibilité d’obtenir des aliments autrement peu disponibles à l’épicerie. À cet effet, l’échange de certains des produits du panier pour d’autres de valeur équivalente, de même que les propositions de recettes qui vous seront remises avec chaque panier, sont des moyens vous permettant d’éviter de gâcher des denrées.

Vous aurez compris que la volonté d’économiser n’est généralement pas la motivation première des gens qui se trouvent un fermier de famille. Si vous voulez néanmoins tenter l’expérience, il y a la liste de fermes inscrites auprès d’Équiterre (qui sera rendue disponible d’ici la fin de février), ainsi qu’une courte liste présentée par une nouvelle organisation, la Coop Bio Paysanne. Il y a aussi des fermes membres d’aucun de ces réseaux qui comptent sur le bouche à oreille pour trouver leurs partenaires.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr WordRidden

Dossier de crédit – partie 2

février 13th, 2009 Ebenezer No comments
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J’avais déjà parlé un peu, à la demande de Christian, du dossier de crédit. Mais comme nous nous imposons des articles aussi courts que possible, il restait plein de choses à dire. Entre autres, je n’avais trouvé jusqu’à maintenant aucune information sur la façon dont le score de crédit est calculé et quels sont les éléments qui sont importants pour conserver un bon dossier.

Merci donc à Luc P. Pelletier qui m’a fait découvrir cet article (en anglais) qui examine comment on étudierait le dossier de crédit de l’État fédéral américain.

Je dois admettre que je ne sais pas quelle portion de l’article s’applique au Canada, alors il faut prendre ça avec un grain de sel, bien entendu.

Voici donc les éléments qui compteraient et leur pondération:

  • 30%: Montant des dettes
  • 35%: Historique de paiement
  • 15%: Durée de l’historique de crédit
  • 10%: Types de crédit utilisés (carte de crédit, prêt auto, hypothèque, etc.)
  • 10%: Nouvelles demandes de crédit

En gros: pas trop de dettes, des paiements réguliers et à temps et une utilisation régulière (et contrôlée) du crédit sont les éléments qui devraient permettre de maximiser la qualité de votre dossier de crédit et vous permettre d’obtenir des taux d’intérêts intéressants.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Kevin Krejci

Des cossins technos pour les finances

février 12th, 2009 Ebenezer 6 comments
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Merci à Isabelle Lopez que je crédite pour la «trouvaille» de xpenser via son fil de veille RSS. Je concède que l’outil est loin en dehors des sentiers battus pour la personne qui s’intéresse aux finances personnelles sans pour autant être un maniaque de technologie. Mais il me servira d’introduction à une demande de fonctionnalité supplémentaire pour nos logiciels de gestion des finances!

Le concept de base de xpenser, c’est de rendre aussi simple que possible la saisie des données financières qui vous permettent de garder le contrôle de vos dépenses. Pour la plupart d’entre nous, le suivi des dépenses, ça veut dire s’installer à intervalles réguliers devant notre ordinateur avec une pile de reçus et saisir tout ça dans notre logiciel de finances personnelles préféré (Quicken, BudgetExpress, Microsoft Money ou autre). Avec xpenser, on vous permet plutôt de saisir les informations immédiatement après l’acte! Comment? Avec votre téléphone cellulaire (ou iPhone ou Blackberry). Vous envoyez tout simplement un SMS à une adresse prévue pour vous avec le montant dépensé et la catégorie.

Ensuite, il ne vous reste plus qu’à aller consulter le site Web pour en extraire tous les rapports de dépenses! Plus besoin de réserver une demi-heure par semaine pour retranscrire des vieux reçus… et plus besoin de vous sentir mal parce que vous avez «oublié»!

Appel à tous

Ce qui m’amène à une fonctionnalité que j’aimerais bien voir apparaître soit en mode standalone, soit dans un logiciel déjà existant. Je voudrais pouvoir prendre une photo d’un reçu de caisse que je viendrais de recevoir et que mon iPhone (enfin, celui que j’ai en imagination) puisse déterminer via la reconnaissance de caractères le marchand et le montant total. Je pourrais à ce moment lui assigner la catégorie de dépense appropriée. Ensuite, quand je lui demanderais, il m’enverrait un fichier Quicken OFX à importer… Si vous le faites, dites-le-moi que j’en parle favorablement ici!

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Une assurance inu… euh, pour le solde de votre carte de crédit

février 10th, 2009 Ebenezer No comments
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Ça fait déjà deux mois que je m’étais inscrit une note afin de rédiger un article sur les assurances sur le solde de nos cartes de crédit offertes par les institutions financières. La réponse est évidemment: ça ne devrait pas être nécessaire!

Pourquoi? Tout simplement parce que la bonne façon d’utiliser une carte de crédit, c’est d’en payer le solde à tous les mois! Si vous souscrivez à une assurance sur le solde de votre carte de crédit et que celui-ci est à 0… dois-je compléter le raisonnement?

On vous propose de vous protéger en cas d’événements tels: perte d’emploi, grève, invalidité, décès et/ou mutilation. Ça me semble intéressant, vous me dites? (La protection du solde, pas les événements) Surtout la protection contre la perte d’emploi, dans la situation économique actuelle!

Lisons les petits caractères. (J’ai examiné ceux de la Banque Royale, mais pour les autres institutions - DesjardinsBMOTD - c’est similaire )

Dans le cas d’une perte d’emploi, grève ou invalidité, votre assurance ne payera que le solde minimum, en attendant que votre situation revienne à la normale. Comme le coût de l’assurance s’élève à 0,89$ par tranche de 100$ de votre solde, ça veut dire que vous payerez 4,45$ par mois pour cette assurance si vous portez en moyenne 500$ de dépenses par mois sur votre carte de crédit et que vous payez votre solde en totalité à chaque mois. Je ne devrais même pas utiliser le conditionnel, il n’y a pas d’autre moyen d’utiliser une carte de crédit!

En conclusion, je trouve que c’est une bien faible protection par rapport à son coût. Le fait qu’on insiste tant pour nous vendre cette assurance à toute occasion et cette page d’information du gouvernment fédéral me conforte dans ma conclusion que c’est à classer avec les garanties prolongées du Future Shop.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr banoootah_qtr

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Analyse graphique des pertes d’emplois

février 9th, 2009 Ebenezer 1 comment

C’est encore CFD qui me pointe vers un graphique des pertes d’emplois subies par l’économie américaine au cours des trois dernières récessions, soit celles de 1990, 2001 et 2008. Comme je n’ai pas réussi à retrouver la source exacte des données du graphique, j’ai tenté de reproduire celui-ci à la main dans OpenOffice:

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Premièrement, je dois admettre que je ne suis pas un grand fan de l’analyse technique comme méthode d’évaluation des titres boursiers. Je suis plutôt un partisan d’une approche qui étudie le rendement d’une entreprise et analyse sa capacité à générer du revenu dans le futur en fonction des produits qu’elle offre et des marchés auxquels elle s’adresse.

Il n’en reste pas moins que certains éléments visuels ont attiré mon attention dans le graphique. En effet, il semble que dans chacune des trois récessions illustrées on peut identifier quatre phases :

  • Le début: caractérisé par une baisse relativement lente du niveau d’emploi.
  • La panique: la pente descendante s’accentue. La première phase a causé un cercle vicieux qui entraîne l’économie vers le bas.
  • Le fond du baril: il s’agit de la période où la situation se stabilise. Les pertes d’emplois se réduisent considérablement. On réalise que «le ménage est fait» et que les entreprises qui ont survécu sont profitables.
  • La reprise: c’est un cercle vertueux qui débute. Le consommateur s’est retrouvé un emploi, alors il recommence à réaliser des dépenses notables pour des biens durables (maison, auto, etc.). Il en résulte une augmentation de la demande auprès des entreprises, qui embauchent plus.

L’économie mondiale est présentement clairement dans la phase de la panique. Et la situation est bien pire que ce qu’on a vécu en 2001! J’aurais aimé disposer des chiffres de la récession de 1980-82, qui avait apparemment frappé très dur aussi.

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Ménager son transport

février 7th, 2009 Soeur économe 2 comments

Ma voisine fait parfois démarrer sa voiture si longtemps à l’avance avant de sortir qu’on dirait qu’elle se sert de ce moyen pour faire fondre toute la neige qui s’est déposée dessus et éviter d’avoir à sortir son balai. Je ne sais pas si je vais me décider à lui en glisser un mot, mais en attendant, voici quelques raisons de nature économique pour lesquelles ça n’est pas une bonne idée.

D’après l’Office de l’efficacité énergétique, une voiture consomme entre 300 et 500 mL d’essence par 10 minutes de marche au ralenti. Si ma voisine le fait autant en hiver qu’en été (pour des raisons différentes, bien sûr), elle doit certainement y passer une bonne centaine de litres par année.

De plus, le moteur qui tourne au ralenti ne se trouve pas à sa température optimale, ce qui empêche l’essence de brûler au maximum. L’auto de ma voisine a donc notamment des chances de se retrouver avec un encrassement de ses bougies et des dépôts sur les parois des cylindres, une contamination de l’huile, une usure prématurée de certaines pièces du moteur et la corrosion de son système d’échappement à cause d’une condensation de vapeur d’eau à l’intérieur. Bref, elle risque fort de devoir aller visiter plus souvent son garagiste.

En fait, par temps froid, après 30 secondes de marche au ralenti (pour faire circuler un peu d’huile dans les mécanismes), le mieux serait de se mettre à rouler. Ma voisine, si elle investissait dans un bon manteau et des gants, n’aurait qu’à rouler quelques minutes à vitesse réduite pour que tout se réchauffe beaucoup plus rapidement. Et si elle se préoccupe du « bien-être » de son moteur, l’utilisation d’un chauffe-moteur pourrait être un moyen d’en faciliter le démarrage et d’accélérer l’atteinte d’une température optimale de fonctionnement les jours de grand froid.

Il y a bien sûr aussi plusieurs raisons environnementales pour ne pas laisser rouler sa voiture au ralenti, et évidemment tout un justificatif côté santé pour marcher davantage et moins rouler en voiture, mais ma voisine le sait certainement déjà…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Linda N.

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