C’est le temps de prendre rendez-vous
Pour vos RÉER ? Non. C’est le temps de penser à prendre un rendez-vous avec votre fermier de famille pour l’été qui arrive.
Devenir «partenaire» d’un fermier de votre région pour recevoir chaque semaine des aliments biologiques (fruits, légumes et viandes, notamment), c’est le concept dont l’organisme Équiterre fait la promotion au Québec depuis maintenant plusieurs années. Et avec un certain succès, même si cela peut sembler modeste à première vue: en 2008, une centaine fermiers québécois fournissaient un peu plus de 10 000 partenaires.
Étant donné le titre de la présente tribune, la première question de plusieurs d’entre vous sur ce concept est possiblement: est-ce économique? À comparer strictement le coût du contenu d’un panier hebdomadaire de votre fermier et le coût de produits similaires mais non biologiques, non locaux et annoncés en spécial à l’épicerie, pas nécessairement. Et à l’épicerie, vous n’achèteriez pas nécessairement tout ce que votre fermier vous proposera.
Mais il y a d’une part la valeur que l’on peut ou non attribuer à la fraîcheur des produits que l’on mange, à leur mode de production et à leur provenance, justement. Il y a également le fait qu’en s’engageant pour un prix fixe avec un fermier avant le début de la saison, comme celui-ci ne peut prévoir exactement le rendement de ses semis, tous les partenaires bénéficient des surplus lorsque les conditions sont favorables (l’inverse est aussi vrai). Il y a la possibilité d’obtenir des aliments autrement peu disponibles à l’épicerie. À cet effet, l’échange de certains des produits du panier pour d’autres de valeur équivalente, de même que les propositions de recettes qui vous seront remises avec chaque panier, sont des moyens vous permettant d’éviter de gâcher des denrées.
Vous aurez compris que la volonté d’économiser n’est généralement pas la motivation première des gens qui se trouvent un fermier de famille. Si vous voulez néanmoins tenter l’expérience, il y a la liste de fermes inscrites auprès d’Équiterre (qui sera rendue disponible d’ici la fin de février), ainsi qu’une courte liste présentée par une nouvelle organisation, la Coop Bio Paysanne. Il y a aussi des fermes membres d’aucun de ces réseaux qui comptent sur le bouche à oreille pour trouver leurs partenaires.
Image disponible sous licence CC de l’usager flickr WordRidden
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