L’année de l’épargne – suite
En tout début d’année, j’avais écrit que 2009 serait probablement l’année où les consommateurs nord-américains assainiraient leur budget en réduisant leur dette et en augmentant les montants qu’ils épargnent.
Ce que je n’ai pas abordé à ce moment, ce sont les impacts sur l’économie. Parce que malgré qu’il soit en apparence très positif d’avoir moins de dettes et plus d’argent en banque (on se le souhaite tous, individuellement!), il y a un effet pervers à cela: ça amplifie le ralentissement économique!
En effet, l’argent qui est utilisé pour rembourser des dettes ou qu’on met à la banque (dans un compte d’épargne à intérêts élevés!) n’est pas utilisé pour acheter des produits et ainsi faire rouler l’économie.
Par contre, récemment, on a commencé à s‘inquiéter de la disponibilité du crédit. En effet, les banques, échaudées par des défauts de paiements et inquiètes pour l’avenir économique, hésitent à prêter de l’argent. Si elles se retrouvent avec un apport de liquidités provenant des épargnants, elles seront plus motivées à ensuite prêter cet argent aux entreprises pour des projets d’investissement.
Photo disponible sous licence CC de l’usager flickr luismi1985
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