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Archive for janvier, 2009

«Consignée Québec»

janvier 31st, 2009 Soeur économe Comments off
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On peut voir depuis quelque temps à la télé des publicités nous incitant à retourner davantage les contenants consignés. Vingt-cing ans après son instauration au Québec, j’ai trouvé intéressant d’aller voir un peu où en était ce système.

D’abord, malgré que ce soit transparent pour le consommateur, il existe en fait deux systèmes de consigne distincts. Il y a d’une part le système des contenants à remplissage unique (plastique, aluminium et certaines bouteilles en verre), dont s’occupent Recyc-Québec et Boissons Gazeuses Environnement. Il y a d’autre part celui des contenants à remplissage multiple (les bouteilles de bière en verre ambré), qui est en fait un dépôt privé complètement géré par l’industrie brassicole. 

Du côté des contenants à remplissage multiple, l’industrie obtiendrait un taux de retour de 98% (selon son dernier bilan annuel) alors on oublie les campagnes de sensibilisation. Pour les contenants à remplissage unique, le taux de retour, qui a déjà atteint 79% à la fin des années 1990, n’était plus que de 70% en 2006-2007 d’après Recyc-Québec. Compte tenu qu’il s’achète autour de 1,4 milliard de contenants à remplissage unique consignés annuellement, faites le calcul, ça en fait une quantité non négligeable à la poubelle.

Or, le système des contenants à usage unique peut généralement s’autofinancer avec la valeur de la consigne des contenants non retournés. En fait, Recyc-Québec calcule que la limite de l’autofinancement du système se situe à 71,4% de retour pour la consigne à 5¢, et à 83,3% et 90,9% pour les consignes à 10 et 20¢ maintenant appliquées à certains contenants à remplissage unique de bière de plus grand volume. Les principaux coûts viennent des 2¢ par contenant retourné offerts aux détaillants pour leur manutention et entreposage.

Pourquoi donc une campagne de sensibilisation maintenant ? On pourrait se dire que la Politique de gestion des matières résiduelles 1998-2008 est déjà arrivée à sa fin et l’objectif de 80% de retour pour les contenants à remplissage unique n’a pas été atteint. Que les matières premières gaspillées ont perdu beaucoup de valeur récemment. Et que si on dépasse le seuil d’autofinancement, il faudra combler le déficit.

En fait, comme le financement de la campagne de pub provient probablement des pénalités nouvellement imposées aux industries n’ayant pas atteint leurs objectifs annuels spécifiques de retour, on peut présumer que tous les consommateurs de boissons consignées sont déjà mis à contribution. 

Pour jeter un peu moins de contenants consignés, on peut commander gratuitement des boîtes de récupération pour les lieux de travail ou de loisirs ici.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr preciouskhyatt

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On veut recovery.gc.ca!

janvier 30th, 2009 Ebenezer Comments off

recovery2Le budget fédéral présenté mardi dernier prévoit une quantité importante de dépenses de toutes sortes qui serviront à stimuler l’économie canadienne. Et comme la crise financière, c’est aujourd’hui et pas dans un an ou deux, le mot d’ordre du gouvernement conservateur, c’est de réduire la «paperasse» au minimum pour accélérer les décaissements et s’assurer que l’argent se retrouve dans l’économie le plus rapidement possible. Josée Verner, ministre des Affaires intergouvernementales,  le mentionnait mercredi matin lors d’une entrevue à la radio de Radio-Canada à Québec.

Tout ça, c’est très bien, et c’est très populaire de dire que le gouvernement va réduire la paperasse. Mais il faut se souvenir que la paperasse n’est pas là pour rien: elle aide à prévenir le gaspillage, les fraudes et autres abus. Les gens qui voudront aider le gouvernement fédéral à dépenser son argent seront très nombreux… et malheureusement, pas toujours bien intentionnés!

Comment rendre disponible de l’argent aujourd’hui pour stimuler l’économie tout en évitant de gaspiller? La réponse du président Obama, qui fait face au même problème, est la transparence. C’est le blogue technologique slashdot.org qui nous a informés du plan du président: créer le site web recovery.gov où le gouvernement présentera ses dépenses à tous les citoyens et dans lequel il est même prévu que les citoyens pourront rapporter des abus au système!

C’est une excellente idée! M. Harper, pouvez-vous l’imiter?

Dans le même ordre d’idée, recovery.ca est déjà réservé, mais recovery.com est libre…

Les mesures gouvernementales de soutien aux familles

janvier 29th, 2009 Roger Tremblay Comments off

Lorsque vous décidez d’avoir des enfants, vous devez penser aux conséquences que ce nouvel arrivant aura sur votre budget. Ce nouvel enfant sera probablement la plus belle chose qui va arriver dans votre vie mais, si vous voulez en profiter pleinement, il y a plusieurs choses que vous devez savoir :

Le gouvernement provincial a instauré le Régime québécois d’assurance parentale en 2006. C’est une mesure de remplacement du revenu, c’est-à-dire qu’il faut avoir travaillé pour pouvoir bénéficier des prestations. Le tableau suivant détaille comment les prestations sont calculées. J’ai eu mon deuxième enfant dernièrement. J’ai choisi les cinq semaines de prestation de paternité à 70% de mon revenu hebdomadaire. En tant qu’homme prévoyant, je m’étais assuré il y a longtemps déjà que j’avais les liquidités pour combler les 30% manquants.

Notez que les prestations dites parentales présentées dans le tableau sont divisibles entre les deux parents. Dans mon cas, j’ai pris deux semaines de ces prestations pour pouvoir terminer mon congé en janvier. J’ai donc bénéficié de cinq semaines de paternité et de deux semaines de prestation parentales.

De plus, les gouvernements provincial et fédéral vous versent une allocation pour chacun de vos enfants. Le Fédéral offre un calculateur qui vous permettra d’évaluer le montant octroyé selon vos revenus alors que le Provincial présente l’information sous forme de tableau

Ces mesures incitatives ont déjà prouvé leur efficacité, comme en fait foi ce tableau statistique sur le taux de natalité au Québec.

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À défaut d’originalité, de la générosité dans le budget fédéral?

janvier 28th, 2009 Ebenezer Comments off

lfflLes attentes envers le budget fédéral pour la période fiscale 2009-2010 (1er avril 2009 au 31 mars 2010) étaient grandes. Particulièrement après le mélodrame qui s’est déroulé à Ottawa en décembre dernier. Comme notre blogue porte sur les finances personnelles et non sur la politique, je ne commenterai donc pas plus que je ne l’ai déjà fait.

En résumé, je pourrais dire qu’il n’y a rien dans le budget pour écrire à sa mère… Mais comme je suis en train de vous écrire, elle pourrait s’offusquer et penser que je lui préfère mon lectorat, ce qui est bien évidemment inexact! Il n’en reste pas moins qu’on ne retrouve rien d’excitant dans le budget fédéral, ni positivement, ni négativement.

En résumé (ceux qui ont déjà été abreuvés jusqu’à plus soif des «points saillants du budget» peuvent passer directement à la section suivante):

  • Investissements dans les infrastructures. Par contre, contrairement au plan Obama, aucune mention de technologies vertes. En tout cas pas ici, sur le site Web du ministère des Finances.
  • Réduction et allègement des impôts. Je suis partial depuis longtemps contre les baisses d’impôt, surtout dans un contexte de grand déficit budgétaire.
  • Stimuler la construction domiciliaire.
  • Améliorer l’accès au financement (hypothèques, prêts aux entreprises, etc.).
  • Mesures d’aide aux travailleurs: programmes de formation, amélioration apportées à l’assurance-emploi, etc.
  • Mesures de soutien aux entreprises et collectivités.

Section suivante (pour ceux qui ont sauté les points saillants)

En gros, voici mes réserves face à ce budget en quatre volets:

  • Des baisses d’impôt de 20 milliards d’ici 2013-2014… Ça creuse le déficit budgétaire qui, à 34 milliards, n’est pas négligeable, et l’effet net sur l’économie ne sera pas si grand, puisque les gens économisent au lieu de dépenser.
  • Peu d’efforts pour favoriser les infrastructures vertes (énergies renouvelables et transport collectif)
  • Je mets en perspective le plan provincial d’infrastructures, qui prévoit 41 milliards sur cinq ans, avec les 12 milliards en deux ans que le fédéral prévoit à la grandeur du Canada.
  • Et, finalement, une gracieuseté de Ludo, favoriser la construction domiciliaire n’est peut-être pas la mesure la plus logique à prendre alors qu’on semble avoir un surplus de maisons neuves et que les prix sont en baisse.
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Ils veillent… et dépensent

janvier 26th, 2009 Soeur économe Comments off
  

 

 

La semaine dernière, Hydro-Québec émettait un communiqué demandant à la population de réduire sa consommation d’énergie en période de pointe pour faire face à la grande demande. Aux moyens proposés pour ce faire (réduire le chauffage, l’éclairage, la consommation d’eau chaude et l’utilisation d’appareils énergivores), elle aurait peut-être pu ajouter de débrancher nos appareils en mode veille !

D’après l’Office de l’efficacité énergétique, on compte de plus en plus d’appareils électroniques et d’électroménagers dans les foyers, un nombre croissant de ces appareils comportent un mode veille (pour afficher l’heure, attendre un signal ou autre), et ce mode veille consomme de plus en plus d’énergie. L’Office estime que cela représente entre 5 et 10% de toute l’électricité consommée dans un foyer typique (convertissez en dollars en fonction de votre facture d’Hydro). En fait, 40% de toute l’électricité consommée par ces appareils le serait alors qu’ils sont en veille… 

Or, la Commission européenne a adopté récemment un règlement fixant des exigences d’efficacité énergétique pour le mode veille des appareils qui s’appliqueront à partir de 2010. Ce règlement restreint à 2 watts et moins la consommation en mode veille des nouveaux produits — d’après l’Office de l’efficacité énergétique, les consoles de jeux récentes consommeraient présentement jusqu’à 185 watts en mode veille.

L’Europe prévoit sauver éventuellement environ 36 térawattheures et 14 millions de tonnes de gaz carbonique par année grâce à cette mesure. L’Amérique du Nord pourrait tenter de relever le défi…

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Kachina

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Le dossier de crédit

janvier 25th, 2009 Ebenezer 3 comments

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Il y a de ça quelques mois déjà, Christian, un gentil lecteur, nous recommandait de parler du dossier de crédit pour tenter de le démystifier. Malgré les apparences, on écoute nos lecteurs! Le délai s’explique par le fait qu’à la suite de la suggestion de Christian, j’ai fait la demande par la poste de mon dossier de crédit auprès des deux principales institutions du Canada: Equifax et TransUnion.

Je vous avertis immédiatement: dans ce premier article, je ne pourrai qu’effleurer le sujet.

Premièrement, vous pouvez demander votre dossier de crédit gratuitement (sauf le timbre, bien entendu) auprès de ces deux institutions. Suivez les liens pour Equifax et TransUnion. Ce qui est un peu ridicule, c’est que pour l’avoir sur Internet, il faut payer… Pour l’avoir gratuitement, on peut le demander par la poste.

J’ai donc reçu mon dossier de crédit d’Equifax (à cause d’une maladresse de débutant de ma part, TransUnion n’a pas pu répondre à ma demande). J’attendais avec impatience celui-ci et je m’attendais à voir ma vie financière répandue sur du papier.

Grosse déception.

Le rapport fait moins d’une page et demie. Il contient mon nom, mes trois dernières adresses, mon poste et mon employeur. Ensuite, on mentionne une de mes deux cartes de crédit, il est mentionné plein de détails sur le solde, depuis combien de temps je l’ai et la mention que celui-ci est à jour. Ensuite, on parle de mon premier prêt auto qui est depuis un moment payé au complet et le rapport le mentionne.

C’est tout.

Aucune mention de ma deuxième carte de crédit, de mon deuxième prêt auto ni même de mon hypothèque.

Si les prêteurs se basent sur ça pour déterminer si je suis fiable, ils n’ont pas l’image complète!

Quelques annonces ennuyantes

janvier 24th, 2009 Ebenezer Comments off

Je préfère parler de finances personnelles que de détails techniques, mais nous avons effectué quelques changements et améliorations à jesuispauvre.com ces dernières semaines.

Premièrement, ce qui a le moins d’impact sur vous, nous avons déménagé le fil RSS de feedburner vers notre compte Google. Pourquoi? Premièrement parce que nous étions forcés de le faire d’ici la fin de février et, deuxièmement, parce que ça nous permet d’afficher des publicités de notre compte AdSense dans le fil RSS. Nous avons tout de même sélectionné les paramètres les moins intrusifs possible. Il est à noter que pendant encore quelques jours, il pourra y avoir des délais dans la livraison des articles via le fil RSS.

Deuxièmement, nous avons créé un fil RSS de veille. Tout est expliqué (je crois) dans la page permanente. Un jour, nous modifierons le thème pour afficher les articles directement dans la page… Nos premiers essais ont donné des résultats visuellement décevants.

Nous espérons que ces modifications amélioreront votre expérience de jesuispauvre.com. Dans la négative, n’hésitez pas à laisser un commentaire ou bien à nous envoyer un courriel.

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Budget Express

janvier 24th, 2009 Picsou 8 comments

bte_be3_fr_quartNos fidèles lecteurs se rappellent que la compagnie De Marque nous avait fait parvenir leur logiciel de finances personnelles Budget Express pour que nous en fassions l’essai. Bien, je vais aujourd’hui vous faire part de mes commentaires.

 

La grande force de Budget Express est sa simplicité. Dès le départ, nous sommes guidés pas à pas dans la préparation de notre budget: profil familial, revenus, dépenses, etc. Les questions sont claires et guidées par une aide vocale. Donc, après quelques minutes (une trentaine), nous sommes prêts à commencer.

 

Le suivi et l’analyse de notre budget se font facilement; j’utilisais personnellement la fonction calendrier pour un suivi très visuel. Le logiciel met aussi à notre disposition des outils d’analyse comme la comparaison des budgets réel et projeté.

 

Par contre, en misant sur la simplicité, De Marque ne pouvait inclure trop d’outils avancés. Donc, on ne retrouve pas de fonctions de calcul d’impôt ou encore de gestion de placements.

 

Finalement, Budget Express est un outil de gestion budgétaire très convivial qui vise une clientèle novice en planification financière.

 

Un petit rappel, De Marque nous a gracieusement offert deux copies de Budget Express pour vous. Nous vous tiendrons informés de la date du tirage.

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Une carte de crédit philanthropique ?

janvier 22nd, 2009 Soeur économe 3 comments

Dans le monde des cartes de crédit, il existe toutes sortes d’options qui nous permettent d’amasser une multitude de sortes de points, de milles, de primes, de remises… On peut aussi trouver cela inutile, peu intéressant ou de trop longue haleine pour en valoir véritablement la peine. 

Or, tant qu’à ne rien accumuler, on peut aussi choisir une carte pour laquelle l’institution financière s’engage à remettre un pourcentage de nos achats à une cause. Ce pourcentage est faible, à n’en pas douter. Pourtant, dans la mesure où cela ne nous occasionne pas de coûts et ne nous enlève pas d’avantage dont on profite vraiment, pourquoi pas ? Voici un relevé de différentes organisations que l’on peut appuyer de cette façon.

Desjardins a toute une gamme de ces cartes. Vous pouvez aussi bien choisir d’appuyer le Réseau de l’Université de Sherbrooke que la Fondation québécoise en environnement, Amnistie Internationale, les Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce ou même la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, par exemple. En fait, on y trouve trois universités, deux organismes en environnement, deux organisations sociales, deux organismes de bienfaisance, trois regroupements d’employés et un organisme « sportif ».

La banque MBNA possède aussi plusieurs cartes offrant des remises à des organismes. On y retrouve une dizaine d’universités canadiennes dont deux québécoises, l’Université Laval et l’Université du Québec à Trois-Rivières (leur association respective de diplômés, en fait). Elle compte également des cartes associées à quelques organismes dans le domaine de la faune dont Canards Illimités, ainsi qu’une carte dont les points accumulés seront transformés en achat de crédits de compensation des émissions de carbone sur la bourse Chicago Climate Exchange. Je me questionne encore par rapport aux retombées potentielles de cette carte, mais l’initiative est à tout le moins originale.

De son côté, la Banque nationale offre une carte qui permet d’appuyer la Fondation du cancer du sein du Québec. La Banque Royale permet pour sa part de remettre les points récompenses accumulés avec ses cartes à deux organismes, soit Vol d’espoir et À nous le podium. Dans ce cas, les organismes en question vous émettront un reçu d’impôt. Les autres institutions financières consultées ne semblent pas avoir de carte offrant spécifiquement des remises à un organisme, mais pour les cartes qui amassent des milles Aéroplan ou Airmiles, il est toujours possible d’en faire don à des organismes de charité ici et ici.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr DeclanTM

Après les fonds éthiques, les indices éthiques!

janvier 21st, 2009 Ebenezer Comments off
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La veille de Noël, Picsou nous introduisait au concept des fonds éthiques: des fonds qui n’investissent que dans des compagnies qui respectent les principes du développement durable (respect de l’environnement, respect des travailleurs, etc.).

J’avais ajouté certains éléments en commentaire et j’ai constaté que j’en avais tellement à dire que ça méritait un autre article.

En fait, en fouillant un peu, j’ai réalisé qu’il existait aussi des indices éthiques: aux États-Unis, il s’agit du DSJI et au Canada, c’est le Jantzi Social Index. Pourquoi est-ce important de parler des indices? Parce que, comme je l’ai déjà mentionné, je suis un grand fervent des fonds négociés en bourse. D’après TreeHugger (ils fournissent leurs sources), le DSJI a mieux performé que le S&P 500 en 2007 et 2008.

Par contre, dans un article de septembre 2007, La Presse nous fait remarquer que si on investit dans un fonds négocié en bourse basé sur un index éthique, on réalise des économies sur les frais de gestion, mais on dit adieu à l’un des outils des fonds éthiques: la pression sur le conseil d’administration.

Prenons le groupe de fonds Meritas. En tant qu’actionnaires d’une compagnie, ses représentants vont présenter des propositions, soit directement au conseil d’administration ou en assemblée générale, afin de forcer cette compagnie à prendre des mesures qui respectent les valeurs du fonds. Les frais d’administration seront environ 1,5% plus élevés que dans le cas d’un fonds négocié en bourse.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr mikewade
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