La baisse des taux d’intérêt
La baisse du taux d’intérêt annoncée par la Banque fédérale américaine aujourd’hui me permet d’aborder l’utilisation du taux d’intérêt de la banque centrale comme moyen de contrôler les effets de la récession.
En effet, je me questionne sur les effets d’abaisser le taux d’intérêt à des niveaux inférieurs à 2%. J’ai l’impression que le seul effet réel sera une augmentation du taux d’endettement (en deçà de ce taux, ça ne vaut plus la peine d’économiser… autant dépenser) et une hausse artificielle de la demande pour les biens qu’on achète à crédit (les autos et les maisons).
Le réputé Stephen Jarislowsky a également émis des réserves face à cette technique la semaine dernière. Mais pour des raisons différentes: il croit que dans le contexte actuel, les entreprises et les ménages vont privilégier le remboursement de leurs dettes et minimiser leurs dépenses afin de prévenir des désagréments, tel que nous l’avions recommandé le 8 décembre dernier.
Jarislowsky croit fermement que la reprise économique passera par les dépenses gouvernementales. Dans un point de vue assez original (il m’a tellement étonné que je n’exclus pas la possibilité d’avoir mal compris… si vous avez compris autre chose, corrigez-moi dans les commentaires!), il laisse entendre qu’il est peu pertinent de réduire la dette, qu’il faut plutôt augmenter le PIB du pays.
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