Énoncé politi… euh, économique!
Jeudi dernier, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty a fait son énoncé économique bi-annuel.
En gros: la tempête économique s’en vient, on va diminuer les dépenses tout de suite et, quand on connaîtra l’ampleur de la crise, on présentera un plan de relance dans le budget de février prochain.
Malgré le titre de la chronique, nous ne commenterons pas l’aspect politique des annonces faites, ce n’est pas notre zone d’intérêt!
Bref, nous en avons déjà discuté dans le contexte provincial, le gouvernement fédéral dispose de deux outils principaux pour faire face à la crise: la politique budgétaire (augmenter ou diminuer soit les impôts, soit les dépenses) et la politique monétaire (augmenter ou diminuer le taux d’inflation). Or, la stratégie du gouvernement fédéral risque d’amplifier la crise plutôt que de l’adoucir. C’est d’ailleurs l’avis du journaliste Gérald Fillion dans son carnet économique.
Ceci dit, un journaliste de Radio-Canada, c’est très bien… mais le communiqué du Fonds Monétaire International (un organisme de l’ONU) à la suite de la réunion du G20, c’est encore mieux. En voici quelques extraits qui vont exactement dans le même sens. À noter que le Canada a participé à cette réunion.
«Nous estimons que les pays — avancés ou émergents — dont les dispositifs de politique budgétaire sont les plus solides, qui sont mieux à même de financer une expansion budgétaire et dont la dette est manifestement la plus viable doivent ouvrir la voie».
Politique budgétaire solide. Dette viable. C’est bien le Canada. Le FMI nous demande de montrer l’exemple… comment?
«la relance mondiale doit être de grande ampleur, de l’ordre de 2 % du PIB mondial»
Par contre, je viens de trouver un article dans Les Affaires qui indique que ce ne sont pas tous les économistes qui décrient le plan du ministre Flaherty.

