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Archive for novembre, 2008

Énoncé politi… euh, économique!

novembre 29th, 2008 Ebenezer Comments off

Jeudi dernier, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty a fait son énoncé économique bi-annuel.

En gros: la tempête économique s’en vient, on va diminuer les dépenses tout de suite et, quand on connaîtra l’ampleur de la crise, on présentera un plan de relance dans le budget de février prochain.

Malgré le titre de la chronique, nous ne commenterons pas l’aspect politique des annonces faites, ce n’est pas notre zone d’intérêt!

Bref, nous en avons déjà discuté dans le contexte provincial, le gouvernement fédéral dispose de deux outils principaux pour faire face à la crise: la politique budgétaire (augmenter ou diminuer soit les impôts, soit les dépenses) et la politique monétaire (augmenter ou diminuer le taux d’inflation). Or, la stratégie du gouvernement fédéral risque d’amplifier la crise plutôt que de l’adoucir. C’est d’ailleurs l’avis du journaliste Gérald Fillion dans son carnet économique.

Ceci dit, un journaliste de Radio-Canada, c’est très bien… mais le communiqué du Fonds Monétaire International (un organisme de l’ONU) à la suite de la réunion du G20, c’est encore mieux. En voici quelques extraits qui vont exactement dans le même sens. À noter que le Canada a participé à cette réunion.

«Nous estimons que les pays — avancés ou émergents — dont les dispositifs de politique budgétaire sont les plus solides, qui sont mieux à même de financer une expansion budgétaire et dont la dette est manifestement la plus viable doivent ouvrir la voie».

Politique budgétaire solide. Dette viable. C’est bien le Canada. Le FMI nous demande de montrer l’exemple… comment?

«la relance mondiale doit être de grande ampleur, de l’ordre de 2 % du PIB mondial»

Par contre, je viens de trouver un article dans Les Affaires qui indique que ce ne sont pas tous les économistes qui décrient le plan du ministre Flaherty.

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La crise vient de loin

novembre 28th, 2008 Ebenezer Comments off

Depuis quelques mois, on ne parle que de la crise financière quand on parle d’économie. Et c’est un fait que chaque jour qui passe rapproche notre nom de domaine de la réalité. Hélas.

Cela dit, la plupart des reportages qui nous sont offerts laissent transparaître un étonnement face à l’apparition de cette crise. Or, elle ne vient pas de se matérialiser de nulle part, elle trouve ses racines dans le ralentissement économique de 2001-2002 (en fait, aux États-Unis, ce fut une récession).

Retour en 2001: avant l’attentat du 11 septembre, la bulle des TI avait explosé. Ces deux événements auraient dû entraîner l’économie américaine, et celle d’une bonne partie du monde, dans une grave récession. 

Les effets de la récession de 2001 ont été amenuisés par l’augmentation de la valeur des maisons aux États-Unis. Les gens réhypothéquaient leur maison pour acheter une auto, rénover leur maison, etc. Donc l’augmentation de la valeur des maisons causait une augmentation de l’activité économique, qui cause une augmentation de la valeur des maisons. Résultat: cercle vicieux qui cause une bulle immobilière, immédiatement après la bulle des TI.

Warren Buffet avait prédit ceci dès mai 2005… alors que le nouveau président de la banque centrale américaine prétendait le contraire. Nous savons maintenant qui avait raison à l’époque.

J’ai cherché, sans succès, des indices sur les mesures prises par le gouvernement américain dans la période 2001-2002 qui auraient favorisé une bulle immobilière. Quelqu’un a une meilleure mémoire que moi?

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Technique? La récession va au cégep?

novembre 26th, 2008 Ebenezer Comments off

Cette semaine, le ministre des Finances fédéral a avoué que le Canada sera probablement en récession technique en 2009.

La question sur toutes les lèvres est donc devenue: c’est quoi la différence entre une récession technique et une récession «normale»?

Pas grand chose.

Les économistes définissent une récession comme étant deux trimestres de suite où le PIB d’un pays diminue.

Il ne faut pas confondre une récession avec:

  • un ralentissement: le PIB continue d’augmenter, mais beaucoup plus lentement qu’avant
  • une dépression: une récession qui dure plus longtemps que 2 trimestres. La dernière date de 1929.

Qu’est-ce qui nous attend?

Si on le savait, on s’appellerait jesuispleinauxas.com…

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La caisse de dépôt

novembre 25th, 2008 Ebenezer Comments off

La Caisse de dépôt et placement du Québec a beaucoup fait parler d’elle ces derniers temps dans l’actualité et certains d’entre vous ont pu se demander: mais qu’est-ce au juste, que la Caisse de dépôt et placement du Québec? Et pourquoi est-elle si importante?

La caisse, et je simplifie à l’extrême, est le conseiller financier du Gouvernement du Québec.

Ce qu’on oublie régulièrement, c’est que malgré la dette importante de l’État, plusieurs organismes ont en banque (pour de bonnes raisons!) des sommes colossales. Il s’agit principalement des fonds de retraite des employés du gouvernement, du Régime de rentes du Québec, de la SAAQ et de la CSST. Au 31 décembre 2007, le montant total s’élevait à 155,4 milliards de dollars.

Comme c’est, ultimement, notre argent qui est là, on souhaite que le rendement soit supérieur à un certificat de placement garanti à la caisse populaire du coin à 1,90% pour un an. ING Direct, qu’on aime beaucoup, offre 2,70%… mais je m’écarte. Les gestionnaires de la Caisse de dépôt placent donc tous ces milliards dans des actions, des obligations et tous les outils financiers qu’ils jugent pertinents pour maximiser le rendement global moyen des investissements.

Pourquoi Mario Dumont cherche-t-il à faire publier les chiffres de la Caisse pendant la campagne électorale? Notre hypothèse: la Bourse de Toronto a enregistré une chute de près de 40% depuis le 31 décembre 2007. Si la Caisse a connu un rendement équivalent, ça représente une perte de 60 milliards! Ça serait drôlement embarrassant… même si c’est le même rendement que tout le monde.

Y a-t-il un vrai scandale? On pense que non.

La Caisse de dépôt est-elle un sujet fascinant? Oui! On y reviendra…

Voir la suite de cet article ici.

Types de conseiller financier

novembre 23rd, 2008 Picsou 4 comments

Comment choisir un conseiller? C’est une question difficile, parce que les finances personnelles sont divisés en plusieurs domaines : placement, assurance, fiscalité, etc.  Trouver un conseiller qui excelle dans tous ces domaines c’est plutôt rare. Mais il y a tout de même des facteurs à regarder.

Voici une liste des types de conseiller.

Conseiller en épargne collective

Le domaine d’expertise du conseiller en épargne collective est les fonds de placement aussi appelés fonds mutuels. Ce conseiller est apte à conseiller pour l’achat de REER.

Conseiller en sécurité financière

Le conseiller en sécurité financière conseille principalement en assurances vie, maladie grave et invalidité, mais il peut aussi vendre des produits de placement véhiculés par les compagnies d’assurance qu’on appelle fonds distinct. Vous trouvez ce conseiller rattaché à des compagnies d’assurance. Ils sont dans une grande proportion payés à commission. Pour diversifier leur offre, ces conseillers peuvent acquérir les certificats en épargne collective, mais peu le font.

Courtier en valeurs mobilières

Le courtier en valeurs mobilières est une coche plus haut que le conseiller en épargne collective, car il peut conseiller et transiger des valeurs mobilières (actions, obligation et produit dérivé). Ce dernier est rattaché à des compagnies de courtage.

Planificateur financier

Le planificateur financier est le seul à détenir un diplôme universitaire en finance personnelle (soit un BAC ou un Certificat, dépendant de l’année d’obtention). Malgré cette formation, un finissant ne peut vendre de produits financier (sauf peut-être du crédit), il doit passer les examens relatifs aux produits.

Donc, qui choisir? Sans hésiter le planificateur financier, parce qu’il est hautement formé contrairement aux autres.  Vous pouvez en trouver dans vos institutions bancaires ou encore à leur compte (souvent rattaché à des compagnies).  Personnellement les planificateurs financier à leur compte sont plus polyvalents, car ils peuvent vous offrir des produits de plusieurs compagnies différentes et peuvent conseiller dans tout les domaines, contrairement à ceux des institutions bancaires qui sont limités à leurs produits et qui vous réfère à une autre personne pour d’autres produits (exemple assurance vie) .

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L’inflation baisse en octobre

novembre 22nd, 2008 Ebenezer 1 comment

Statistiques Canada a annoncé hier que le taux d’inflation avait baissé en octobre à 2,6% sur une base annuelle.

«Ebenezer, je lis les mots, mais l’impact réel m’échappe…»

D’abord, j’ai commis une faute intentionnelle en utilisant le terme inflation. Le terme utilisé par Statistiques Canada est plutôt Indice des prix à la consommation (IPC).

Statistiques Canada a déterminé un ensemble de produits qui constituent un «panier d’achats» standard pour un Canadien (produits alimentaires, logement, essence, vêtements, etc). À chaque mois, ils vérifient le prix de ces articles dans plusieurs villes canadiennes et calculent l’écart de prix avec le même mois de l’année précédente. Ensuite, avec de savantes pondérations, on calcule une variation globale par ville, par province et pour le pays au complet.

Le résultat est l’augmentation moyenne du prix de ce que nous achetons à tous les jours. Comme l’IPC a augmenté de 2,6% d’octobre 2007 à octobre 2008, ça veut dire qu’en moyenne, ce qui coûtait 100$ en 2007 coûte maintenant 102,60$.

Pourquoi est-ce que l’IPC est si important? Parce que c’est un très bon indicateur du niveau d’activité économique. Un taux d’inflation élevé indique généralement un contexte économique favorable tandis qu’un taux d’inflation plus bas est un indicateur d’un ralentissement économique. Par contre, la Banque du Canada tente de maintenir le taux d’inflation entre 1 et 3% en tout temps, afin d’éviter une récession ou bien une surchauffe de l’économie. L’image à droite est d’ailleurs extraite de la page d’accueil de la Banque centrale.

Plus d’information sur le calcul de l’IPC est disponible dans ce document PDF.

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Fonds négociés en bourse

novembre 18th, 2008 Ebenezer Comments off

 

iShares

iShares

J’ai parlé un peu plus tôt ce mois-ci des fonds indiciels et tout le bien que j’en pensais. À la suite de cet article, un lecteur (bonjour Benjamin!) m’a fait remarquer qu’il existe aussi des fonds négociés en bourse (FNB). En fait, j’ai découvert que ce que je croyais être des fonds indiciels dans mon portefeuille personnel étaient en fait des FNB.

Quelle est donc cette différence, me demandez-vous donc?

En gros, lorsque vous achetez un fonds indiciel, vous faites l’acquisition d’un fonds commun de placement mais, tel que mentionné précédemment, ce ne sont pas des humains hautement qualifiés en finance qui décident comment placer votre argent mais tout simplement des ordinateurs qui tentent de reproduire la composition d’un indice donné.

Dans le cas d’un FNB, vous achetez des actions d’une pseudo-compagnie qui possède un bloc d’action équivalent à l’indice qu’on tente de reproduire. D’un point de vue technique, ça présente plusieurs différentes (sur les transactions, la façon d’émettre de nouvelles parts, etc.) mais, dans la réalité, ni Wikipedia, ni le centre d’éducation de iShares ne m’ont éclairé sur la différence réelle entre un fonds indiciel et un FNB. Les deux sources d’information se concentrent plutôt sur les différences entre un FNB et un fonds commun de placement traditionnel.

Ce qui m’amène à la question suivante: y a-t-il des fonds indiciels au Canada? Existe-t-il d’autres joueurs que iShares dans le monde du FNB au Canada?

Le public m’a permis d’en apprendre plus une première fois, je vous redonne donc la parole pour explorer les réponses possibles à ces questions.

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Faites un budget!

novembre 16th, 2008 Roger Tremblay Comments off

Faites vous votre budget? Si vous tenez à atteindre une certaine santé financière, vous devriez. Catégoriser vos dépenses dans un logiciel de finances personnelles comme Quicken permet de savoir précisément comment vous dépensez vos revenus. Après quelques mois de collecte de données, vous aurez peut-être quelques surprises…

C’est d’ailleurs grâce à Quicken que j’ai compris que je devais changer de stratégie pour mon épicerie. Les coûts me semblaient trop élevés pour ma famille. La cause me semble facile à pointer : nous étions du genre à aller à l’épicerie 5 fois par semaine plutôt que d’y aller une fois pour faire une grosse épicerie. Les chances de faire des achats superflus étaient d’autant plus multipliées. Depuis 1 mois, à chaque dimanche, nous dressons la liste des soupers que nous allons manger pour chacun des jours de la prochaine semaine. Nous feuilletons la circulaire de l’épicerie pour voir les spéciaux et ceux-ci influencent nos choix de menus.

Dans une prochaine entrée, je vais vous exposer les résultats de l’expérience. Si vous êtes du genre à ne pas contrôler les dépenses d’épicerie, je vous convaincrai peut-être…

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Endettez vous

novembre 15th, 2008 Picsou 2 comments

Les dettes d’étude… On a tu hâte de les voir partir. Bien, je vous conseille le contraire, gardez les le plus longtemps possible. Pourquoi? Bien, les intérêts sont déductibles d’impôt, donc il est fortement conseiller de rembourser toute autre dette avant celle-ci.

Si vous êtes toujours aux études, chaque année prenez le plus de prêt et bourse possible. Puisque les intérêts sont payés lors des études vous pourrez placer vos surplus et ainsi faire des rendements sur le dos de nos garnements (petit lapsus que j’aime à utiliser). Par contre, n’investissez pas dans des REER, votre retour d’impôt serait nul puisque vous auriez un trop faible revenu.

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Qui sommes-nous?

novembre 15th, 2008 Ebenezer Comments off

Buzzzzz…. euh, les bloggeurs?

Sans blagues. À la demande générale, nous avons maintenant créé une section À propos qui est accessible à la droite du blogue. Vous saurez donc maintenant qui nous sommes, et pourquoi diable nous écrivons et, finalement et surtout: sommes-nous vraiment pauvres?

Nous avons hésité un moment parce que, très objectivement, notre crédibilité collective dans le monde des finances personnelles est limitée au fait qu’aucun de nous n’a subi de faillite personnelle. On essaie quand même de vous informer au mieux de nos connaissances sur l’actualités financière de façon accessible tout en vous donnant des trucs pour maximiser vos (et nos!) ressources financières limitées.

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