À la main et local

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Une connaissance déplorait récemment le manque de qualité et la faible durabilité de plusieurs accessoires pour bébés. Hors du Made in China, point de salut ? Pas nécessairement.

On ne retrouve pas leurs produits dans les grandes surfaces, on n’entend pas leur nom dans des publicités, mais on peut quand même trouver, en se donnant la peine de chercher un peu, toutes sortes de produits pour bébés fabriqués au Québec. Couvertures, serviettes, bavettes, lingettes, porte-bébés, couches lavables, tuques, attache-suces, barettes, sacs, jouets, peluches, et j’en oublie sûrement.

Tous ces objets sont souvent produits à petite échelle, voire de façon artisanale (un à la fois), par des mères qui s’en servent pour avoir un horaire plus flexible, un revenu d’appoint, ou qui se découvrent progressivement une fibre entrepreunariale. Une bonne raison pour faire cet effort supplémentaire pour préférer leurs produits, dont les prix sont souvent similaires pour de meilleurs matériaux, un plus grand soin dans la conception, et leur caractère original.

La difficulté peut être de les trouver, étant donné leurs moyens limités pour réaliser de la promotion autrement qu’en comptant sur le bouche à oreille. Certaines font partie d’un réseau, comme celui des Mamantrepreneures (qui regroupent des mamans entrepreneures dans une diversité de domaines et non uniquement de celles qui confectionnent des produits pour bébés). D’autres se font connaître sur Internet par des forums de discussions destinés aux mamans. Finalement, les produits de celles qui peuvent assurer une fabrication soutenue peuvent trouver leur place dans certaines boutiques d’accessoires pour bébés.

À l’exception de ce qu’on peut se procurer dans des boutiques, il faut compter un certain délai pour obtenir une commande. Pas idéal par exemple pour faire un cadeau ? Il faut simplement planifier un peu et, en général, le résultat compense largement cet effort.

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Le problème de la dette des pays

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Plus tôt cet été, les problèmes financiers de la Grèce ont été abondamment discutés dans les médias. La grande question étant: est-ce que la Grèce aura la capacité de rembourser sa dette, ou bien devra-t-elle faire l’équivalent de déclarer faillite?

Un pays, ça peut faire faillite?

Évidemment, il n’y a pas de loi internationale des faillites qui protège les états souverains contre leurs créanciers. Par contre, il est déjà arrivé à plusieurs reprises que des pays décident unilatéralement de ne pas rembourser leur dette, généralement en partie.

Au Canada, ça serait un peu comme si vous aviez acquis 1000$ d’obligations d’épargne du Canada et qu’un bon matin, le gouvernement vous annonce qu’au lieu de vous rembourser 1000$, il vous redonnera 600$, plutôt.

Ne pas payer ses dettes, ça arrive souvent?

Pas trop souvent, mais plus qu’on ne peut l’imaginer. Depuis 1974, c’est arrivé 122 fois qu’un pays n’a pas rempli toutes ses obligations sur des dettes qu’il avait contractées. La plupart du temps, il s’agit de pays en développement, et certains pays sont revenus sur la liste plus d’une fois.

Tout ça est évidemment fascinant et, si vous êtes de mon avis, je vous pointe vers une série d’articles de l’excellent blogue (en anglais) CalculatedRisk sur le sujet. Vous y trouverez tous les détails: quels sont les pays les plus endettés (le Japon est 1er, le Canada est 8e), quels sont les pays qui n’ont pas remboursé leurs dettes dans le passé, quel est le lien entre la santé des banque et les finances nationales, etc.

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La tendance se maintient: le site Wesabe ferme ses portes

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J’ai peu parlé du site Wesabe ici, puisqu’il était surtout disponible aux États-Unis. Il s’agissait d’un site web qui permettait de suivre ses finances personnelles. Un équivalent à Quicken, en somme, mais en ligne et gratuit. Le plus connu des joueurs du secteur est Mint, qui a été acheté par Intuit (Quicken) l’année dernière.

Tout indique que je ne parlerai pas beaucoup plus de Wesabe, puisque ce site a maintenant fermé ses portes. Si on met bout à bout la mort de Microsoft Money, l’achat de Mint par Intuit et les efforts des banques pour nous offrir des rapports sur nos dépenses (Banque Royale, CIBC), on arrive facilement à la conclusion que le marché des solutions de finances personnelles n’est pas promis à un grand avenir.

Une bonne nouvelle?

Le fait que ces services soient de plus en plus offerts par les institutions financières gratuitement est positif, parce que les outils seront ainsi plus accessibles et plus simples d’utilisation (plus besoin de retranscrire nos dépenses dans Quicken, par exemple). Là où je m’inquiète, c’est que ça rendra plus complexe encore pour le consommateur de faire appel à plus d’une institution financière à la fois: il sera impossible d’avoir une vue d’ensemble de ses finances.

Êtes-vous prêts à vous connecter sur AccèsD et y voir un avertissement: «Vous dépensez trop au restaurant»?

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Un bon tuyau

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Comment arrosez-vous vos végétaux extérieurs ? Source importante de consommation d’eau potable durant l’été, cet arrosage peut s’avérer un réel gaspillage ou être réalisé de façon efficace. Voici quelques éléments à prendre en considération.

Tous les systèmes qui projettent de l’eau en l’air causent beaucoup de gaspillage d’eau et une perte de temps. Je pense ici à tout ce qui est rotatif, oscillant ou pulvérisant. D’une part parce que les gens prennent rarement le temps de les ajuster de façon à éviter que la moitié de l’eau se retrouve dans la rue ou dans l’entrée. Et aussi parce qu’une bonne part de l’eau ainsi projetée en l’air s’évapore avant de retomber au sol, surtout lorsqu’ils sont mis en marche au milieu de la journée. Ces systèmes nécessitent également d’être déplacés à intervalles réguliers pour couvrir toutes les surfaces, ce qui est fastidieux. Enfin, en plus d’être source de gaspillage, le fait de projeter de l’eau sur les feuilles n’est pas recommandable. Des taches brunes pourront apparaître lorsque l’arrosage est fait en plein soleil – ce sont des brûlures.

Les systèmes automatisés d’arrosage constitués de tuyaux enfouis et de tiges d’arrosage dissimulées ne trouvent pas tellement grâce à mes yeux. Relativement compliqué à installer et nécessitant de l’entretien, ce système semble déculpabiliser ses utilisateurs d’arroser toutes les nuits, ce qui est une source de gaspillage évidente. Pire, ces systèmes sont généralement installés pour arroser des pelouses… Absolument non pertinent.

Je range également en marge de la catégorie inefficace les tuyaux plats munis de gros trous placés à intervalles réguliers. Bien que la projection et l’évaporation d’eau soient plus limitéees si le tuyau est soigneusement installé, et que la manipulation soit réduite puisqu’on peut les laisser en place sous une haie par exemple, le débit à la sortie des trous est trop élevé. Ceci peut favoriser le ruissellement de l’eau en surface plutôt que son infiltration dans le sol, et empêche d’en brancher plusieurs de suite puisque la pression baisse trop rapidement.

L’arrosage manuel peut être efficace ou non, selon la période de la journée à laquelle on l’utilise, le débit de l’eau et la source utilisée. L’arrosage manuel avec une lance branchée à un tuyau nécessite vraiment, pour être utile aux plantes, qu’il soit réalisé à cadence modérée – un arrosage superficiel implique que l’opération sera à recommencer dans un court délai. Pour les plantes extérieures en pot, l’arrosage manuel reste néanmoins la seule solution. Vaut mieux dans ce cas arroser directement la surface du sol en cessant lorsque l’eau s’écoule par le fond. C’est aussi probablement l’un des usages à privilégier pour l’eau de gouttière recueillie dans un baril.

Ma faveur va aux tuyaux de caoutchouc poreux, ou suintants. Je les ai vus décrits pour la première fois par le Jardinier paresseux, et l’usage m’a convaincu du bien-fondé de sa recommandation à leur endroit. Comme les tuyaux percés que j’évoquais ci-dessus, ils peuvent être installés sous une haie, mais peuvent aussi très aisément serpenter dans une plate-bande ou longer un potager. Leur caractère poreux permet évidemment un arrosage réparti sur toute leur longueur, et le faible débit permet le branchement de quelques uns en série sans problème, tout en favorisant l’infiltration. Et on peut les recouvrir de terre ou, encore mieux, de paillis. Un branchement permanent (durant la saison estivale) avec un baril d’eau de pluie s’avère également intéressante lorsque celui-ci est surélevé pour créer une pression minimale.

On peut viser à réduire autant que possible les besoins d’arrosage de ses plantes extérieures en les choisissant, on peut les border de paillis, mais lorsque les températures élevées et l’absence de pluie persistent, les végétaux finissent souvent par avoir la mine basse. Et à ce moment, suffit de retrouver l’extrémité du tuyau poreux pour apporter le complément d’eau nécessaire pour assurer leur survie jusqu’à la prochaine pluie.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Robert S. Donovan

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La loi 60 et les cartes prépayées

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Depuis la présentation du projet de loi 60, puis son adoption par l’Assemblée nationale, j’avais hâte de savoir comment seraient traitées les cartes prépayées pour les téléphones cellulaires dans cette «rénovation» de la Loi sur la protection du consommateur.

En effet, le projet de loi prévoyait l’abolition des dates d’expiration sur les cartes prépayées, entre autres. (Pour les autres changements, je vous réfère à l’article original.)

Exception pour la téléphonie mobile

En décembre dernier, j’avais contacté un porte-parole de l’Office de protection du consommateur, et on m’avait répondu qu’à moins d’une exception, il n’y aurait plus de date d’expiration. J’ai recontacté le même porte-parole récemment et, dans sa réponse, il m’a pointé cette page de leur site.

Comme nous l’avait déjà indiqué le fidèle lecteur Nicolas en commentaire de l’article original, l’Office y indique clairement que les services de téléphonie mobile sont dans une catégorie à part et qu’une exception existe bel et bien. Donc pas de changement majeur de ce côté. Je suis un peu déçu, mais pas forcément surpris.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr Andy Butkaj
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«Je fais mon épicerie chez Walmart et Costco parce que j’ai le préjugé que c’est moins cher»

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Une connaissance me décrivait en ces termes sa stratégie d’épicerie. Et en observant de loin les immenses stationnements remplis, on peut raisonnablement penser que beaucoup de gens suivent la même ligne de pensée (évidemment pas uniquement pour l’épicerie).

Je fréquente pour ma part le moins possible les deux dites chaînes. À côté de tous les gens amateurs de chutes de prix et fiers adeptes d’économies de gros, je considère néanmoins que pour l’épicerie et même le reste, je ne suis pas si perdante. Alors, à tout le moins pour le bénéfice de mon collègue qui voulait connaître le fond de ma pensée sur le sujet:

Dans le cas de Walmart, le problème est fondamental: je calcule que les rabais escomptés sont généralement loin d’égaler l’importance du désagrément vécu, particulièrement pour des produits d’épicerie. Ces désagréments ne sont évidemment pas propres à cette chaîne uniquement, mais ils m’y apparaissent exacerbés. Les paniers et allées semblent spécialement conçus pour provoquer des embouteillages (est-il prévu que cela fasse consommer davantage ?). La répartition parfois erratique des produits nécessite soit une fouille attentive de nombreuses allées ou la consultation du personnel de plancher (encore faut-il en trouver). Les files omniprésentes aux caisses et le temps phénoménal qu’un seul consommateur peut y prendre pour régler ses achats rendent toujours la finale pénible. Sans compter l’immense stationnement et l’abondance de consommateurs pour qui des interdictions de stationner et autres règles de circulation ne semblent pas exister (avez-vous déjà tenté de vous y rendre autrement qu’en voiture ? Mauvaise idée).

Costco offre également certains désagréments de même nature mais, outre le contrôle excessif, je trouve qu’ils y prennent une ampleur moindre. Mon manque d’intérêt provient plutôt des principes mêmes qui sous-tendent ce commerce: le faible nombre de produits et l’achat en grandes quantités.

  • Faible choix: le fait de ne pas offrir cinq marques différentes d’un même produit mais une seule permet certainement d’augmenter les quantités commandées par la compagnie et d’obtenir de meilleurs prix du fournisseur. Le consommateur y trouve-t-il son compte ? Il peut accepter de laisser la chaîne décider pour lui, tenir pour acquis que la marque et le format de ce qui lui est offert est ce qui lui convient le mieux sans comparer, accepter d’être jusqu’à un certain point à la merci de la compagnie. Ça m’agace beaucoup. Ce faible nombre de produits implique aussi généralement qu’un consommateur qui voudrait y réaliser son épicerie hebdomadaire et non simplement aller s’y procurer périodiquement quelques produits bien ciblés doit nécessairement aller compléter ailleurs, nécessitant du temps et des déplacements en voiture qui représentent aussi des coûts.
  • Quantités: je ne réfute pas l’idée d’acheter en plus grande quantité en stockant en vue d’une utilisation future, mais je trouve que ce n’est pas systématiquement pertinent. Pour les produits non périssables, outre l’espace de rangement à y consacrer, cette façon de faire peut être empreinte de certains risques: de réaliser un mauvais choix et de le subir longtemps, de se lasser d’un achat avant d’avoir tout utilisé, ou de voir les produits stockés subir néanmoins une certaine dégradation dans le temps. Ce sont aussi des sommes d’argent qui dorment sous forme d’achats en attente d’utilisation. Du côté des produits périssables, le risque est notamment la tendance au gaspillage (n’en avoir besoin que d’une quantité X et d’en acheter un paquet de 2X en se disant que même s’il on en perd, cela reste néanmoins économique étant donné son bas prix).

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr theogeo

Investir dans les fruits et légumes

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Consommez-vous parfois ou fréquemment des fruits et légumes biologiques ? Outre la disponibilité, quels sont les autres critères qui entrent en ligne de compte dans votre choix d’acheter biologique dans un cas et pas dans l’autre? L’apparence ? La différence de prix ? L’organisme Environmental Working Group vous propose de prioriser certains fruits et légumes en fonction de leur niveau de contamination par les pesticides.

L’organisme prépare et met à jour chaque année, à partir de l’ensemble des résultats des dizaines de milliers d’analyses de pesticides réalisées par le US Department of Agriculture et la Food and Drug Administration dans les années précédentes, une compilation des fruits et légumes populaires les plus et les moins contaminés par les pesticides. Voici un extrait de ce palmarès:

Les plus contaminés

Les moins contaminés

Céleri

Oignon

Pêche

Avocat

Fraise

Maïs (congelé)

Pomme

Mangue

Bleuets

Petits pois (congelés)

Nectarine

Asperge

Poivron

Kiwi

Épinards

Chou

Cerises

Aubergine

Chou kale

Cantaloup

(tableau traduit et adapté de Environmental Working Group)

La liste est bâtie à partir d’un indice tenant à la fois compte de la fréquence de détection de pesticides, des concentrations moyennes de ces pesticides et de leur nombre total détectés sur une même espèce. Le tout figure dans un tableau détaillé. Les analyses prennent par ailleurs pour acquis que vous rincez vos aliments avant leur consommation et que vous ne consommez pas indûment de pelure puisqu’il est indiqué que les échantillons sont généralement rincés ou pelés.

Ces résultats s’appliquent-ils intégralement au Canada ? Peut-être pas, notamment pour les aliments parmi cette liste qui sont cultivés ici puisque les pesticides homologués de chaque côté de la frontière ne sont pas nécessairement similaires. Par contre, il apparaît vraisemblable que les fruits et légumes nécessitant le plus de pesticides aux États-Unis pour rencontrer les exigences des consommateurs soient aussi ceux qui, au Canada, se retrouvent dans la même situation. D’autre part, une bonne partie des fruits et légumes retrouvés dans les supermarchés, même en été, est malheureusement importée.

Bien sûr, on peut penser que d’autres dangers plus grands que les pesticides nous menacent, et que la consommation régulière de faibles concentrations de multiples pesticides sur des aliments n’est pas synonyme de risque important. On peut aussi espérer que l’Agence canadienne d’inspection des aliments fasse un travail suffisamment bon pour nous protéger – même si le Bureau du vérificateur général du Canada a souligné en 2008 plusieurs faiblesses à l’égard de son travail.

Vous voulez en savoir plus sur des façons de s’approvisionner en aliments biologiques et, en prime, locaux? J’en ai traité ici. Et tant qu’à réaliser des achats biologiques et débourser un peu plus, aussi bien qu’ils soient certifiés.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr jetsandzeppelins

La Banque Royale veut vous aider à gérer vos dépenses

rbc_royalbank_frDéjà en décembre 2008, je vous avais parlé du service IntelliCrédit de la CIBC: un rapport annuel et un site web qui vous donnent un résumé de vos dépenses par catégorie. Un peu comme avoir un Quicken bâti automatiquement. L’ennui d’IntelliCrédit, c’est que ce n’est offert que pour les transactions réalisées avec votre carte de crédit.

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À la fin de mai, la Banque Royale a lancé un service similaire. Mais cette fois, le service est relié à l’ensemble de vos comptes avec eux: compte d’opérations, cartes de crédit, etc. On vous offre donc des rapports sur l’ensemble de vos dépenses et revenus (dans la mesure où vous faites affaire exclusivement avec la Banque Royale) et les transactions sont catégorisées. Comme dans Quicken, mais automatiquement!

Gestion budgétaire

En plus, le service vous offre la possibilité d’établir des limites pour les différentes catégories de dépenses (un budget, quoi) avec un système d’alerte si vous dépassez la limite que vous vous êtes donnée. Cette fois-ci, c’est encore mieux que Quicken, qui n’offre pas vraiment de telles fonctionnalités.

Est-ce que ça veut dire que je vais cesser d’utiliser mon ami Quicken et transférer mes finances à la Banque Royale? Non, pas encore. Premièrement, je suis inconfortable avec l’idée d’être dépendant de mon institution financière pour obtenir des rapports sur mes finances. Deuxièmement, tout indique que la compétition fera son oeuvre et que mon institution financière suivra le bal initié par la CIBC et offrira le même genre de produit avant longtemps.

L’avenir ne semble pas rose pour les éditeurs de logiciels de finances personnelles…

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Perméable et satisfaite de l’être

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L’asphalte et les pavés standard utilisés pour les stationnements ont en commun d’éviter le plus possible l’infiltration de la pluie et de la diriger vers la rue, avec plusieurs conséquences financières et environnementales. Pour éviter d’y ajouter ma contribution, c’est donc pour des pavés perméables que j’ai opté au moment de faire refaire l’entrée de la maison.

Constatant rapidement l’efficacité du produit pour infiltrer la pluie plutôt que la faire ruisseler vers la rue, je soulevais tout de même certaines préoccupations liées d’une part aux conditions hivernales, et d’autre part face à l’accumulation possible de matière dans les interstices.

Le pavé a passé l’hiver sans coup férir. L’eau infiltrée doit s’être évacuée comme prévu car rien n’a bougé — la possibilité de mouvement constituait une crainte évoquée par l’entrepreneur. Cette éventualité aurait pu se produire si jamais une grande quantité d’eau s’était accumulée avant la saison hivernale. De là l’importance, de s’assurer que le fond du trou se trouve plus bas que la chaîne de rue et de lui donner une légère pente.

Le pavé n’a pas non plus posé de difficulté pour le déneigement. Nous n’avons pas fait affaire avec un entrepreneur en déneigement mais je considère que le pavé perméable devrait se comporter de la même façon qu’un pavé standard à cet égard. Sa surface étant légèrement plus  irrégulière qu’une asphalte ou un pavé standard, il vaudrait tout de même probablement mieux ne pas forcer à outrance le grattage. La pierre placée dans les interstices n’a pas non plus profité de l’hiver pour s’éclipser — aucun ajout ne s’est avéré nécessaire jusqu’à maintenant.

Un peu de matière organique s’est retrouvée entre les pavés depuis l’été dernier, rien toutefois qui semble compromettre l’infiltration d’eau. À défaut d’utiliser un jet d’eau pour déloger ladite matière (même si cette eau s’y infiltrerait, vous comprendrez sûrement pourquoi), ou une balayeuse à feuilles (adieu les petites pierres si l’aspiration est efficace), un balai fait très bien l’affaire.

Certaines municipalités qui offrent une aide financière à l’achat de toilettes à faible débit ou de barils d’eau de pluie par leurs citoyens pourraient avoir envie d’inciter également l’utilisation de pavés perméables ou d’y faire appel elles-mêmes dans leurs projets, qui sait.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr D’Arcy Norman

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Stratégies d’épicerie

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Une récente discussion sur les façons d’économiser sur le coût de l’épicerie m’a amenée à constater l’existence d’une variété de stratégies. J’en recense quelques unes, mais vous pouvez faire part de la vôtre !

Stratégies de circulaires

Dans bien des cas, l’objet central des moyens identifiés pour économiser est le publi-sac (en version électronique, préférablement).

  • Visite unique: la stratégie consiste à planifier ses menus de la semaine à partir des rabais identifiés dans la circulaire de la semaine de son supermarché favori. Une façon de faire qui a l’avantage d’être simple mais qui, faute de comparaison plus élargie, peut amener à acheter en fonction de rabais qui n’en sont pas réellement (tout ce qui se trouve dans la circulaire ne fait pas nécessairement l’objet d’un rabais significatif).
  • La tournée: l’idée est d’identifier tous les rabais qui valent la peine dans les circulaires des différents supermarchés situés dans un rayon raisonnable et les visiter tous (dans la version la plus extrême, même les magasins à rayons comme les Zellers et Tigre géant sont inclus). Permet davantage de discriminer les véritables rabais, mais nécessite plus de temps de préparation et de réalisation, et davantage de déplacements. Implique aussi de disposer d’espace de stockage puisque le concept central est de profiter au maximum des rabais importants qui ne reviennent pas chaque semaine.
  • Le choix de la semaine: en fonction de ses besoins et des rabais annoncés aux différents endroits, sélectionner un seul supermarché à visiter chaque semaine parmi ceux situés à proximité. Offre l’avantage de minimiser les déplacements mais amène le risque de gruger les économies sur les quelques aliments à rabais préidentifiés par des achats d’autres articles plus chers qui sont, eux, à prix régulier. Peut permettre de développer des préférences pour des produits offerts à un seul endroit et en faire provision épisodiquement. Les produits étant par ailleurs disposés différemment dans chaque épicerie, peut être mêlant.

En général, ces stratégies misent sur le stockage, et requièrent donc une certaine élasticité du budget pour les achats de masse lorsque les offres sont alléchantes. Dans le cas des aliments à conserver au congélateur, il faut aussi disposer de suffisamment d’espace et bien gérer ses stocks de façon à éviter d’avoir à se débarrasser d’aliments défraîchis.

Autres stratégies

Certaines personnes ne sont pas adeptes de la consultation compulsive de la circulaire hebdomadaire et privilégient d’autres façons d’économiser.

  • Les marques maison: l’idée est d’acheter la marque maison pour tous les produits où le choix est offert, en rabais ou pas, au fur et à mesure que les besoins se présentent. Dans plusieurs cas les produits sont pareils ou plutôt similaires, et les différences de prix cumulées permettraient d’économiser des sommes significatives sans devoir stocker.
  • Sortir du supermarché: en achetant la viande à la boucherie et les fruits et légumes à la fruiterie, entre autres, on peut gagner en fraîcheur et qualité tout en payant moins cher. Un peu comme dans le cas de la stratégie de la tournée, par contre, on augmente les déplacements et le temps à y consacrer. À ne pas oublier (en saison estivale surtout), le fermier de famille et les marchés publics.
  • Le «fait maison»: en combinaison ou non avec la recherche de rabais en circulaires, cette stratégie préconise l’économie en préparant sa nourriture plutôt qu’en l’achetant déjà préparée. Valide pour les sauces, repas du midi, pain, biscuits, céréales… Le prix des ingrédients est souvent beaucoup moindre que celui des aliments déjà préparés, et ceux-ci peuvent être de meilleure qualité.

Image disponible sous licence CC de l’usager flickr nateOne

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